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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:53

La force de Syriza : avoir investi le terrain social en profondeur

L’implantation de Syriza dans le paysage politique grec n’est pas seulement médiatique. Depuis 2012, face à la crise humanitaire qui a frappé 
le pays, la formation politique s’est implantée en créant une structure basée sur des valeurs de solidarité et d’échange.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:51

Un souffle d’espoir 
pour tourner la page 
de l’austérité

Photo Orestis Panagiotou/AFP
Avec six points d’avance sur Nouvelle Démocratie, Syriza incarne l’aspiration des Grecs
 à la dignité, après cinq années de mise sous tutelle par la troïka. Syriza, obtient 149 siège et frôle la majorité absolue de 151 députés.

Mise à jour: les résultats définitifs. Syriza a largement obtient 149 élus, il manque deux sièges pour décrocher la majorité absolue au Parlement, d'après les résultats quasi définitifs publiés lundi. Au total, sept partis sont représentés à la Vouli. Syriza (gauche radicale) 36,34% 149 sièges. Nouvelle démocratie (conservateurs) 27,81% 76 sièges. Aube dorée (extrême-droite) 6,28% 17 sièges. To Potami (La Rivière, centriste) 6,05% 17 sièges. KKE (communiste) 5,47% 15 sièges. Grecs indépendants (droite) 4,75% 13 sièges. Pasok (Parti socialiste) 4,68% 13 sièges. Participation: 63,87%.

Athènes (Grèce), envoyée spéciale. Il y avait hier soir à Athènes quelque chose de léger dans l’atmosphère, qui éclairait les visages et réchauffait les cœurs. Après cinq années de calvaire social, de gâchis économique et de tutelle politique, le peuple grec a exprimé un rejet sans appel des politiques d’austérité qui ont laissé le pays exsangue. Ils ont placé leurs espoirs bien à gauche, en offrant une victoire historique à Syriza. Avec 35,38 % des suffrages, selon les premières projections officielles, sondages sortis des urnes, le parti d’Alexis Tsipras devance largement la Nouvelle Démocratie du premier ministre conservateur, Antonis Samaras (28,93 %), sévèrement sanctionné. Si les électeurs ont entendu l’appel de Tsipras à donner à la gauche anti-austérité un mandat clair, une ombre terrible plane, comme au printemps dernier, sur ces élections : c’est le score des néonazis d’Aube dorée, qui arrivent en troisième position (6,35 %), devant les libéraux de To Potami (5,69 %). Concurrencés par Syriza, les communistes du KKE, avec 5,28 %, maintiennent leur base électorale et seront représentés au Parlement. De leur côté, les sociaux-démocrates du Pasok, autour de 5 %, paient au prix fort leur participation à la coalition d’Antonis Samaras. Les Grecs indépendants (souverainistes) recueillent 4,69%. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Syriza frôlait de quelques sièges la majorité absolue de 151 députés.

Les politiques de privatisation
ont provoqué une véritable
crise humanitaire

Première impression, il y a dans ce scrutin dont les résultats résonnent sur tout le continent un irrépressible élan de dignité. Par-delà les clivages politiques et les bulletins choisis dans l’isoloir, tous les électeurs rencontrés hier nous ont fait part du sentiment d’humiliation suscité par la mise sous tutelle du pays par la troïka (Banque centrale européenne, FMI, Commission européenne). Dans le laboratoire grec, les politiques de privatisations, de démantèlement du droit du travail, de précarisation, de compression des dépenses sociales ont provoqué une véritable crise humanitaire, sans pour autant alléger le fardeau de la dette, passé 115 % du PIB en 2009 à 175 % aujourd’hui. Dans ces conditions, comment les Grecs auraient-ils pu acquiescer aux exhortations déplacées à consentir encore de nouveaux « sacrifices » ?

« Mettre fin à la trahison
de ceux qui ont vendu
la Grèce à vil prix »

En prônant la renégociation et l’effacement partiel d’une dette non viable, Alexis Tsipras est paradoxalement apparu comme le responsable politique le plus réaliste. « J’ai l’espoir que ma patrie se libère de la dictature des marchés. Les Grecs ne sont pas les profiteurs paresseux décrits pour justifier le choc d’austérité que nous avons subi. Les responsables de cette faillite sont les usuriers qui se font de l’argent sur la dette. Unies, les forces de gauche peuvent ouvrir un autre chemin, non seulement pour la Grèce, mais pour toute l’Europe », nous confiait avant de se rendre aux urnes Kostas Katramanos, un habitant de Petroupouli, ville de la banlieue rouge d’Athènes. Ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, passé par trois interminables années de chômage, il a vu ses revenus divisés par trois depuis 2011. En votant pour Syriza, cet ancien électeur du KKE dit aussi vouloir « mettre fin à la trahison de ceux qui ont vendu la Grèce à vil prix ». C’est sans doute là l’une des clés de cette victoire de la gauche anti-austérité. Elle a su promouvoir de nouveaux visages, qui tendent un cruel miroir aux vieux responsables politiques jugés corrompus, dogmatiques et serviles face aux injonctions de la troïka.

