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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 19:06

 

 

Les politiques de rigueurs imposées par la Troïka ont fait descendre les Grecs dans la rue. Selon un document de la police, plus de 20.000 manifestations ont été recensées dans le pays ces quatre dernières années.

Selon un document de la police, publié par certains journaux, "20.210 manifestations, rassemblements ou mobilisations ont eu lieu ces quatre dernières années à travers le pays, dont 6.266 à Athènes". Ce comptage a été effectué à partir du 8 mai 2010, date de la signature du premier prêt de 110 milliards d'euros octroyé par les créanciers internationaux de la Grèce, UE, BCE et FMI, assorti de mesures de rigueur draconiennes visant l'assainissement de l'économie du pays via d'importantes coupes des dépenses publiques. Deux ans plus tard, la Grèce a reçu un second prêt de 130 milliards d'euros de ses partenaires en échange de la poursuite des coupes dans les salaires et les retraites et de la hausse des taxes. Cela a engendré une profonde récession (-25% du PIB en cumulé sur six ans) et aggravé le taux de chômage qui s'élève actuellement à 27% contre 9,5% en 2009.

>>> Lire : Alexis Tspiras: "La Grèce a servi de cobaye à la théorie du choc"

Les grands syndicats du privé et du public du pays ont appelé par ailleurs à des dizaines des grèves pendant ces quatre dernières années, pour s'opposer notamment aux licenciements de milliers d'agents publics dans le cadre d'une vaste réforme de l'administration ayant entraîné la fermeture de nombreux organismes.

>>> Lire : Le chômage dépasse les 27% et ce n’est pas fini

La première grève générale de l'année, soutenue par le parti de gauche Syriza, le 9 avril dernier à Athènes, a rassemblé 11 000 personnes, dont 7 000 pour celle du front syndical Pame, lié au Parti communiste de Grèce. La Grèce s'est engagée auprès de la troïka, UE, BCE et FMI, à procéder à un nouveau plan de licenciement massif de 11.500 fonctionnaires d'ici fin 2014, via la fusion ou la suppression d'organismes publics.  En outre, un nouveau plan de chômage partiel va frapper les agents de la fonction publique. Ces dernières années, environ 20.000 agents ont déjà été mis au chômage partiel, l'objectif du gouvernement étant d'arriver à 25.000 d'ici fin 2014.

>>> Lire : La Grèce était en grève générale

Première victime de la crise de la dette en Europe et après un retour à un excédent budgétaire primaire en 2013, Athènes serait en passe de revenir sur les marchés pour financer sa dette publique dès cette année. « Tout ce qu’ils disent sur le retour sur les marchés n’a rien à voir avec nous, les travailleurs », se plaignait un enseignant dans le secondaire dans les colonnes de l'Humanité, au lendemain de la manifestation à Athènes.

 

http://www.humanite.fr/en-grece-plus-de-20-000-manifestations-en-quatre-ans-dausterite-522790

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 19:04

 

 

Grèce, manifestation contre l'austérité
AFP
Une grande journée de grève générale et une manifestation rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes a eu lieu en Grèce à l’appel des syndicats grecs pour protester contre de nouvelles mesures austéritaires.

La Grèce s'est engagée auprès de la troïka, UE, BCE et FMI, à procéder à un nouveau plan de licenciement massif de 11.500 fonctionnaires d'ici fin 2014, via la fusion ou la suppression d'organismes publics.  En outre, un nouveau plan de chômage partiel va frapper les agents de la fonction publique. Ces dernières années, environ 20.000 agents ont déjà été mis au chômage partiel, l'objectif du gouvernement étant d'arriver à 25.000 d'ici fin 2014.

"Non aux licenciements et au chômage partiel, protection des acquis sociaux et des services publics", revendiquait l'Adedy (centrale syndicale du public) dans un communiqué. De son côté la centrale du privé GSEE a appelé les salariés à "résister à la catastrophe sociale" et "réclamer le changement des politiques". "Nous disons +non+ à la rigueur, au chômage et aux conditions de travail moyenâgeuses".

