Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:21

Grèce : Syriza va gouverner avec les Grecs indépendants

 

Panos Kammenos et Alexis Tsipras
Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre grec va former un gouvernement de coalition avec l'appui des souverainistes du parti des Grecs indépendants
Avec 149 sièges obtenus sur 300, il manquait deux sièges au parti de la gauche radicale grecque Syriza pour disposer de la majorité absolue. Ce petit problème vient d'être surmonté. Le leader du parti souverainiste des Grecs Indépendants, Panos Kammenos, qui s'est entretenu dans la matinée avec Alexis Tsipras, l'a fait savoir : "Je veux annoncer qu'à partir de ce moment, la Grèce dispose d'un gouvernement", a-t-il lancé lundi à l'issue de leur entrevue en sortant, en milieu de matinée, du siège de Syriza à Athènes. "Les Grecs indépendants voteront la confiance au Premier ministre Alexis Tsipras. Il y a un accord de principe. Le Premier ministre verra dans la journée le président pour sa prestation de serment et annoncera la composition du gouvernement auquel les Grecs indépendants participeront", a-t-il ajouté.
Alexis Tsipras a également souhaité des rencontres avec To Potami ainsi qu’avec les communistes du KKE avant la constitution de son gouvernement.
 
 
 
Avec 13 élus au Parlement grec, le parti de droite des Grecs indépendants servira de partenaire de coalition à la gauche radicale Syriza. Créé en 2012 à la suite d'une scission au sein de Nouvelle démocratie, la formation de droite du Premier ministre sortant Antonis Samaras, le parti des Grecs indépendants diffère de Syriza sur nombre de sujets de société, comme l'immigration illégale, qu'il veut réprimer, ou les liens entre l'Etat et l'Eglise orthodoxe, qu'il défend. Il se retrouve en revanche sur la même ligne dans son rejet des contreparties liées aux 240 milliards d'euros des plans d'aide accordés à la Grèce par ses partenaires internationaux.
Pour Panos Kammenos, le plan de sauvetage octroyé par l'Union européenne, la BCE et le FMI a rabaissé la Grèce au rang d'une colonie. "Nous ne nous agenouillerons jamais comme des mendiants devant (Angela) Merkel, nous resterons debout", a-t-il dit vendredi dans son dernier meeting de campagne, appelant le peuple grec à se battre dans l'unité "pour rétablir la souveraineté et la dignité nationales". Le parti de Kammenos veut effacer une large partie de la dette grecque, qui représente aujourd'hui 175% du produit intérieur brut du pays, et réduire les taux supérieurs d'imposition pour attirer les investissements, créer des emplois et permettre aux petites entreprises de retrouver des sources de financement.
http://www.humanite.fr/grece-syriza-va-gouverner-avec-les-grecs-independants-563680
Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:20

Un souffle d’espoir 
pour tourner la page 
de l’austérité

Photo Orestis Panagiotou/AFP
Avec six points d’avance sur Nouvelle Démocratie, Syriza incarne l’aspiration des Grecs
 à la dignité, après cinq années de mise sous tutelle par la troïka. Syriza, obtient 149 siège et frôle la majorité absolue de 151 députés.

Mise à jour: les résultats définitifs. Syriza a largement obtient 149 élus, il manque deux sièges pour décrocher la majorité absolue au Parlement, d'après les résultats quasi définitifs publiés lundi. Au total, sept partis sont représentés à la Vouli. Syriza (gauche radicale) 36,34% 149 sièges. Nouvelle démocratie (conservateurs) 27,81% 76 sièges. Aube dorée (extrême-droite) 6,28% 17 sièges. To Potami (La Rivière, centriste) 6,05% 17 sièges. KKE (communiste) 5,47% 15 sièges. Grecs indépendants (droite) 4,75% 13 sièges. Pasok (Parti socialiste) 4,68% 13 sièges. Participation: 63,87%.

