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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 01:06

 

 

 

Citations de Rena Douro

 

« La Grèce a besoin de réformes structurelles. Mais c’est Syriza qui est la mieux placée pour les conduire ».

 

« La première chose à faire dans une région qui, comme tout le pays, est ravagée par une crise humanitaire due à l’austérité imposée par la coalition gouvernementale, c’est de venir en aide à nos concitoyens les plus démunis. Pour faire cela, et marquer clairement les priorités de la nouvelle présidence, le budget alloué aux diverses aides a été augmenté de plus de 600 %, passant de 1,9 à 13 millions d’euros. Cela va permettre de loger des familles, de donner de l’eau et de l’électricité à des familles qui n’y ont plus accès, etc ».

 

« Le défi posé par le scrutin de ce 25 janvier ne concerne pas seulement la Grèce et son économie. Il est posé à toute l’Union européenne (UE). Soyons clairs : tirons, avec Mme Lagarde, le bilan des politiques du FMI. En Grèce et avant elle, dans d’autres pays. Il est désastreux. Cette crise de la dette doit nous offrir l’occasion historique de réorienter l’UE, d’opter ensemble pour d’autres choix. Mme Lagarde a raison, il faut procéder à des réformes structurelles. Pourquoi la troïka, qui contrôle le gouvernement grec, qui se trouve ici depuis cinq ans dans une posture néocoloniale, n’a-t-elle pas encouragé de telles réformes ? Pourquoi ne se sont-ils pas attaqués à la corruption, aux cadeaux fiscaux ? Seuls les retraités et les travailleurs ont payé l’addition, avec la compression continue des pensions et des salaires. Nous sommes ici, à Athènes, dans une capitale européenne. J’ai trouvé, en arrivant à la tête de la région Attique, un système de gestion des déchets archaïque, digne du XIXe siècle. Depuis des années, nous payons des pénalités à Bruxelles, faute de respecter les normes européennes dans ce domaine. Certains quartiers sont privés d’adduction d’eau, d’électricité. Oui, la Grèce a besoin de réformes structurelles. Mais c’est Syriza qui est la mieux placée pour les conduire. Pas la Nouvelle Démocratie et le Pasok (social-démocrate) ».

 

« Nous avons révisé le budget régional, réorienté des crédits pour tisser un réseau de solidarité au service des familles que l’austérité a précipitées dans la pauvreté. Nous consacrons 2,5 millions d’euros au plan Électricité pour tous, cofinancé par l’UE et destiné aux foyers ayant subi des coupures suite à des impayés. Mais cela ne suffit pas. Nous ne pouvons pas nous en tenir là. Notre programme est tourné vers la croissance, le développement. Dans la région la plus peuplée de Grèce, nous devons impérativement endiguer le chômage et initier, avec l’appui d’un gouvernement de gauche, des politiques créatrices d’emplois ».

 