Après cette large victoire, pour Syriza et pour Alexis Tsipras, le plus difficile commence aujourd’hui. La gauche s’est engagée à former, qu’elle dispose ou non de la majorité absolue au Parlement, « un gouvernement de tous les Grecs ». Avec une extrême droite tapie en embuscade, Syriza n’a pas le droit à l’erreur. Dans les bureaux de vote d’une école d’Ambelokipi, près du stade de football qu’occupe le Panathinaïkos, les militants d’Aube dorée pariaient déjà, hier, sur l’échec. « Tsipras ne fera rien pour les pauvres, pour ceux qui ont vu leurs retraites et leurs salaires amputés. Le seul espoir pour nettoyer la Grèce des immigrés, sortir de l’euro et retrouver les fondements de notre civilisation chrétienne, c’est Aube dorée », écumait Hélène, une nostalgique de la dictature des colonels, entrée dans l’organisation néonazie il y a cinq ans alors qu’était entériné le premier plan d’austérité.

Guetté à Bruxelles et à Berlin, attendu au tournant par ses adversaires politiques autant que par une partie de l’oligarchie qui redoute ses promesses de justice sociale et fiscale, Alexis Tsipras espère pouvoir compter sur la mobilisation du peuple grec pour imposer la renégociation de la dette et rompre avec des choix néolibéraux destructeurs. C’est sans doute là que réside le plus grand défi pour Syriza, jeune parti au fragile enracinement social et militant. Par-delà les frontières du pays, c’est aussi l’avenir européen d’une gauche capable de se confronter aux forces de l’argent qui se joue sur la scène grecque. Les attentes sont immenses, la tâche est prométhéenne.

 

http://www.humanite.fr/un-souffle-despoir-pour-tourner-la-page-de-lausterite-563582

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Published by Stéphane Parédé
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:47

Grèce : les six travaux d'Alexis Tsipras

Elections grecques De grands défis attendent Alexis Tsipras

De grands défis attendent Alexis Tsipras (Crédits : Reuters)

 


Au lendemain de sa victoire électorale, le leader de Syriza doit désormais faire face à de grands défis. Voici les six principaux qui l'attendent.

 

Après sa nette victoire électorale, mais privé de majorité absolue, Alexis Tsipras va devoir débuter ce matin un travail digne d'un titan. Voici les principales tâches qui l'attendent.

1. Elire un président de la République

On l'a un peu oublié, mais cette élection anticipée avait pour première fonction de trouver un nouveau chef de l'Etat. Le mandat de Karolos Papoulias arrive à expiration et la précédente Vouli (parlement) n'a pas été capable d'élire son successeur avec une majorité des trois cinquièmes. La tâche sera cette fois a priori plus simple pour Alexis Tsipras car s'il faut une majorité absolue aux deux premiers tous de cette seconde élection pour élire un président, au troisième tour, la majorité relative suffit. Avec 149 sièges, Syriza est donc en mesure de choisir son président. L'élection sera néanmoins intéressante, car elle va permettre de donner le ton. Alexis Tsipras pourra en effet ainsi tester sa capacité à construire une majorité. On peut imaginer que, dans l'accord avec les Grecs Indépendants, un nom pour le prochain président a été trouvé. Il devrait pouvoir être élu dès le premier tour le 6 février prochain.

2. Constituer un gouvernement

C'est le seul point commun entre Alexis Tsipras et Angela Merkel : ils ont tous deux raté de quelques sièges la majorité absolue... Les discussions n'ont cependant pas trainé. Dès lundi matin, Alexis Tsipras a conclu un accord avec Panos Kammenos, le chef de l'ANEL, le parti des Grecs Indépendants. C'est un parti eurosceptique très à droite mais qui soutiendra Syriza sur sa politique européenne. Le mariage sera  détonnant, mais les deux partis ont déjà collaboré lorsqu'ils étaient dans l'opposition. C'est un message clair envoyé à l'Europe : il faut terminer l'austérité. Voilà pourquoi Syriza a préféré l'ANEL à To Potami, parti centriste sans doute plus proche d'Alexis Tsiprs sur le fond, mais hostile à toute épreuve de force avec l'Europe.