Athènes (Grèce), envoyée spéciale. Il y avait hier soir à Athènes quelque chose de léger dans l’atmosphère, qui éclairait les visages et réchauffait les cœurs. Après cinq années de calvaire social, de gâchis économique et de tutelle politique, le peuple grec a exprimé un rejet sans appel des politiques d’austérité qui ont laissé le pays exsangue. Ils ont placé leurs espoirs bien à gauche, en offrant une victoire historique à Syriza. Avec 35,38 % des suffrages, selon les premières projections officielles, sondages sortis des urnes, le parti d’Alexis Tsipras devance largement la Nouvelle Démocratie du premier ministre conservateur, Antonis Samaras (28,93 %), sévèrement sanctionné. Si les électeurs ont entendu l’appel de Tsipras à donner à la gauche anti-austérité un mandat clair, une ombre terrible plane, comme au printemps dernier, sur ces élections : c’est le score des néonazis d’Aube dorée, qui arrivent en troisième position (6,35 %), devant les libéraux de To Potami (5,69 %). Concurrencés par Syriza, les communistes du KKE, avec 5,28 %, maintiennent leur base électorale et seront représentés au Parlement. De leur côté, les sociaux-démocrates du Pasok, autour de 5 %, paient au prix fort leur participation à la coalition d’Antonis Samaras. Les Grecs indépendants (souverainistes) recueillent 4,69%. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Syriza frôlait de quelques sièges la majorité absolue de 151 députés.

Les politiques de privatisation
ont provoqué une véritable
crise humanitaire

Première impression, il y a dans ce scrutin dont les résultats résonnent sur tout le continent un irrépressible élan de dignité. Par-delà les clivages politiques et les bulletins choisis dans l’isoloir, tous les électeurs rencontrés hier nous ont fait part du sentiment d’humiliation suscité par la mise sous tutelle du pays par la troïka (Banque centrale européenne, FMI, Commission européenne). Dans le laboratoire grec, les politiques de privatisations, de démantèlement du droit du travail, de précarisation, de compression des dépenses sociales ont provoqué une véritable crise humanitaire, sans pour autant alléger le fardeau de la dette, passé 115 % du PIB en 2009 à 175 % aujourd’hui. Dans ces conditions, comment les Grecs auraient-ils pu acquiescer aux exhortations déplacées à consentir encore de nouveaux « sacrifices » ?

« Mettre fin à la trahison
de ceux qui ont vendu
la Grèce à vil prix »

En prônant la renégociation et l’effacement partiel d’une dette non viable, Alexis Tsipras est paradoxalement apparu comme le responsable politique le plus réaliste. « J’ai l’espoir que ma patrie se libère de la dictature des marchés. Les Grecs ne sont pas les profiteurs paresseux décrits pour justifier le choc d’austérité que nous avons subi. Les responsables de cette faillite sont les usuriers qui se font de l’argent sur la dette. Unies, les forces de gauche peuvent ouvrir un autre chemin, non seulement pour la Grèce, mais pour toute l’Europe », nous confiait avant de se rendre aux urnes Kostas Katramanos, un habitant de Petroupouli, ville de la banlieue rouge d’Athènes. Ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, passé par trois interminables années de chômage, il a vu ses revenus divisés par trois depuis 2011. En votant pour Syriza, cet ancien électeur du KKE dit aussi vouloir « mettre fin à la trahison de ceux qui ont vendu la Grèce à vil prix ». C’est sans doute là l’une des clés de cette victoire de la gauche anti-austérité. Elle a su promouvoir de nouveaux visages, qui tendent un cruel miroir aux vieux responsables politiques jugés corrompus, dogmatiques et serviles face aux injonctions de la troïka.

Après cette large victoire, pour Syriza et pour Alexis Tsipras, le plus difficile commence aujourd’hui. La gauche s’est engagée à former, qu’elle dispose ou non de la majorité absolue au Parlement, « un gouvernement de tous les Grecs ». Avec une extrême droite tapie en embuscade, Syriza n’a pas le droit à l’erreur. Dans les bureaux de vote d’une école d’Ambelokipi, près du stade de football qu’occupe le Panathinaïkos, les militants d’Aube dorée pariaient déjà, hier, sur l’échec. « Tsipras ne fera rien pour les pauvres, pour ceux qui ont vu leurs retraites et leurs salaires amputés. Le seul espoir pour nettoyer la Grèce des immigrés, sortir de l’euro et retrouver les fondements de notre civilisation chrétienne, c’est Aube dorée », écumait Hélène, une nostalgique de la dictature des colonels, entrée dans l’organisation néonazie il y a cinq ans alors qu’était entériné le premier plan d’austérité.

