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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:42

Alexis Tsipras devient Premier ministre et défie l'Europe

Elections grecques Alexis Tsipras lors de la cérémonie d'investiture au palais présidentiel d'Athènes.

Alexis Tsipras lors de la cérémonie d'investiture au palais présidentiel d'Athènes. (Crédits : Reuters)

 


Le leader de Syriza a été officiellement nommé premier ministre au lendemain de sa victoire électorale. ce matin, il avait signé un accord avec les Grecs Indépendants. En préférant cette alliance à celle des centristes pro-européens, Alexis Tsipras lance un défi aux dirigeants de la zone euro.

 

C'est fait. Alexis Tsipras s'est rendu cet après-midi au palais présidentiel à Athènes pour être officiellement nommé par le président Karolos Papoulias. Il a prêté serment sans la bible et sans la présence de l'archevêque d'Athènes - et c'est une première en Grèce - et est ainsi devenu officiellement le nouveau chef du gouvernement du pays. Le premier d'une formation issu du mouvement communiste. Et ce n'est pas un détail. Le premier ministre sortant Antonis Samaras a refusé de le rencontrer lors de la transmission des pouvoirs.  A 40 ans, Alexis Tsipras devient aussi le plus jeune premier ministre de l'histoire grecque depuis Epaminondas Deliyoryis, nommé premier ministre en 1865 à l'âge de 36 ans.

Alliance avec les Grecs Indépendants

Il est vrai qu'Alexis Tsipras n'aura pas perdu de temps. Après une réunion d'un quart d'heure ce matin, Syriza et l'ANEL, le parti des Grecs Indépendants, ont annoncé un accord de coalition pour former un gouvernement. L'ANEL a obtenu 4,75 % et 13 élus lors du scrutin d'hier. La nouvelle coalition disposera donc d'une majorité de 11 sièges relativement confortable. Rien ne peut donc empêcher Alexis Tsipras de devenir premier ministre dans les prochains jours.

 

Défi à l'Europe

 Avec cette alliance, Alexis Tsipras envoie un message fort à l'Europe : il n'est pas prêt à faire des concessions sur le terrain de la restructuration de la dette et de l'abandon de l'austérité. En choisissant comme partenaire l'ANEL plutôt que les centristes europhiles de To Potami, Syriza engage un véritable bras de fer avec l'Europe. Et en fait l'élément pivot de sa future politique. D'emblée, le ton est donné.

 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150126trib137344b8f/alexis-tsipras-defie-l-europe-en-s-alliant-avec-les-eurosceptiques-de-droite.html

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Published by Stéphane Parédé
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