Il s'agissait ce mercredi de la première grève générale de l'année, soutenue par le parti de gauche Syriza. « Après l'écrasement des salaires et des retraites, les licenciements dans le secteur public, la liquidation des services publics et la dévastation du système de santé un protocole honteux vient déréguler le milieu de la pharmacie au profit des fonds d'assurance » dénonce le parti. La plupart des pharmacies étaient d’ailleurs en grève ce mercredi pour cette raison. Les hôpitaux fonctionnaient avec du personnel d'astreinte en raison de la participation des médecins à la grève. Syriza poursuit en listant une nouvelle série de « mesures brutales: nouvelle réduction des retraites complémentaires, nouveau démantèlement des ressources sociales, ouverture des magasins le dimanche... »

 

http://www.humanite.fr/ce-mercredi-la-grece-etait-en-greve-generale

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 19:02

 

Le candidat du PGE à la tête de la Commission a redemandé hier un New Deal européen.

Il faut un « New Deal européen », a demandé hier le candidat du Parti de la gauche européenne (PGE), Alexis Tsipras, dans un entretien à l’AFP. Ce New Deal doit être un « accord de financement des investissements pour promouvoir la croissance, l’emploi et la protection sociale ». Sans celui-ci, l’UE « ne s’en 
sortira pas », a prévenu le chef de file de la gauche pour les élections au Parlement européen du 22 au 25 mai. Alexis Tsipras sera à Paris samedi 12 avril, à l’occasion de la marche contre l’austérité initiée par le Front de gauche et à laquelle appellent 200 syn-
dicalistes, intellectuels et militants associatifs (voir notre édition d’hier).

Le président de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) grecque avait déjà participé à une initiative au siège du PCF en février. « Son retour en France est le signe d’un grand espoir dans la capacité du Front de gauche à renforcer la gauche européenne », au Parlement, estime Anne Sabourin, représentante du PCF à la direction du PGE. L’agenda du candidat, en campagne depuis le congrès du PGE en décembre, est chargé. Il a déjà visité plusieurs pays. Jeudi, il sera à Bruxelles pour une conférence sur la dette, en présence des présidents du PGE, Pierre Laurent, et de la Gauche unitaire européenne, Gabi Zimmer.

 

http://www.humanite.fr/alexis-tsipras-deja-en-campagne

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 19:01

 

La gauche antilibérale aurait le vent en poupe dans l’Union Européenne

La Gauche unitaire européenne constituerait le troisième groupe du Parlement européen, devant les libéraux, selon un sondage. La droite et les socialistes resteraient majoritaires.

Le prochain Parlement pourrait se teinter de rouge. Selon Pollwatch, qui a compilé les sondages pour les élections européennes de mai dans les 28 États membres, le groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) qui obtiendrait 67 élus contre 35 aujourd’hui serait le troisième le plus important au Parlement européen, derrière les socialistes et démocrates (209 élus) et le Parti populaire européen (PPE, 202 parlementaires).

9% pour le Front de gauche

Dans plusieurs pays, la GUE enregistre une percée. En Grèce, avec 28,8 % des voix, Syriza obtiendrait 8 sièges (contre 4,7 % et un élu en 2009). Le Parti communiste de Grèce, avec 6,3 % des voix (– 2,05 points) conserverait deux élus. En France, le sondage attribue 9 % des voix au Front de gauche, qui obtiendrait sept élus (contre quatre aujourd’hui), auxquels s’ajouterait un élu d’outre-mer. Izquierda Unida, en Espagne, pourrait aussi remporter, avec 12,8 %, 7 élus, contre un aujourd’hui. Die Linke, en Allemagne, resterait stable avec 8 sièges. Au Portugal, les communistes portugais obtiendraient 11 % des voix et 4 sièges ; le bloc de gauche 6,8 % et trois élus. Le Centre de l’harmonie letton arriverait en tête, avec 32 % des voix et 3 élus. Par ailleurs, le sondage prédit le retour de cinq Italiens de la liste Tsipras, à laquelle participe Refondation communiste. Le Sinn Féin aurait 3 élus en Irlande. Toutefois, en Italie, Lettonie ou Espagne, les listes sont des coalitions, et certains élus pourraient décider de rejoindre d’autres groupes.