Guetté à Bruxelles et à Berlin, attendu au tournant par ses adversaires politiques autant que par une partie de l’oligarchie qui redoute ses promesses de justice sociale et fiscale, Alexis Tsipras espère pouvoir compter sur la mobilisation du peuple grec pour imposer la renégociation de la dette et rompre avec des choix néolibéraux destructeurs. C’est sans doute là que réside le plus grand défi pour Syriza, jeune parti au fragile enracinement social et militant. Par-delà les frontières du pays, c’est aussi l’avenir européen d’une gauche capable de se confronter aux forces de l’argent qui se joue sur la scène grecque. Les attentes sont immenses, la tâche est prométhéenne.

 

http://www.humanite.fr/un-souffle-despoir-pour-tourner-la-page-de-lausterite-563582

 


Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:19

Tsipras, conscience grecque et clairvoyance européenne

293137 Image 0
AP
Ses adversaires le décrivent comme un démagogue prêt à quitter la zone euro. Alexis Tsipras est en fait un pro-européen convaincu, sûr que l’Union est menacée d’éclatement si elle reste sourde au désarroi des peuples.
http://www.humanite.fr/tsipras-conscience-grecque-et-clairvoyance-europeenne-563630
Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:18

La force de Syriza : avoir investi le terrain social en profondeur

L’implantation de Syriza dans le paysage politique grec n’est pas seulement médiatique. Depuis 2012, face à la crise humanitaire qui a frappé 
le pays, la formation politique s’est implantée en créant une structure basée sur des valeurs de solidarité et d’échange.

Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:17

Pierre Laurent. Grèce : « la victoire de Syriza ouvre la voie au changement en Europe »

 

Pierre Laurent
Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.
Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d'écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté et montrer qu'il existe une autre voie en Europe que celle de la dictature des marchés et de l'austérité. Ils ont affirmé leur refus de l'extrême droite xénophobe et raciste, ils ont affirmé leur volonté d'une Grèce de justice sociale et de solidarité.
La participation de 75 % et le score de Syriza, entre 37 et 39 % à cette heure, montrent un choix clair pour le pays et pour l'Europe.
La victoire de Syriza ouvre la voie du changement en Europe. François Hollande a raté le rendez-vous de l'histoire d'une réorientation de la construction européenne en 2012 ; l'espoir désormais vient d'Athènes.
Le Parti communiste français appelle le peuple français et tous les Européens à soutenir le peuple grec et son gouvernement, et à se saisir de ce moment pour porter des solutions alternatives aux politiques nationales austéritaires et à la construction européenne actuelle.
En France, c'est possible aussi. Toutes les forces anti austérité de gauche et écologiste doivent se rassembler pour construire une alternative politique sociale et écologique dans notre pays.
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, président du Parti de la gauche européenne 
Paris, dimanche 25 janvier 2015.
http://www.humanite.fr/pierre-laurent-grece-la-victoire-de-syriza-ouvre-la-voie-au-changement-en-europe-563583
Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:16

Jean-Luc Mélenchon, la victoire de Syriza est "un moment historique"

 

Jean-Luc Mélenchon «Les exigences populaires sont la clé du scrutin»
Jean-Luc Mélenchon (PG) a salué ce dimanche sur BFM le "moment historique" pour l'Europe que constitue la victoire de Syriza en Grèce.
"C'est une page nouvelle pour l'Europe. Peut-être que nous tenons l'occasion de refonder l'Europe, qui est devenue l'Europe fédérale des libéraux", a affirmé Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV, pour qui le succès de Syriza "est une lame de fond". Selon Jean-Luc Mélenchon, "les Grecs sont peut-être en train de faire sauter ce carcan et grâce à eux, peut-être qu'on va pouvoir remettre sur la table toutes les données qui nous rendent la vie infernale en Europe. Peut-être, oui, je le dis, c'est un moment historique".
Selon lui, Alexis Tsipras et ses amis incarnent "une forme de refus absolu du compromis avec les tordus en échange de postes gouvernementaux, d'avantages". Pour lui, ce succès montre aussi qu'"on peut changer complètement la donne par la voie démocratique, par la voie pacifique, en passant par le bulletin de vote". Quand "l'histoire s'accélère, c'est un pur moment de bonheur", a-t-il affirmé, un large sourire sur son visage.
http://www.humanite.fr/jean-luc-melenchon-la-victoire-de-syriza-est-un-moment-historique-563579
Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:15

Pierre Laurent : « Ce soir, l'espoir renaît »

 

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, la victoire de Syriza « change le cours de l'Europe ».