On ignore encore la teneur de l'accord avec l'ANEL, mais il va permettre rapidement à Alexis Tsipras de devenir premier ministre. Cette alliance permet aussi de gagner du temps et d'observer si des défections - fréquentes au parlement grec - ne permettent pas de constituer une majorité absolue seule. En cas de désaccord avec l'ANEL, il sera aussi toujours possible de se rapprocher de To Potami. Mais, d'ores et déjà, l'option d'une nouvelle élection est écartée pour le moment. C'est un acte de pouvoir fort qu'a lancé Alexis Tsipras.

3. Négocier un délai de grâce avec la troïka

L'idée de Syriza est de se laisser un peu de temps pour négocier avec les partenaires européens une restructuration ou un rééchelonnement de la dette. Le problème, c'est que les finances publiques grecques ne permettent d'attendre longtemps sans argent frais. L'excédent primaire, hors service de la dette, s'est révélé moins élevé que prévu à fin décembre. Il manquera 1,8 milliard d'euros pour boucler le premier trimestre et, en juin, la Grèce doit en théorie, rembourser plus de 6 milliards d'euros d'économie à la BCE qui avait acheté ces bons en 2010 et 2011 dans le cadre du programme appelé SMP.
Le préalable à toute négociation devrait donc être d'obtenir de l'Eurogroupe un prolongement de six mois du « plan de sauvetage » afin de mener à bien les négociations sur la dette. Syriza peut également leur demander de puiser dans les 11 milliards d'euros d'aides initialement destinées aux banques et qui n'ont pas été utilisées. Reste à savoir si les Européens accepteront d'accorder ce délai pour négocier leurs futures pertes sur la dette grecque. D'autant que la troïka avait, avant le lancement du processus électoral, formulé des exigences inacceptables pour Syriza : hausses d'impôts et nouvelles coupes budgétaires.

Dans ce bras de fer, Syriza et la troïka ont chacun quelques atouts dans leur manche. Alexis Tsipras peut décider de suspendre les remboursements de la dette si la troïka se montre trop inflexible. Le calcul serait alors de vivre sur l'excédent primaire et, éventuellement, sur quelques impôts exceptionnels sur les « oligarques. » Le risque d'une nouvelle récession serait important, mais pas certain. La (faible) croissance grecque tient beaucoup au tourisme et ce secteur ne sera que peu impacté par ces décisions. Certes, les agences de notation replaceraient la Grèce en « défaut », mais rappelons que depuis 2010, l'Etat grec n'a plus accès au marché (si on excepte une adjudication à 5 ans au printemps 2014 qui n'est plus aujourd'hui d'actualité).

Reste que la Grèce dépend encore beaucoup des financements à court terme (emprunts à moins d'un an). Si elle fait défaut, elle devra payer des taux exorbitants sur ce marché. Mais le risque principal viendra de la BCE qui a soumis l'accès des banques grecques au programme d'accès à la liquidité d'urgence (ELA) à un accord avec la troïka. En cas de rupture des négociations entre Athènes et ses créanciers, les banques grecques pourraient alors manquer d'euros et l'économie grecque se trouverait asphyxiée. La seule solution serait alors une sortie de l'euro pour laquelle Alexis Tsipras n'a pas de mandat populaire. Mais là encore, ce sera une guerre des nerfs : la BCE prendra-t-elle le risque de provoquer un « Grexit » qui mettrait en danger l'édifice entier de l'euro en créant un dangereux précédent ? Les créanciers maintiendront-ils leurs exigences au risque de tout perdre ? Et Alexis Tsipras tentera-t-il le diable au risque de se retrouver à cours d'argent ?

4. La négociation avec les créanciers

Si Alexis Tsipras obtient un délai de grâce de la troïka, une nouvelle phase de négociations va s'ouvrir. Le nouveau gouvernement a trois demandes principales : alléger le poids de la dette dans le budget de l'Etat, stopper la politique d'austérité et gérer rapidement la situation de pauvreté en Grèce par un « plan humanitaire. » Les trois éléments sont liés : sans réduction du poids de la dette dans le budget national, l'excédent primaire est incapable d'être utilisé au bénéfice de l'économie et de la société grecque.

Les créanciers de la Grèce sont désormais très majoritairement les Etats membres de la zone euro ou des institutions européennes (MES et BCE), ainsi que le FMI. Ils ne veulent entendre à priori parler d'aucune coupe dans le stock de dette, autrement dit, ils refusent de réduire le capital à rembourser. Ils refusent donc pour eux-mêmes ce qu'ils ont imposé en 2012 aux investisseurs privés qui, alors, rappelons-le, avait perdu jusqu'à 75 % de leur mise. Il est vrai que beaucoup de gouvernements, à commencer par ceux de la France et de l'Allemagne se sont engagés à ne pas perdre un centime dans les prêts à la Grèce devant leur opinion publique.