« Nous sommes lucides. Nous ne considérons pas que 30 % de l’électorat grec s’est soudainement converti aux principes de la gauche radicale. Cela dit, le vote pour Syriza n’est plus seulement l’expression d’une protestation. Ce n’est pas un vote de désespoir. Syriza ne s’est pas non plus transformée en nouveau Pasok. Revenons en arrière. En octobre 2009, lorsque le premier ministre Pasok Georges Papandréou assurait « il y a de l’argent disponible » pour faire face à la dette, lorsque Kostas Karamanlis plaidait pour des mesures d’austérité drastiques, Syriza, qui dépassait à peine les 4 %, posait déjà le bon diagnostic. Nous affirmions alors qu’il était impossible de surmonter cette crise de la dette sans nouveaux emprunts, tout en appelant à la plus grande prudence sur les conditions. Nous mettions déjà en garde contre le choix de l’austérité qui n’a jamais, nulle part au monde, allégé le fardeau de la dette. Enfin, pour nous, cette crise ne pouvait se résumer à sa dimension nationale. Nous étions face à une crise européenne ! À cette époque, MM. Papandréou et Karamanlis, le Pasok et la Nouvelle Démocratie méprisaient nos arguments. Cinq ans plus tard, tout le monde peut constater que les politiques d’austérité n’ont pas permis de résorber la dette. Ni en Grèce ni ailleurs. Nous n’avions pas d’argent, donc nous avons eu recours à l’emprunt. Mais avec des conditions dont les résultats sont tragiquement visibles dans la société grecque. Enfin il est évident que cette crise ne s’arrête pas aux frontières de notre pays. Les Grecs ont la mémoire longue. Ils savent qui a eu, dès le départ, la lecture la plus rationnelle de cette crise. Ils voient aujourd’hui dans Syriza le seul acteur politique capable de surmonter enfin cette crise de la dette et de guérir la crise démocratique dont le symptôme le plus inquiétant est le poids d’Aube dorée. Nous désigner comme des anti-européens obsédés par la sortie de l’euro n’a pas de sens. Les questions que nous posons sont posées à toute l’UE. Une victoire de Syriza peut être le déclencheur de nouveaux choix politiques. Le Grèce est le premier pays d’Europe à avoir expérimenté des recettes jusque-là réservées au tiers-monde. Elle peut, demain, devenir le premier pays d’Europe à emprunter une voie originale pour sortir de la crise. Ce combat ne sera pas aisé. On ne nous laissera pas si facilement prendre les bonnes décisions. Je le sais pour rencontrer moi-même de sérieux obstacles, comme présidente de région, depuis que j’ai gagné les élections ».

 

« Depuis longtemps, les sondages montrent l’aspiration sans cesse croissante de la société à un changement profond envers les politiques suicidaires d’austérité imposées par les créditeurs et appliquées par les gouvernements successifs depuis le début de la crise. Il est désormais clair pour tout le monde que, lors des prochaines législatives, quand elles auront lieu finalement, le pays va prendre son destin en main et changer de cap politiquement. Ce sera un changement immense tant pour la Grèce que pour l’Europe, et c’est pourquoi tout va être tenté par le gouvernement actuel pour l’arrêter, même si cela consiste à déstabiliser le pays. Mais le peuple mettra fin aux politiques d’austérité par les urnes ! Nous sommes en train de construire une coalition aussi large que possible. Cela fait maintenant plusieurs mois qu’Alexis Tsipras a appelé tous les citoyens qui ne veulent plus des politiques menées depuis 4 ans à passer outre les clivages politiques traditionnels pour sauver notre société et le pays ».

 

« Depuis le début de la crise, notre position est claire : il faut résoudre le problème de la dette de façon politique. Il faut organiser une conférence internationale pour résoudre ce problème pour tous les pays européens. Cela a été fait en 1953 à Londres pour l’Allemagne et sa dette, il faut le faire aujourd’hui pour les autres pays européens. Le but serait un effacement partiel, couplé à un moratoire sur le remboursement du reste, ainsi qu’une clause liant le remboursement à la croissance économique. Nous ne ferons rien d’unilatéral à moins d’y être poussés ».

 

« Les problèmes de la crise actuelle concernent tous les pays européens. L’Espagne – comme la Grèce et le Portugal – continue d’appliquer les politiques d’austérité. Podemos n’est que le résultat des besoins et de la colère des citoyens contre ces politiques d’austérité qui leur sont imposées. En Italie, cela s’exprime par d’immenses manifestations. Tous ces mouvements ainsi que les citoyens européens qui les forment voient en Syriza un exemple et une inspiration, et Syriza apprend beaucoup des combats de ces peuples. C’est le même combat sur d’autres fronts. Nous nous battons pour changer la Grèce et l’Europe, comme Podemos se bat pour changer l’Espagne et l’Europe. Pour nous tous, le combat est double, local et européen, difficile mais nécessaire. Pour paraphraser André Malraux, l’Union européenne des années à venir sera démocratique, solidaire et sociale, ou ne sera pas ».