Le PPE majoritaire

La grande majorité au Parlement européen, constituée par les socialistes et le PPE, verrait son influence réduite, passant de 61,1 % à 54,7 % des sièges. L’extrême droite, elle, pourrait voir son nombre d’élus doubler : le groupe des non-inscrits, où elle est hégémonique, pourrait passer de 32 élus à 92.

 

http://www.humanite.fr/la-gauche-antiliberale-aurait-le-vent-en-poupe-dans-lunion-europeenne

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 18:58

 

 

Angela Merkel contre toute aide de solidarité à la Grèce

La chancelière allemande Angela Merkel a averti ce dimanche le gouvernement grec qu'il ne devait pas compter sur un signal de Berlin quant à un éventuel nouveau plan d'aide avant les élections européennes, comme le laissait entendre son ministre des Finances.

 Selon l'hebdomadaire der Spiegel, la dirigeante conservatrice, gourou d'une politique stricte d'austérité budgétaire en Europe, a stoppé net un projet de son puissant ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, qui voulait envoyer à la Grèce "un signal de solidarité" avant le scrutin européen, en laissant entrevoir qu'Athènes pourrait bénéficier d'un troisième plan d'aide, selon le magazine qui ne cite pas ses sources.

Electorat d'extrême droite

Mais la chancelière bloque tout par souci électoraliste. En se montrant ferme à l'encontre du peuple grec, la leader de la droite allemande espère capter l'électorat du parti anti-européen Alternative pour l'Allemagne (Afd) à l'approche du scrutin européen du 25 mai, selon Der Spiegel. L'AFD, qui prône l'abandon de l'euro et le retour au deutsche mark, n'a pas réussi à entrer au Bundestag (chambre basse du Parlement) aux élections législatives du 22 septembre, mais beaucoup lui prédisent une percée aux Européennes dans un pays pourtant jusqu'ici plutôt épargné par la crise.

A l'inverse, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble espérait qu'un nouveau plan d'aide renforcerait la coalition entre les conservateurs et les socialistes au pouvoir à Athènes. Pour lui, dans le cas contraire, une nouvelle instabilité politique à Athènes "pourrait relancer la crise dans la zone euro", écrit l'hebdomadaire. Le parti de la gauche radicale, Syriza, dirigé par Alexis Tsipras, est le favori des sondages pour les prochaines élections municipales et européennes face à des Grecs excédés par les partis traditionnels. Samedi, Alexis Tsipras a dénoncé dans un quotidien allemand le fait que "la Grèce a servi de cobaye". "Avec cette thérapie de choc (imposée à la Grèce par ses créanciers), on a voulu tester ce qu'un peuple pouvait endurer".

 

http://www.humanite.fr/angela-merkel-contre-toute-aide-de-solidarite-la-grece

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 18:57

 

 

 

Tspiras: "La Grèce a servi de cobaye à la théorie du choc"

Dans un entretien à un quotidien allemand ce samedi, le candidat du Parti de la gauche européenne (PGE) à la présidence de la Commission européenne dénonce les cures d'austérité imposées à la Grèce par l'Union européenne qui ont eu pour résultat de faire exploser la dette du pays.


"La Grèce a servi de cobaye", affirme le chef du principal parti d'opposition Syriza (gauche radicale) dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung. "Avec cette thérapie de choc (imposée à la Grèce par ses créanciers), on a voulu tester ce qu'un peuple pouvait endurer".

Des programmes d'économies qui créent... de la dette

Alexis Tsipras, dont le parti est en tête des intentions de vote en vue des prochaines élections locales et européennes, explique ainsi froidement que lorsque le premier plan d'aide à la Grèce a été adopté en 2010, "le déficit public de la Grèce atteignait 120% du Produit intérieur brut (PIB). Aujourd'hui il a grimpé à 175%"! "C'est absurde. Nous devions épargner afin de ne pas avoir besoin de nouveaux crédits mais les programmes d'économie n'ont fait que créer de nouveaux besoins de crédits", selon lui.

La Grèce a été placé en 2010 sous assistance financière de la Troïka UE-BCE-FMI qui lui a accordé deux programmes de prêts d'un montant total de 240 milliards d'euros pour éviter la faillite. En échange, des mesures draconiennes d'économie qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population lui ont été imposées.