Syriza a cependant des solutions pour « préserver » le capital des créanciers. Alexis Tsipras peut proposer de rallonger encore les maturités des prêts qui ont été accordés et réduire les intérêts (cela a déjà été fait en 2013). Il peut également proposer un système de swap où le remboursement de la dette est gagé sur la croissance. Dans ce cas, les créanciers ne pourront plus demander avant tout un excédent budgétaire, ils seront intéressés avant tout à la prospérité du pays. Mais ces solutions seront difficiles à faire accepter, notamment à une Allemagne qui y voit une tentative d'échapper à la discipline budgétaire. Là encore, la menace du défaut unilatéral sera, in fine, l'arme la plus redoutable pour les Européens qui verraient s'effondrer l'ensemble de l'édifice (certes assez bringuebalant) construit depuis 2011.

Le principal problème de ces négociations sera sans doute les titres détenus par la BCE. L'institut de Francfort prétend qu'ils doivent être remboursés sans broncher. Syriza estime que, s'appuyant sur un précédent irlandais, il est possible d'aménager cette dette.
L'autre question délicate sera celle du suivi de la Grèce. L'Allemagne n'est absolument pas prête à abandonner une forme de surveillance des finances publiques helléniques, mais Alexis Tsipras a proclamé dimanche sur la place Panepistimiou que la « troïka appartenait au passé », autrement dit qu'il n'y aura plus de tutelle sur la Grèce. Le prix à payer d'une restructuration de la dette sera peut-être le maintien de certains engagements vis-à-vis de l'Europe. Mais il faudra, pour le nouveau premier ministre le faire accepter à son parti et à ses électeurs.

A lire : l'interview de Yanis Varoufakis, pressenti pour diriger les négociations.

5. Maintenir l'unité de Syriza et de sa coalition

Dans les discussions avec l'Europe, Alexis Tsipras devra sans doute faire des concessions pour en obtenir d'autres. Ce sera aussi le cas lors des négociations avec d'éventuels alliés politiques. Il sera alors délicat de faire accepter ces concessions à un parti qui a déjà accepté beaucoup de concessions pour « recentrer » le parti. La tâche d'Alexis Tsipras sera de maintenir une unité toujours précaire : Syriza était encore, voici trois ans, une simple coalition de partis indépendants et parfois divergents dans leurs thèses (maoïstes, troskystes, réformateurs, altermondialistes). Le nouveau premier ministre devra aussi prendre garde de ne pas décevoir un électorat qui attend beaucoup de lui. Le précédent du Pasok reste dans toutes les mémoires.

6. Sauvegarder les banques

Les banques grecques signalaient depuis quelques semaines une baisse des dépôts dans leurs caisses. Alexis Tsipras va devoir éviter toute panique pour ne pas voir la situation financière des banques grecques se dégrader. En cas de crise bancaire, sa situation dans les négociations avec l'Europe sera plus délicate, car il dépendra davantage du programme ELA.

 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150126tribd99c39fa2/grece-les-six-travaux-d-alexis-tsipras.html

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:44

Alexis Tsipras : "la troïka, c'est du passé ! "

Elections grecques Alexis Tsipras a tenu son premier discours de victoire

Alexis Tsipras a tenu son premier discours de victoire

 


Dans son discours de victoire, Alexis Tsipras a proclamé la fin de l'austérité et tenté de ménager l'Europe.

 

Devant des milliers de militants regroupés sur la place Panepistimiou, au centre d'Athènes, devant l'université, Alexis Tsipras, a prononcé son discours de victoire. Majorité absolue ou pas, le leader de Syriza a parlé en chef de gouvernement. Il a estimé que « ce soir, le peuple grec a fait l'histoire. » Pour lui, « l'Europe change, nous tournons la page. »

L'adieu à l'austérité

Les premiers mots d'Alexis Tsipras ont été pour mettre une fin symbolique à l'austérité. « La troïka appartient au passé », a-t-il proclamé avant de déclarer que le « peuple grec avait mis fin par son vote, au mémorandum », autrement dit au protocole d'accord signé avec les créanciers en mars 2012. « Le pays laisse derrière lui l'austérité, la catastrophe, l'autoritarisme et l'humiliation », a indiqué celui qui pourrait être le prochain premier ministre grec. Et de conclure : « notre victoire est celle des nations européennes qui lutte contre l'austérité. »

Ne pas rompre avec l'Europe

Alexis Tsipras a cependant promis de ne pas rompre avec l'Europe. « Nous allons coopérer avec nos partenaires pour trouver une solution qui soit bénéfique pour tous. Il n'y aura pas de conflits avec nos partenaires européens », a-t-il affirmé, avant de préciser qu'il entendait lancer un plan économique sur 4 ans en toute responsabilité budgétaire et sans creuser les déficits.