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 01:04

 

 

 

«  The austerity policies from the last five years have not given a solution to Greek debt ».

Rena Douro

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 01:03

Rena Dourou : « Nous nous battons pour changer la Grèce et l’Europe »

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 00:55

 

Rena Dourou, gouverneur de la région Attique, dans son bureau avec vue sur l'Acropole. (Stefania Mizara pour L'Obs)

 

INTERVIEW de Rena Douro

"Redonner une crédibilité à la classe politique"


Lors d'une distribution de nourriture dans les quartiers populaires (crédit : Stefania Mizara pour "l'Obs")

Que signifie votre arrivée au pouvoir dans la région du Grand Athènes ?
- Pour la première fois, depuis la création de l’état grec moderne, la gauche gouverne une des grandes régions du pays, en l’occurrence la plus grande. Les critiques contre nous sont presque caricaturales. Ce sont les mêmes voix qui prédisaient que jamais nous ne pourrions gagner la région. Mais nous y sommes. Bien que pendant la campagne tous les médias étaient contre nous.

Vous allez, personnellement, bien au-delà de la rhétorique et des stratégies habituelles de la gauche grecque…
- Oui, par exemple, je suis athée mais je crois que l’Eglise comme institution est importante pour notre pays. La Grèce est loin d’être un état laïc. Il faut prendre acte de la réalité et bâtir des liens, collaborer pour le bien commun dans la mesure du possible. Je suis internationaliste mais je considère qu’on ne peut pas l’être si on n’aime pas sa propre patrie.

Quels ont été vos priorités depuis trois mois que vous gouvernez la région ?
- J’essaie surtout de montrer l’exemple, en montant au front mais surtout en travaillant sept jours sur sept, 18 heures par jour. Les employés de la région doivent savoir qu’on les protègera mais que de leur côté ils doivent aussi faire tout leur possible. J’ai refusé d’aider le gouvernement à licencier des gens au nom de l’austérité mais nous avons nous-mêmes renvoyé des gens embauchés avec des faux diplômes.
Nous nous battons contre le gouvernement et contre  la Troïka (F
ΜI, Banque centrale européenne, Commission Européenne) qui veulent tout privatiser, santé et éducation inclus. Il faut aussi se battre pour redonner une crédibilité aux politiques et aux institutions. Car sinon, l’idée du "tous pourris" laisse le terrain libre à Aube Dorée [le parti d’extrême droite néonazi, NDLR].

Que va-t-il se passer avec l’Europe et pour l’euro si Syriza arrive au pouvoir ?
- Rien (rires). C’est l’une des questions auxquelles je ne veux plus répondre, typique de la propagande contre la gauche. Ne devrions-nous pas plutôt demander : "Que s’est-il passé depuis que ce gouvernement est au pouvoir" ? L’épouvantail communiste n’est pas encore aux affaires mais pourtant la dette reste insoutenable, les réformes ne sont pas faites tandis que la population souffre.
Notre ascension montre surtout un changement de paradigme au niveau européen. Regardez ce qui se passe en Espagne. Les peuples ne se réveillent pas d’un jour à l’autre pour tout changer… Nous avons un programme cohérent et c’est pour cela que nous arriverons au pouvoir. La société grecque se souvient que depuis le début de la crise nous combattons le tout austérité : nous n’avons pas changé de cap et les faits prouvent que nous avons raison.

Propos recueillis par P.K. et J.-B.N.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150123.OBS0597/grece-l-amazone-de-syriza-a-l-epreuve-du-pouvoir.html

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 22:36

Juliette Méadel

 

 

Avocate, docteur en droit privé, diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole Nationale d’Administration ainsi qu’ en philosophie, (DEA, la Sorbonne), je me suis engagée en politique depuis plus de 10 ans.

J’ai consacré 5 ans de ma vie à chercher une régulation idéale des marchés financiers, cela a donné lieu à une thèse de droit : « les marchés financiers et l’ordre public », publiée chez LGDJ, ainsi que des articles de presse sur ce sujet. Après avoir commencé ma vie professionnelle comme avocate d’affaires, j’ai choisi d’entrer dans la fonction publique, pour me mettre au service de l’intérêt général.