Depuis la forte percée de son parti aux élections grecques en 2012, Alexis Tsipras a vivement critiqué la chancelière allemande Angela Merkel, accusée d'avoir privilégié la rigueur en Europe aux dépens des populations. De passage à Paris fin janvier, le leader de Syriza avait affirmé: "Nous serons la surprise lors des prochaines élections européennes".

Comment les consciences évoluent-elles en Europe? Avec Elisabeth Gauthier (PCF), Christoforos Vernadakis (directeur de l'institut de sondage grec VPRC), François Miquet-Marty (Viavoice), Yann Le Lann et Jean-Vincent Koster (IDHE) et Joachim Bischoff et Richard Detje (Sozialismus).

 

http://www.humanite.fr/tspiras-la-grece-servi-de-cobaye-la-theorie-du-choc

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 18:54

 

Alexis Tsipras à Paris: "Nous serons la surprise" des européennes"

 

Le candidat du Parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras, a rencontré les électeurs français ce lundi soir au siège du PCF, à l'invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Le président de Syriza est arrivé ce lundi matin à Paris pour une visite de deux jours dans le cadre de sa candidature à la présidence de la Commission européenne au nom du Parti de la gauche européenne (PGE). Temps fort de sa venue en France, Alexis Tsipras a tenu une rencontre publique à l'invitation de Pierre Laurent, Président du PGE, ce lundi soir, au siège du Parti communiste français, devant une salle comble.

"Nous allons faire ensemble le voyage de l'espoir et du changement pour changer l'Europe mais aussi pour changer nos vies", a promis le candidat à la présidence de la Commission europénne. "Nous pouvons envahir la Bastille du néolibéralisme global qu'est l'actuelle Europe néolibérale. " Prenant acte que "les socialistes rejettent leurs mandats progressistes et deviennent "co-managers" du consensus néolibéral avec Merkel", Alexis Tsipras constate que "si le gouvernement de François Hollande était différent, je pense que toute l'Europe aujourd'hui serait différente."

 

Europe des peuples

"Nous devons demander avec force aux socialistes: êtes vous avec l'Europe des marchés et du capital ou avec l'Europe des peuples?", demande le leader de Syriza qui pose d'emblée les ambitions du Parti de la gauche européenne: "Nous avons besoin d'une transformation écologique et politique totale de l'Union européenne, particulièrement en ce qui concerne l'immigration." A propos du drame de Lampedusa et, plus récemment, des migrants rejetés par la police grecque le long de côtes turques: "Nous ne voterons pas une Europe qui tuent des gens!"

 

http://www.humanite.fr/alexis-tsipras-paris-nous-serons-la-surprise-des-europeennes

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 18:52

 

 

Grèce: le Parlement confirme la suspension du financement d'Aube dorée

La Parlement grec a voté à une marge majorité mercredi soir la suspension effective de l'aide de l'Etat au parti néonazi Aube dorée, deux mois après en avoir adopté le principe en réaction au meurtre du rappeur antifasciste, Pavlos Fissas, par un militant du parti d'extrême droite.

La mesure a été votée par une large majorité de 241 députés contre 26. Fin octobre, le parlement grec avait adopté le principe de cette suspension à travers un texte organisant "la suspension de toute aide de l'Etat à un parti dont le dirigeant (...) ou un dixième des élus sont poursuivis pour constitution ou participation à une organisation criminelle", ce qui est le cas d'Aube dorée. Car six députés de ce parti dont son leader, Nikos Michaloliakos, soit un tiers des 18 élus de son groupe parlementaire, sont depuis début octobre sous le coup d'une inculpation pour leur implication dans une "organisation criminelle", un crime passible de 10 à 20 ans de prison.