Antonis Samaras reconnaît sa défaite

Alexis Tsipras - dont le parti n'est pas certain d'avoir la majorité absolue - a déjà été félicité par Martin Schulz, le président du parlement européen et par le premier ministre sortant, Antonis Samaras, qui a ainsi reconnu sa défaite. Un peu plus tôt, ce dernier avait prononcé un court discours où il affirmait « respecter la décision du peuple grec » et « espérer que ses prédictions ne se révèlent pas vraies. »

 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150125trib03c718076/alexis-tsipras-la-troika-c-est-du-passe.html

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:42

Alexis Tsipras devient Premier ministre et défie l'Europe

Elections grecques Alexis Tsipras lors de la cérémonie d'investiture au palais présidentiel d'Athènes.

Alexis Tsipras lors de la cérémonie d'investiture au palais présidentiel d'Athènes. (Crédits : Reuters)

 


Le leader de Syriza a été officiellement nommé premier ministre au lendemain de sa victoire électorale. ce matin, il avait signé un accord avec les Grecs Indépendants. En préférant cette alliance à celle des centristes pro-européens, Alexis Tsipras lance un défi aux dirigeants de la zone euro.

 

C'est fait. Alexis Tsipras s'est rendu cet après-midi au palais présidentiel à Athènes pour être officiellement nommé par le président Karolos Papoulias. Il a prêté serment sans la bible et sans la présence de l'archevêque d'Athènes - et c'est une première en Grèce - et est ainsi devenu officiellement le nouveau chef du gouvernement du pays. Le premier d'une formation issu du mouvement communiste. Et ce n'est pas un détail. Le premier ministre sortant Antonis Samaras a refusé de le rencontrer lors de la transmission des pouvoirs.  A 40 ans, Alexis Tsipras devient aussi le plus jeune premier ministre de l'histoire grecque depuis Epaminondas Deliyoryis, nommé premier ministre en 1865 à l'âge de 36 ans.

Alliance avec les Grecs Indépendants

Il est vrai qu'Alexis Tsipras n'aura pas perdu de temps. Après une réunion d'un quart d'heure ce matin, Syriza et l'ANEL, le parti des Grecs Indépendants, ont annoncé un accord de coalition pour former un gouvernement. L'ANEL a obtenu 4,75 % et 13 élus lors du scrutin d'hier. La nouvelle coalition disposera donc d'une majorité de 11 sièges relativement confortable. Rien ne peut donc empêcher Alexis Tsipras de devenir premier ministre dans les prochains jours.

 

Défi à l'Europe

 Avec cette alliance, Alexis Tsipras envoie un message fort à l'Europe : il n'est pas prêt à faire des concessions sur le terrain de la restructuration de la dette et de l'abandon de l'austérité. En choisissant comme partenaire l'ANEL plutôt que les centristes europhiles de To Potami, Syriza engage un véritable bras de fer avec l'Europe. Et en fait l'élément pivot de sa future politique. D'emblée, le ton est donné.

 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150126trib137344b8f/alexis-tsipras-defie-l-europe-en-s-alliant-avec-les-eurosceptiques-de-droite.html

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:39

 

Alexis Tsipras (C) arrive au palais présidentiel pour prêter serment en tant que Premier ministre.

 

Alexis Tsipras, 40 ans, dirigeant de la gauche radicale Syriza arrivée en tête des législatives, a été désigné lundi Premier ministre de Grèce après avoir prêté serment auprès du président de la République Carolos Papoulias, selon des images diffusées par la télévision publique Nerit.

Première cérémonie civile

«Je servirai toujours la Grèce et l'intérêt du peuple grec», a déclaré Alexis Tsipras en costume bleu, sans cravate comme à son habitude, lors d'une prestation civile de serment, une première en Grèce, pays orthodoxe, où cette cérémonie revêt d'ordinaire un caractère religieux.

 

Syriza, qui a obtenu 149 sièges sur les 300 du Parlement, avec 36,34% des suffrages, est le premier parti au pouvoir en Europe qui conteste ouvertement les politiques de rigueur prônées notamment par l'Allemagne. Syriza défend également une réduction de la dette grecque, qui suscite des résistances parmi les créanciers du pays, UE et FMI.

Avant de prêter serment, Alexis Tsipras a indiqué au chef de l'Etat qu'il s'était mis d'accord avec le parti souverainiste Grecs Indépendants (Anel), fort de 13 députés, pour former un gouvernement.