Membre du secrétariat national du PS après le Congrès de Dijon en 2005, où François Hollande m’a nommée Responsable nationale du projet, j’étais membre de l’équipe de campagne de Ségolène Royal en 2007. Entrée à l’ENA en 2008, j’ai choisi de suspendre mes activités politiques et ce jusqu’en 2012 où j’ai fondé avec Jean-Louis Bianco, le mouvement Pour un parti d’avenir, dont l’objet est de rénover le Parti socialiste et la vie politique. Après le Congrès de Toulouse, fin 2012, je suis entrée au bureau national du PS et au secrétariat national où je suis chargée des questions industrielles, numérique et liée à l’économie sociale et solidaire.

J’ai fondé, en 2012, le collectif « l’avenir n’attend pas » qui a pour objet d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de bouleverser la manière dont les politiques publiques doivent être pensées et mises en oeuvre : en s’appuyant sur les expériences réussies, localement et à l’étranger, et en améliorant les politiques en faveur de l’enfance et de la jeunesse afin de bâtir dès maintenant la société de demain.

J’ai été nommée, le  26 août 2014, porte parole du PS à la demande du Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

http://juliettemeadel.fr/biographie/

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 22:27

 

Réponse de Rena Dourou, députée de Syriza à Daniel Cohn-Bendit

 

Daniel Cohn Bendit a déclaré à propos de Syriza :

« Ils proposent d’annuler les réductions de salaire et d’instaurer un salaire minimum à 1300 euros par mois. C’est un programme de mensonge. C’est complètement idiot. Et c’est de la folie.

Tout le monde sait que les caisses sont vides. Avec quel argent distribuera-t-elle ces salaires, sachant que, dans ces circonstances, il n’y aura plus d’aide de l’Europe ?

Les gens, à qui ils auront fait des promesses non tenues, descendront dans la rue. Avec le risque de chaos social et de recours à l’armée.

Il existe des précédents en Grèce ! Il faut faire très attention. C’est l’avenir de la démocratie qui est en jeu. De la substance de la démocratie ! »

Voici la réponse que lui fait point par point Rena Dourou :

M. Cohn-Bendit, quel gâchis !

On pourrait très bien comprendre votre envie de soutenir le parti des Verts Grecs, de voulour défendre leur projet en Grèce, surtout pendant cette période si difficile pour le pays.

Ce que l’on n’ a pas compris, c’est pourquoi vous avez jugé bon de le faire en accablant, avec votre fougue bien connue, SYRIZA, le parti de la Gauche radicale. Le parti qui actuellement en Grèce est en train de bouleverser la donne politique fondée sur le bipartisme pendant presque quarante ans.

Vous, une icône de la révolte de mai 68, vous avez choisi comme cible, - au cours de votre conférence de presse aux côtés du représentant des Verts Grecs, Mr Chrysogelos -  la gauche...., SYRIZA.... , et non pas les socialistes ou les conservateurs qui, pourtant, sont responsables de la faillite actuelle de notre pays !

Pour des raisons électoralistes, pour rejeter une coalition des Verts avec la gauche, vous avez choisi de vous tourner contre SYRIZA, en ridiculisant et en déformant son programme et ses propositions.

Juste trois remarques:

Primo : Vous ne trouverez nulle part dans le programme de SYRIZA de proposition concernant « un salaire minimum à 1.300 euros ».

Vous êtes donc mal informé sur ce point.

Secundo : vous avez posé la question suivante:

« en cas de choc social consécutif à la frustration des gens, si la gauche au pouvoir devait trahir leurs espoirs : qui va remettre de l’ ordre ?.... Il y a une tradition en Grèce ».

Quelle est donc cette... "tradition grecque" ?  La dictature militaire ? Est-ce bien ça ?