>>> Lire : Le chef de l’Aube dorée écroué pour appartenance à une organisation criminelle

Le parti néonazi est dans le collimateur de la justice depuis l'assassinat de Pavlos Fyssas, musicien et militant antifasciste, poignardé en septembre par un membre d'Aube dorée près d'Athènes. Ce drame a choqué la Grèce et poussé les autorités à lancer une offensive policière et judiciaire contre ce parti accusé de nombreuses violences contre les étrangers ou les militants de gauche. Parmi les exactions imputées au parti d'extrême droite figure le meurtre d'un Pakistanais de 27 ans, Shehzad Luqman, en janvier dans une rue d'Athènes. Le procès de ses deux assassins présumés, soupçonnés d'être membres d'Aube dorée, s'est ouvert mercredi dans la capitale grecque.

Les plans d’austérité successifs et leurs lourdes conséquences sociales ont fait le lit d’Aube dorée, dont les violences sont dirigées contre les immigrés et les militants de gauche. Cette formation raciste et antisémite est entrée pour la première fois au Parlement aux dernières élections en juin 2012 avec 7 % des voix. L’aide de l’État aux partis est proportionnelle à leur représentativité électorale et Aube dorée a déjà encaissé en toute légalité 1,2 million d’euros.

Lire aussi :

 

http://www.humanite.fr/grece-le-parlement-confirme-la-suspension-du-financement-daube-doree

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 18:48

 

Budget 2014: les parlementaires grecs s’enfoncent toujours plus dans l’impasse austéritaire

 

Le Parlement grec a adopté ce weekend un nouveau budget de rigueur pour 2014. Un budget dans la droite ligne des précédents, qui ont plongé la Grèce dans une "crise humanitaire" a dénoncé à la tribune Alexis Tsipras de Syriza.

La coalition de la droite et des socio-libéraux du Pasok survit malgré sa très faible majorité. Ce nouveau budget de rigueur a été adopté à 153 voix sur 300… Cette loi de finance 2014 mise sur une poursuite de la logique austéritaire, mais espère pourtant un retour de la croissance: +0,6 % en 2014 contre -4% prévus en 2013. Même la troïka n’y croit pas, et refuse de valider les prévisions macroéconomiques de la Grèce, tout en incitant à toujours plus d’austérité. Ce budget prévoit pourtant 2,1 milliards de revenus supplémentaires suite à des hausses d’impôts,  et une baisse de 3,1 milliards euros des dépenses, via de nouvelles coupes dans les secteurs de la santé, des assurances sociales et de l'éducation…

"Voter pour le budget signifie que le désastre va continuer" a lancé Alexis Tsipras, chef de fil du groupe parlementaire Syriza, premier parti d’opposition, devant les députés. Pour la gauche grecque, ce budget n’est pas qu’une question de chiffres. "Aujourd'hui, nous parlons de millions de personnes plongées dans la pauvreté, la faim et le désespoir". Voter cette loi, c’est emprunter "le chemin de la mort lente et douloureuse de l'économie et de la capacité de production de notre pays." Alexis Tsipras dresse ce constat accablant. "Vous savez que dans ce pays, les chômeurs et les retraités sont un million de plus que la population active. […] Vous savez que sur les 3,6 millions de travailleurs qui restent, près de la moitié, soit 1,8 millions travaillent dans des PME ou sont des fonctionnaires qui ont vu leurs revenus s'effondrer de 30%, 40% voir 50%. Vous savez que, pour le reste, soit 1,8 million de travailleurs dans le secteur privé, seulement 700 000 sont payés à temps et le reste, plus d'un million de travailleurs ont des retards de salaires d’un à douze mois.  […] En 2013 des milliers de ménages dans notre pays sont sans électricité ! Avez-vous compté tous ces gens autour de nous qui meurent brûlés, car ils doivent se chauffer aux braseros ?"

Malgré cette catastrophe humanitaire dénoncée par Tsipras, la droite et le Pasok ont voté le budget, en brandissant leurs performances macroéconomiques : un déficit budgétaire, passé de 15% du PIB en 2009 à 2,2% prévu en 2013. La Troika a néanmoins gelé le versement d'un prêt d'un milliard d'euros en discussion depuis septembre, faute d'avoir obtenu la mise en œuvre de réformes demandées. Notamment sur la vente aux enchères des biens immobiliers des grecs endettés saisis et la privatisation de trois nouvelles entreprises publiques…  Le Premier ministre Samaras, pour préserver sa maigre majorité, a justement pris soin de repousser à la semaine prochaine la discussion parlementaire sur les saisies immobilières et un nouvel impôt foncier.