Juste après sa prestation de serment, il est allé se recueillir au mur des fusillés de Kesariani, commune proche d'Athènes, où 200 communistes ont été exécutés en 1944 par les nazis.

François Hollande a invité Alexis Tsipras «à se rendre rapidement à Paris», selon l'Elysée. 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:37

 

Le leader de Syriza, Alexis Tsipras, lors de son discours après sa victoire le 25 janvier à Athènes, en Grèce.

 

Alexis Tsipras, le dirigeant de la gauche grecque Syriza victorieuse aux législatives de dimanche, a déclaré vouloir «négocier» avec les créanciers du pays une «nouvelle solution viable qui bénéficie à tous».

«Le nouveau gouvernement sera prêt à collaborer et négocier pour la première fois avec nos partenaires une solution juste, viable, durable, qui bénéficie à tous», a déclaré Tsipras, affirmant qu'il n'y aura pas «d'affrontement» et que la Grèce «décevra tous les Cassandre à l'intérieur et l'extérieur du pays», misant sur un échec.

«Ni vainqueurs ni vaincus»

«La Grèce avance avec optimisme dans une Europe qui change», a lancé Alexis Tsipras devant une foule des milliers des personnes brandissant des drapeaux rouges. Selon Syriza, plus de 8.000 personnes se sont rassemblés devant l'Université dans le centre d'Athènes pour assister au premier discours d'Alexis Tsipras. «Nous sommes conscients que les Grecs ne nous ont pas donné un chèque en blanc (...) nous avons devant nous une occasion importante pour la Grèce et l'Europe», a-t-il dit.

Sur le plan des négociations cruciales avec les créanciers du pays, UE et FMI, le chef du Syriza a indiqué que «le nouveau gouvernement grec serait prêt à procéder à un dialogue sincère» et à soumettre «un plan national et un plan sur la dette». Parmi ses principaux points, le programme économique du Syriza comprend la fin des mesures d'austérité et la renégociation de l'énorme dette publique du pays, à 175% du Produit intérieur brut.

«Aujourd'hui, il n'y a ni vainqueurs ni vaincus. Notre priorité est de faire face aux blessures de la crise, rendre justice, faire une rupture avec les oligarques, l'establishment et la corruption», a affirmé Alexis Tsipras. La Grèce attend le déblocage de la dernière tranche de prêts accordés au pays d'ici fin février mais à condition que le pays respecte ses engagements vis-à-vis ses créanciers sur la poursuite des réformes. Depuis 2010, la troïka des créanciers s'est engagée à accorder quelque 240 milliards d'euros de prêts à la Grèce.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:27

Le laboratoire grec

« Notre solution pour l’Europe »

Le 3 janvier, l’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) concédait qu’une « erreur » avait conduit l’institution à sous-estimer l’impact négatif des mesures d’austérité qu’elle prône par ailleurs. Ce faisant, il apportait une caution inattendue à l’analyse que présente ici M. Alexis Tsipras, porte-parole de Syriza, la principale force de la gauche grecque.

 

par Alexis Tsipras, février 2013

Février 1953. La République fédérale d’Allemagne (RFA) croule sous les dettes et menace d’entraîner l’ensemble des pays européens dans la tourmente. Préoccupés par leur propre salut, ses créanciers — dont la Grèce — prennent acte d’un phénomène qui n’a surpris que les libéraux : la politique de « dévaluation interne », c’est-à-dire la réduction des salaires, n’assure pas le remboursement des sommes dues, au contraire.

Réunis à Londres au cours d’un sommet exceptionnel, vingt et un pays décident de réévaluer leurs exigences à l’aune des capacités réelles de leur partenaire à faire face à ses obligations. Ils amputent de 60 % la dette nominale cumulée de la RFA et lui accordent un moratoire de cinq ans (1953-1958), ainsi qu’un délai de trente ans pour rembourser. Ils instaurent également une « clause de développement » autorisant le pays à ne pas consacrer au service de la dette plus d’un vingtième de ses revenus d’exportation. L’Europe vient de prendre le contre-pied du traité de Versailles (1919), jetant les fondations du développement de l’Allemagne de l’Ouest après la guerre.

C’est précisément ce que la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza) propose aujourd’hui : procéder à rebours des petits traités de Versailles qu’imposent la chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des finances Wolfgang Schäuble aux pays européens endettés, et nous inspirer de l’un des plus grands moments de clairvoyance qu’ait connus l’Europe d’après-guerre.