Et si c’ est bien ça, ne s’ agit – il pas d’ une offense au peuple grec, à la démocratie grecque qui, selon ce que vous insinuez, a une propension incurable aux solutions anticonstitutionnelles et antidémocratiques ?

C’est triste de votre part !! , car témoignant du peu de respect que vous nourissez pour le peuple Grec et ses institutions démocratiques.

Tertio : Vos propos très durs contre SYRIZA ont été repris en boucle par tous les médias, surtout ceux qui soutiennent les deux partis au pouvoir depuis 38 ans. Ce sont les mêmes médias qui ont passé sous silence vos positions sur le coût de l’armement militaire sur les finances publiques de la Grèce... Un détail certes révélateur qui aurait dû vous inquiéter...

 

Amicalement,

 

Rena Dourou,

Députée de SYRIZA 

 

https://www.lepartidegauche.fr/actualites/international/reponse-rena-dourou-deputee-syriza-daniel-cohn-bendit-16005

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 03:43

 

http://news.gtp.gr/wp-content/uploads/2014/11/Dourou_photo-perifereiarxi-e1415177922696.jpg

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 03:38

 

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/actualite/europe/la-gauche-radicale-gagne-du-terrain-en-grece-2014-05-19-1152848/39034009-1-fre-FR/La-gauche-radicale-gagne-du-terrain-en-Grece_article_popin.jpg

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 03:16

 

Réna Doúrou

 

 

Iríni « Réna » Doúrou (Ειρήνη (Ρένα) Δούρου) ; née en octobre 1974) est une femme politique grecque, l'une des dirigeantes du parti politique SYRIZA. Élue députée en 2012, elle dirige depuis le 1er septembre 2014 la plus importante région de Grèce, l'Attique.

Le même jour que les élections européenne, les grecs votaient le 25 mai 2014 pour renouveler leurs maires et leurs gouverneurs de région. La candidate de SYRIZA, en obtenant 50,8% des voix, a été portée au pouvoir dans la région Attique.



Portrait: Élue députée en 2012, elle a quitté son poste, une fois désignée candidate au régionales, L’élégante quadragénaire s’est consacrée sans compter son temps et son énergie à cette campagne.

Rena Dourou a permis à Syriza de franchir une étape décisive dimanche soir, en remportant l’élection législative dans la région capitale, l’Attique, qui concentre un tiers de l’électorat grec et près de 40% du PIB du pays. Cette élégante quadragénaire, fille de policier, cultive une image de sérieux, sans rompre les liens qui l’unissent depuis longtemps aux mouvements sociaux. Comme Tsipras, elle a fait ses premières armes dans l’organisation de jeunesse de Synaspismos, la force composée d’ex-communistes qui a fondé Syriza. Comme lui, elle fut de tous les rendez-vous altermondialistes, du contre-sommet du G8 à Gênes au Forum social européen. Diplômée de géopolitique (elle a consacré son DEA aux difficiles relations gréco-turques), cette polyglotte maîtrisant parfaitement le Français a présidé, après son élection au Parlement, en 2012, la Commission des relations extérieures. « On peut être blonde et s’occuper de politique étrangère et de défense », raillait alors cette féministe prompte à tourner en dérision un machisme méditerranéen solidement ancré. Pour se consacrer pleinement à la campagne des régionales, Rena Dourou n’a pas hésité à démissionner de son poste de députée. « C’est une femme active, résolue, indépendante, dotée d’une forte personnalité », résume l’une de ses camarades. En apprenant son élection, à l’issue d’un scrutin serré, elle a promis de gérer la région « pour les citoyens, avec les citoyens ». En rupture avec la gestion austéritaire de son rival, Yannis Sgouros, que le soutien de la droite comme des sociaux démocrates n’a pas suffi à sauver, après deux mandats entachés par le clientélisme et par une gestion solitaire et autoritaire.

 

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 03:12

 

 

 

«  The austerity policies from the last five years have not given a solution to Greek debt ».

Rena Douro

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