 

http://www.humanite.fr/budget-2014-les-parlementaires-grecs-senfoncent-toujours-plus-dans-limpasse-austeritaire

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 18:32

Que se passe-t-il en Grèce ? Une dérive pour le moins autoritaire, une répression permanente, quasi-systématique des mouvements sociaux, la mise à bas d’un pays qui sombre dans une crise humanitaire. Responsable de Syriza à Paris, Vangelis Goulas a fait parvenir à l’humanite.fr un texte dans lequel il décrypte la situation dans son pays. Il en appelle à la résistance.

Quinze mois après le verdict du peuple grec, qui, dans les urnes, a ordonné l’annulation  du mémorandum, qui a ordonné de mettre fin aux mesures d’austérité brutales et inefficaces, maintenant nous sommes tous au courant que le gouvernement de Samaras a échoué !

Le Parlement a perdu les dernières traces d’une relative autonomie face aux financiers ; le Gouvernement est soumis aveuglement aux dictats de la troïka après avoir perdu toute souveraineté en votant le mémorandum, cet accord qui traite la Grèce comme une Compagnie et non pas comme un pays, traite les Grecs comme des salariés prêts à être licenciés au nom de la compétitivité de l’économie, traite les Grecs comme une main d’œuvre qui coûte chère et non pas comme des citoyens.

Récession, démolition de tous les droits des salariés de privatisations, licenciements, nouvelles baisses dans les salaires et les prestations sociales, en réponse aux luttes syndicales le gouvernement grec réquisitionne les grévistes en invoquant des lois d’exception, applicables en temps de guerre ou lors de catastrophes naturelles !

La réduction brutale des dépenses publiques de santé et de protection sociale et l’augmentation continue du nombre des personnes privées de couverture sociale crée une situation proche de la catastrophe humanitaire. Fermetures d’hôpitaux et d’écoles, la grande « braderie » des biens publics grecs, mise en vente d’infrastructure publique à un prix scandaleux, le vol en bande organisé de la propriété du peuple. Mise en disponibilité forcée de dizaines de milliers de salariés du public.

Le contrat social mis en place par le bipartisme depuis 40 ans après la chute du régime des colonels a pris fin ! Le peuple subit un régime en pleine dérive autoritaire.

Ainsi à Skouries, au Nord de la Grèce, lieu emblématique des luttes écologiques. L’État grec a vendu les droits d’exploitation d’une surface de 317.000 km2, dans de scandaleuses conditions, à la société canadienne Eldorado Gold et sa filiale grecque, Ellinikos Hrisos (Or grec). La valeur de ces mines est estimée à 12 milliards d’euros, Eldorado Gord n’ayant payé que 11 millions à l’État grec pour leur acquisition. La police, au lieu de protéger les intérêts du peuple, est utilisée comme une armée de mercenaires pour servir les intérêts des colonialistes modernes.

C’est un nouveau Guantanamo ! Des militants kidnappés, battus, sans droit à la présence d’avocat, pendant plusieurs heures, c’est la réponse du gouvernement aux luttes sociales et écologique des habitants de la région qui veulent empêcher la destruction de l’ancien foret des Skouries, planifiée par les prospecteurs d’or.

Récemment le journaliste Costas Baxevanis à relever un scandale de première ampleur : le secrétaire d’état au développement, et responsable d’investissement de l’or dans le pays, a, dans le passé récent et longtemps été cadre dirigeant de la société américaine Fidelity, qui a récemment obtenu, grâce à sa participation dans le groupe d’entreprises «Eldorado Gold» - des licences pour l’exploitation des mines d’or en Chalcidique.

La criminalisation des luttes politiques et syndicales est aussi scandaleuse.

Le gouvernement grec a procédé en juin à la fermeture par décret de l’organisme de l’audiovisuel public (ERT) sous prétexte d’économies. Cette décision, non légitime, entraine le licenciement de 3000 travailleurs.

Cette mesure porte atteinte à la liberté d’expression. L’assemblée générale des travailleurs d’ERT a décidé l’occupation du siège et des studios de l’organisme, ainsi que la poursuite du programme afin d’en informer la population. Des milliers de personnes ont afflué chaque soir autour du siège de la télévision publique.