Les programmes de « sauvetage » des pays d’Europe du Sud ont échoué, creusant des puits sans fond qu’on invite les contribuables à tenter de remplir. Parvenir à une solution globale, collective et définitive du problème de la dette n’a jamais été aussi urgent. Et l’on comprendrait mal qu’un tel objectif soit escamoté de façon à assurer la réélection de la chancelière allemande.

Dans ces conditions, l’idée avancée par Syriza d’une conférence européenne sur la dette, sur le modèle de celle de Londres sur la dette allemande en 1953, représente, selon nous, la seule solution réaliste et bénéfique pour tous : une réponse globale à la crise du crédit et au constat de l’échec des politiques menées en Europe.

Voici donc ce que nous demandons pour la Grèce :

— une réduction significative de la valeur nominative de sa dette publique cumulée ;

— un moratoire sur le service de la dette, afin que les sommes conservées soient affectées au redressement de l’économie ;

— l’instauration d’une « clause de développement », afin que le remboursement de la dette ne tue pas dans l’œuf le redressement économique ;

— la recapitalisation des banques, sans que les sommes en question soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Ces mesures devront s’adosser à des réformes visant à une plus juste répartition des richesses. En finir avec la crise implique en effet de rompre avec le passé qui a permis de l’engendrer : œuvrer à la justice sociale, à l’égalité des droits, à la transparence politique et fiscale, bref à la démocratie. Un tel projet ne pourra être mis en œuvre que par un parti indépendant de l’oligarchie financière, cette poignée de chefs d’entreprise qui ont pris l’Etat en otage, d’armateurs solidaires entre eux et — jusqu’en 2013 — exemptés d’impôt, de patrons de presse et de banquiers touche-à-tout (et en faillite) qui portent la responsabilité de la crise et s’efforcent de maintenir le statu quo. Le rapport annuel 2012 de l’organisation non gouvernementale (ONG) Transparency International désigne la Grèce comme le pays le plus corrompu d’Europe.

Cette proposition constitue à nos yeux la seule solution, à moins de se satisfaire du gonflement exponentiel de la dette publique en Europe, où elle dépasse déjà, en moyenne, 90 % du produit intérieur brut (PIB). C’est ce qui nous rend optimistes : notre projet ne pourra pas être rejeté, car la crise ronge déjà le noyau dur de la zone euro. La procrastination n’a d’autre conséquence que d’accroître le coût économique et social de la situation actuelle, non seulement pour la Grèce, mais également pour l’Allemagne et pour le reste des pays ayant adopté la monnaie unique.

Pendant douze ans, la zone euro — inspirée des dogmes libéraux — a fonctionné comme une simple union monétaire, sans équivalent politique et social. Les déficits commerciaux des pays du Sud constituaient l’image renversée des excédents enregistrés au Nord. La monnaie unique a par ailleurs servi l’Allemagne, en « refroidissant » son économie après la coûteuse réunification de 1990.

Briser, enfin, la collusion entre milieux
politiques et économiques

Mais la crise de la dette a bouleversé cet équilibre. Berlin a réagi en exportant sa recette de l’austérité, ce qui a aggravé la polarisation sociale au sein des Etats du Sud et les tensions économiques au cœur de la zone euro. Apparaît désormais un axe Nord-créditeurs / Sud-débiteurs, nouvelle division du travail orchestrée par les pays les plus riches. Le Sud se spécialisera dans les produits et les services à forte demande de main-d’œuvre avec des salaires planchers ; le Nord, dans une course à la qualité et à l’innovation, avec, pour certains, des salaires plus élevés.

La proposition de M. Hans-Peter Keitel, président de la Fédération allemande de l’industrie (BDI), dans un entretien accordé au site Internet du Spiegel, visant à transformer la Grèce en « zone économique spéciale » (1) révèle le véritable objectif du mémorandum (2). Les mesures prévues par ce texte, dont la portée s’étend au moins jusqu’en 2020, se soldent par un échec retentissant, que reconnaît désormais le Fonds monétaire international (FMI). Mais, pour ses concepteurs, l’accord a l’avantage d’imposer une tutelle économique à la Grèce, qu’il ramène au rang de colonie financière de la zone euro.

Son annulation constitue donc le préalable à toute sortie de crise : c’est le médicament qui est mortel et non la dose, comme le suggèrent certains.

Il faudra par ailleurs s’interroger sur les autres causes de la crise financière en Grèce. Celles qui conduisent au gaspillage de l’argent public n’ont pas changé : le coût de construction de routes au kilomètre le plus élevé d’Europe, par exemple ; ou encore la privatisation des autoroutes en guise de « prépaiement » de nouveaux axes… dont la construction a été interrompue.