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, était hier soir aux côtés des soutiens français de Syriza, à Paris. Pour lui, « cette victoire sans appel de Syriza change le cours de l'Europe, plus rien ne peut être comme avant. Un pays qui veut rester dans l'Europe propose une sortie solidaire de la crise, c'est une victoire contre le chantage des marchés financiers, contre les réponses racistes et xénophobes, contre ceux qui veulent exclure de l'Europe les peuples du sud, une victoire de la solidarité pour relancer l'Europe du progrès social et du développement économique. Syriza nous envoie un signal : tous ceux qui refusent les politiques d'austérité en France peuvent gagner. L'occasion d'ouvrir le débat européen a été gâchée par François Hollande en 2012, Syriza rouvre à nouveau la porte, il faut la pousser tous ensemble. Ce soir, l'espoir renaît en France ».

 

http://www.humanite.fr/pierre-laurent-ce-soir-lespoir-renait-563581

Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:14

Grèce Syriza largement en tête vers une victoire historique

 

PHOTO LOUISA GOULIAMAKI / AFP
Syriza obtient entre 35,5% et 39,5% des suffrages et entre 146 et 158 sièges au Parlement, la majorité absolue étant de 151 sièges.

Syriza arrive largement en tête des élections législatives avec entre 35,5% et 39,55% des suffrages, selon les sondages sortis des urnes. En deuxième position la Nouvelle démocratie, auquel appartient le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, est crédité de 23 à 27%. La troisième place se joue entre le parti d'extrême droite "Aube dorée" et les centristes de to potami. La majorité absolue est à sa portée, Syriza aurait entre 146 et 158 sièges au Parlement, la majorité absolue étant de 151 sièges.

Derrière, les néo-nazis d'Aube Dorée arriveraient en troisième position à 6,4 % - 8 %, à égalité avec les centristes du parti To Potami (la rivière). Viennent ensuite, le parti communiste (KKE) avec un score compris entre 4,7 % et 5,7 %, les sociaux-démocrates du Pasok auraient entre 4,2 % et 5,2 % et les Eurosceptiques de droite de l'ANEL (Grecs Indépendants) à 3,5 %-4,5 %. La parti de l'ancien premier ministre George Papandréou, Kinima, pourrait obtenir plus des 3 % nécessaires à l'entrée à la Vouli : son score est estimé entre 2,2 % et 3,2 %.
 
En termes de sièges, Syriza pourrait obtenir entre 146 et 158 sièges. Il en faut 151 pour obtenir la majorité absolue. Nouvelle Démocratie obtiendrait de 65 à 75 sièges, Aube Dorée et To Potami, entre 17 et 22 sièges chacuns. Le KKE aurait entre 13 et 16 députés, le Pasok entre 12 et 15, ANEL entre 10 et 13, Kinima entre 0 et 8...
 
"Cela semble être une victoire historique" et c'est "un message qui n'affecte pas seulement les Grecs mais qui résonne dans toute l'Europe et apporte un soulagement", "elle envoie un message contre l'austérité et en faveur de la dignité et de la démocratie."a déclaré à la télévision Mega Panos Skourletis, le porte-parole de Syriza. La victoire a été saluée par une explosion de joie au kiosque de Syriza, en plein centre d'Athènes.
Si les sondages se confirment, Alexis Tsipras, 40 ans, deviendra le plus jeune Premier ministre du pays depuis 150 ans.
 