Il y a cinq mois, ils ont décidé comme des putschistes en légiférant par ordonnance de fermer ERT sans consulter le parlement.

Pendant des mois, ils ont refusé de se conformer à la décision du  Conseil d’État. ERT doit rester ouverte, ils continuent d’être hors la loi car ils n’ont pas soumis au vote du parlement même cette décision par ordonnance.

Hier, de façon provocante, ils ont décidé de donner les licences aux propriétaires de chaînes privées fonctionnant pendant des années avec des permis temporaires qu’ils n’ont jamais payé ils ont par la même occasion donné la propriété publique de fréquences numériques.

Et deux jours plus tard, ils ont envahi avec les forces de police, le bâtiment de la radio publique grecque et de la télévision.

Il ne fait aucun doute qu’ils n’ont plus aucune base sociale, aucune légitimité populaire. Leur seul allié, une petite oligarchie des entrepreneurs qu’ils favorisent par leurs décisions. Mais juste parce qu’ils ont perdu toute légitimité sociale et populaire, ils deviennent de plus en plus dangereux pour la démocratie.

Syriza conformément à l’article 142 du Parlement hellénique, en réponse à l’actuelle intervention autoritaire dans les bâtiments de la ERT a déposé une motion de censure en raison des violations persistantes de la légitimité démocratique et les politiques d’austérité menées par ce gouvernement, ils ont plongé le pays dans le chaos .Le gouvernement des mémorandums et des serviteurs de la Troïka doit partir ! ! ! Hier soir pendant la discussion de la motion de censure le président de SYRIZA premier opposition du pays Alexis Tsipras a prononcé un discours brillant, sans manger ses mots en dénonçant les intérêts des oligarques du pays de manière nominative.

Le premier ministre Samaras sans avoir d’autres arguments a applaudi d’une manière ironique.

Selon la constitution et le règlement intérieur du parlement le discours du chef de l’opposition est suivi par celui du premier Ministre.

Hier soir le discours de  Alexis Tsipras a été suivi par celui du vice-président du gouvernement E. Venizélos et par celui du ministre de la économie Stournaras pour préparer le terrain pour le discours de Samaras, mais toujours pas des arguments, toujours de mauvaise foi et des attaques personnels a A.Tsipras .Discours pour rigoleur mais en même temps pour pleurer. Le discours le plus pathétique par le premier ministre le plus pathétique dans l’histoire du parlement. La dégradation volontaire  de la vie politique et  du parlement.

Ils sont au courant eux-mêmes que ça ne peut pas durée ! Le peuple grec a déposé sa motion de censure, ils doivent lui rendre compte !

Nous appelons à une révolution citoyenne et pacifique, ce gouvernement doit partir.

SYRIZA et les forces politiques qui militons ensemble,  nous devons viser à contribuer de toutes nos forces à la formation et au développement d’un mouvement populaire massif et puissant, un mouvement de résistance aux mesures impopulaires que cherchent à imposer les mémorandums, un mouvement de désobéissance à l’autoritarisme droitier de l’état et du patronat ,nous devons annuler des mémorandums et des lois applicables, mettre en place un plan de relance économique et sociale.

Le grand pari pour Syriza et le peuple de gauche, c’est d’organiser la solidarité, c’est d’accueillir tous ces citoyens qui nous soutiennent pour qu’ils viennent en aide aux plus faibles gravement touchés par les mesures d’austérité.

Aucun concitoyen ne doit manquer de médicaments, d’électricité.

Le peuple grec, la classe ouvrière, les jeunes, les femmes et les immigrés tous ensemble nous devons organiser la solidarité et la résistance : nous devons continuer à nous battre au parlement et dans la rue pour faire reculer et annuler ce pacte budgétaire afin de regagner la souveraineté de notre pays, de retrouver une justice sociale, de faire renaître la démocratie dans son berceau et dans toute l’Europe.

Nous sommes déterminés à gagner : Résistance !

 

http://www.humanite.fr/le-peuple-grec-depose-sa-motion-de-censure-nous-devons-organiser-la-solidarite-et-la-resistance

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