L’extension des inégalités ne saurait être réduite à un effet secondaire de la crise financière. Le système fiscal grec reflète la relation clientéliste qui unit les élites du pays. Telle une passoire, il est criblé d’exemptions et de passe-droits taillés sur mesure pour le cartel oligarchique. Le pacte informel qui, depuis la dictature, soude le patronat et l’hydre à deux têtes du bipartisme — Nouvelle Démocratie et Mouvement socialiste panhellénique (Pasok) — en scelle le maintien. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Etat renonce aujourd’hui à obtenir les ressources dont il a besoin par l’impôt, lui préférant la réduction continuelle des salaires et des retraites.

Mais l’establishment — qui a survécu de justesse aux élections du 17 juin (3), en semant la peur quant à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro — vit sous l’assistance respiratoire d’un second poumon artificiel : la corruption. La difficile tâche consistant à briser la collusion entre milieux politiques et économiques — une question qui ne concerne pas que la Grèce — constituera l’une des priorités d’un gouvernement populaire conduit par Syriza.

Nous réclamons donc un moratoire sur le service de la dette pour changer la Grèce. Faute de quoi, toute nouvelle tentative d’assainissement financier fera de nous autant de Sisyphes condamnés à l’échec. A ceci près que, cette fois, le drame ne concerne plus seulement l’antique cité de Corinthe, mais l’Europe dans son ensemble.

Alexis Tsipras

Dirigeant de la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza)

(1) « BDI-Chef will Griechenland zur Sonderwirtschaftszone machen », Spiegel Online, 10 septembre 2012.

(2) NDLR. Accord signé en mai 2010 imposant l’austérité à Athènes en échange de son « sauvetage » financier.

(3) NDLR. Avec 29,66 %des voix, le parti Nouvelle Démocratie (droite) a été contraint de former une coalition avec le Pasok (12,28 % des voix) et Gauche démocratique (6,26 %). Arrivé deuxième, Syriza enregistrait un score de 26,89 % (dix points de plus que lors du scrutin législatif de mai 2012), et le parti néonazi Aube dorée, 6,92 % (stable par rapport à mai 2012).

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/TSIPRAS/48724
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 01:13

 

http://news.gtp.gr/wp-content/uploads/2014/11/Dourou_photo-perifereiarxi-e1415177922696.jpg

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 01:10

Rena Doúrou

 

 

Iríni « Réna » Doúrou (Ειρήνη (Ρένα) Δούρου) ; née en octobre 1974) est une femme politique grecque, l'une des dirigeantes du parti politique SYRIZA. Élue députée en 2012, elle dirige depuis le 1er septembre 2014 la plus importante région de Grèce, l'Attique.

Le même jour que les élections européenne, les grecs votaient le 25 mai 2014 pour renouveler leurs maires et leurs gouverneurs de région. La candidate de SYRIZA, en obtenant 50,8% des voix, a été portée au pouvoir dans la région Attique.



Portrait: Élue députée en 2012, elle a quitté son poste, une fois désignée candidate au régionales, L’élégante quadragénaire s’est consacrée sans compter son temps et son énergie à cette campagne.

Rena Dourou a permis à Syriza de franchir une étape décisive dimanche soir, en remportant l’élection législative dans la région capitale, l’Attique, qui concentre un tiers de l’électorat grec et près de 40% du PIB du pays. Cette élégante quadragénaire, fille de policier, cultive une image de sérieux, sans rompre les liens qui l’unissent depuis longtemps aux mouvements sociaux. Comme Tsipras, elle a fait ses premières armes dans l’organisation de jeunesse de Synaspismos, la force composée d’ex-communistes qui a fondé Syriza. Comme lui, elle fut de tous les rendez-vous altermondialistes, du contre-sommet du G8 à Gênes au Forum social européen. Diplômée de géopolitique (elle a consacré son DEA aux difficiles relations gréco-turques), cette polyglotte maîtrisant parfaitement le Français a présidé, après son élection au Parlement, en 2012, la Commission des relations extérieures. « On peut être blonde et s’occuper de politique étrangère et de défense », raillait alors cette féministe prompte à tourner en dérision un machisme méditerranéen solidement ancré. Pour se consacrer pleinement à la campagne des régionales, Rena Dourou n’a pas hésité à démissionner de son poste de députée. « C’est une femme active, résolue, indépendante, dotée d’une forte personnalité », résume l’une de ses camarades. En apprenant son élection, à l’issue d’un scrutin serré, elle a promis de gérer la région « pour les citoyens, avec les citoyens ». En rupture avec la gestion austéritaire de son rival, Yannis Sgouros, que le soutien de la droite comme des sociaux démocrates n’a pas suffi à sauver, après deux mandats entachés par le clientélisme et par une gestion solitaire et autoritaire.

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