L'incertitude demeure sur le nombre d'élus que rassemblera la formation d'Alexis Tsipras et donc sur la possibilité pour Syriza de gouverner seul ou d'être contraint à des négociations pour conduire une coalition avec un ou plusieurs petits partis comme To Potami (centre), les socialistes du Pasok ou encore les Indépendants grecs (anti-austérité).
 
Quelque 9,8 millions d'électeurs étaient appelés à voter pour élire 300 députés. Le parti Syriza du député européen Alexis Tsipras, 40 ans, qui prône la fin de l'austérité, était le grand favori du scrutin.
Alexis Tsipras souhaite relever le salaire minimum pour les Grecs, abolir certaines taxes pour les plus pauvres, obtenir des créanciers du pays qu'ils réduisent la dette de la Grèce… Tout en respectant les institutions européennes proprement dites, et en n'ayant aucune intention de faire sortir le pays de la zone euro, Alexis Tsipras a également fait comprendre qu'il ne se considérerait pas tenu par les exigences de la "troïka" des créanciers (FMI, UE et BCE).
http://www.humanite.fr/grece-syriza-largement-en-tete-vers-une-victoire-historique-563577
Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:12

Les électeurs grecs aux urnes pour un scrutin historique

 

Alexis Tsipras, a voté dans son quartier Kypseli d'Athènes ce matin, au milieu d'une forêt de micros et de caméras de tous les pays.
PHOTO ARIS MESSINIS/AFP
Les Grecs se rendent aux urnes ce dimanche pour des élections législatives historiques qui pourraient porter au pouvoir le parti de gauche Syriza, qui promet de revenir sur les mesures d'austérité imposées à la Grèce et à la population par la troïka, FMI, BCE et Union européenne.
"La démocratie va être de retour en Grèce", a déclaré, ce matin après avoir voté à Athènes, le chef de file de Syriza Alexis Tsipras. "Le message sera que notre avenir à tous, en Europe, ne passe pas par l'austérité". Une victoire de Syriza, en tête des sondages depuis plusieurs mois, constituerait une première dans la zone euro avec la possible constitution d'un gouvernement ouvertement opposé aux contreparties exigées par l'Union européenne et le Fonds monétaire international pour sauver le pays de la faillite.
Cela constituerait également un changement de cap significatif après les mesures annoncées par la Banque centrale européenne (BCE) visant à injecter de très importantes liquidités dans les économies ayant adopté la monnaie unique.
Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (05h00 GMT) et fermeront à 19h00 (17h00 GMT). Près de dix millions d'électeurs grecs sont appelés à voter. Les premières estimations sont attendues à la clôture des bureaux et les premières projections officielles devraient être disponibles vers 21h30 (19h30 GMT). Les résultats seront affinés au cours de la soirée.
Syriza, si les enquêtes d'opinion sont confirmées dans les urnes, devrait être en mesure de former le groupe politique le plus important à la Vouli, le parlement grec qui compte 300 députés.
Une incertitude demeure toutefois sur le nombre d'élus que pourra rassembler la formation d'Alexis Tsipras et donc sur la possibilité pour Syriza de gouverner seul ou d'être contraint à des négociations pour conduire une coalition avec un ou plusieurs petits partis comme To Potami (centre), les socialistes du Pasok ou encore les Indépendants grecs (anti-austérité). Les dernières enquêtes d'opinion publiées vendredi donnent à Syriza une avance allant jusqu'à 6,7 points avec des intentions de vote s'échelonnant de 31,2% à 33,4%, très proches d'une victoire sans appel.
Syriza a besoin d'environ 40% des voix pour disposer seul d'une majorité mais tout dépendra des scores réalisés par les autres partis. Trois des quatre derniers sondages montrent que le parti de gauche a accentué son avance sur le parti de centre-droit Nouvelle démocratie d'Antonis Samaras à l'approche du scrutin.
La Grèce fait face à sa plus grave crise économique depuis de 1974 et la chute de la junte militaire au pouvoir. L'économie s'est contractée de 25%, des milliers d'entreprises ont fermé leurs portes, les salaires et les retraites ont été durement réduits et le chômage des jeunes a dépassé la barre des 50%. Dans le même temps, la dette publique est passée de 146% du produit intérieur brut en 2010 à 175,5% en 2014, soit le deuxième niveau le plus élevé du monde.
L'économie grecque est sortie de la récession l'an passé pour la première fois depuis six ans et le chômage a commencé à baisser lentement, mais des années seront nécessaires avant que le pays se relève. Alexis Tsipras a fait campagne sur "le retour de l'espoir" et ses arguments ont trouvé un écho favorable parmi un électorat lassé par des années d'austérité.
Tsipras a promis de maintenir la Grèce dans la zone euro et a proposé une renégociation de l'accord avec la troïka (UE, BCE et FMI) afin d'effacer la majeure partie de la dette grecque évaluée à 320 milliards d'euros. Il a également promis une hausse du salaire minimal, une baisse des prix de l'énergie pour les plus démunis, une réduction des impôts et une revalorisation des retraites et des salaires de la fonction publique. Les dirigeants de Syriza souhaitent une "trêve" de six mois au cours de laquelle le plan de sauvetage international serait mis en suspens pour laisser le temps à des négociations avec les créanciers.
http://www.humanite.fr/les-electeurs-grecs-aux-urnes-pour-un-scrutin-historique-563560
Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:10

Grèce : plus rien ne semble arrêter Syriza

 

Pablo Iglesias (D), leader du parti espagnol Podemos, venu soutenir Alexis Tsipras lors du meeting électoral le 22 janvier 2015 à Athènes
Photo AFP
Pablo Iglesias, le leader du parti espagnol, Podemos, venu soutenir Alexis Tsipras jeudi, a lancé à la foule en grec : "Un vent de changement démocratique souffle sur la Grèce. En Grèce, ce changement s'appelle Syriza, en Espagne il s'appelle Podemos".
Ferveur des supporteurs, sondages unanimes : à la veille du scrutin, plus rien ne semble empêcher Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale grec Syriza, de devenir dimanche le premier chef d'un gouvernement européen anti-austérité. Alexis Tsipras a alerté la foule rassemblée place Omonia, à Athènes, jeudi soir. La tâche sera "difficile", il y aura peut-être "de grands affrontements". Mais il s'est engagé, avec Syriza au pouvoir, la Grèce négocierait "fermement, avec détermination, et avec des alliés en Europe, sa dette onéreuse et insoutenable", à 175% du PIB, et de plus de 300 milliards d'euros.
Des propos que les Grecs, après six ans de récession, et avec un chômage à plus de 25%, souhaitent vraiment entendre. Les sondages sont unanimes à donner Syriza gagnant dimanche, devant Nouvelle-Démocratie du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, au pouvoir depuis 2012.
L'écart allait jeudi soir de deux points (32,1% contre 30,1% selon l'institut Metrisi pour le site Provocateur.gr) à 9,9 points (30,2% à 20,3% selon Palmos Analysis pour TVXS.gr). La victoire annoncé de Syriza donne des ailes aux autres partis de gauche radicale européens. Pablo Iglesias, le leader du parti espagnol, Podemos, venu soutenir Alexis Tsipras jeudi, a lancé à la foule en grec : "Un vent de changement démocratique souffle sur la Grèce. En Grèce, ce changement s'appelle Syriza, en Espagne il s'appelle Podemos".
Vendredi, Alexis Tsipras a poursuivi son marathon électoral avec au programme une conférence de presse à Athènes et un dernier meeting public à Heraklion en Crète.
Après la purge imposée au pays par ses créanciers, UE et FMI, en échange de 240 milliards d'euros de prêts, la Grèce a connu un peu de croissance depuis mi-2014, mais cela n'a pas changé la vie quotidienne des Grecs exaspérés.
Alexis Tsipras a prévenu jeudi qu'il n'avait pas l'intention de "s'allier dans un gouvernement avec les émissaires du Mémorandum", soulevant au passage la question cruciale, encore non résolue, et source de nouvelle instabilité politique, des alliés que choisirait Syriza pour obtenir une majorité absolue au Parlement, s'il ne l'obtient pas seul dimanche, grâce au bonus de 50 sièges attribué d'office au vainqueur.
http://www.humanite.fr/grece-plus-rien-ne-semble-arreter-syriza-563558
Repost 0
Published by Stéphane Parédé
commenter cet article