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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:54

 

LM.NET - EN BREF que coute la guerre francaise au Mali (2013 12 31) ENGL

 

Luc MICHEL / In Brief /

With IRIB – PCN-SPO / 2013 12 31 /

What will be the cost of the intervention in Mali? If we take those of the Libyan aggression presented in a French parliamentary report , in October 2012 , the use of ammunition cost 400,000 euros per day to only Sarkozy’s France. A AASM missile fired from a Rafale on a ground target costs eg EUR 4 000.

Maintenance of equipment and aircraft overhead was estimated at 570,000 euros . Fuel consumption has reached 200,000 euros and the daily allowances of military personnel involved in the operation 270,000 euros. These figures , however, should be much lower in Mali , due to significantly lower means.

Regarding the cost of the devices involved in Mali , the time of flight of a Rafale was estimated at € 27 000 in 2010 according to the budget report of PS deputy Jean Launay in October 2012. The hourly cost of a Mirage 2000 is  » lower « : € 11 700. As for Gazelle helicopters used by the Army , the cost of use is of the order of 2600 euros.

In the end, according to a budget expert consulted by BFM Business.com, the French military intervention should cost approximately € 400,000 per day . Provided it does not extend too much …

For imperialist war, France , like all NATO countries , always finds means. For social welfare, on the other hand …

LM

_________________________

Luc MICHEL /

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:54

 

LM.NET - EN BREF que coute la guerre francaise au Mali (2013 12 30) FR

Luc MICHEL/ En Bref /

avec IRIB – PCN-SPO / 2013 12 30 /

Quel sera le coût de l’intervention au Mali ? Si l’on reprend ceux de l’agression libyenne présentés dans un rapport parlementaire français, en octobre 2012, l’utilisation de munitions a coûté 400 000 euros par jour à la seule France sarkozyste. Un missile AASM tiré d’un Rafale sur un objectif au sol revient par exemple à 4 000 euros.

Le surcoût d’entretien des matériels et avions a été estimé, lui, à 570 000 euros. La consommation de carburant a atteint, elle, 200 000 euros, et les indemnités journalières des militaires engagés dans l’opération 270 000 euros. Des chiffres qui devraient cependant être largement inférieurs au Mali, en raison de moyens nettement moins importants.

Concernant le coût des appareils engagés au Mali, l’heure de vol d’un Rafale était estimée à 27 000 euros en 2010 selon le rapport budgétaire du député PS Jean Launay d’octobre 2012. Le coût horaire d’un Mirage 2000 est « moins élevé » : 11 700 euros. Quant aux hélicoptères Gazelle utilisés par l’armée de terre, leur coût d’utilisation est de l’ordre de 2 600 euros.

Au final, selon un expert budgétaire consulté par BFM Business.com, l’intervention militaire française devrait coûter environ 400 000 euros par jour. A condition qu’elle ne se prolonge pas trop…

Pour la guerre impérialiste, la France, comme tous les pays de l’OTAN, trouve toujours les moyens. Pour le bien être social, par contre …

LM

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:53

 

LM - EODE TT géopoltique islalmisme Caucase (2013 12 29I) FR (3)

 

 Luc MICHEL & Karel HUYBRECHTS pour EODE Think Tank /

avec RT – AFP – Le Monde des Religions – EODE Press Office / 2013 12 29 /

https://www.facebook.com/EODE.Think.Tank

http://www.eode.org/

Au moins treize personnes ont perdu la vie à Volgograd – l’ex Stalingrad -, à proximité de l’instable Caucase russe. Une kamikaze islamiste Oksana Aslanova serait à l’origine de l’attentat. A peine deux jours après l’explosion d’une voiture piégée près du département de la police routière à Piatigorsk au Sud de la Russie qui a fait trois morts , les terroristes djihadistes frappent ont encore frappé …

I : QUE SAIT-ON DU NOUVEL ATTENTAT DE VOLGOGRAD ?

Au moins 14 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessées ce dimanche lorsqu’une femme s’est fait exploser dans une gare de Volgograd (sud de la Russie, près de la Caspienne), proche du Caucase russe, ravivant les craintes pour la sécurité des JO-2014 à Sotchi.

L’EVENEMENT : CARNAGE ISLAMISTE SUR LA VOLGA

« Un engin explosif a sauté près de l’entrée de la gare ferroviaire à Volgograd. Selon de premières évaluations, il a été déclenché par une femme kamikaze », a indiqué le Comité d’enquête russe dans un communiqué, en annonçant l’ouverture d’une enquête pour « attentat terroriste ». L’explosion, survenue à six semaines des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, s’est produite devant les détecteurs de métaux placés à l’entrée de la gare, remplie de voyageurs, précise le communiqué.

Les fenêtres ont été soufflées aux deux premiers niveaux de la gare, et de nombreuses ambulances se trouvaient devant l’entrée principale de ce bâtiment de briques grises, au milieu de débris et de la neige, selon des images diffusées par la télévision publique russe. « Cela a été une explosion très puissante (…). C’était très effrayant », a déclaré Valentina Petritchenko, vendeuse dans une boutique de la gare, à la chaîne de télévision russe Vesti 24. La puissance de l’engin explosif était d’environ dix kilos d’équivalent TNT, selon les enquêteurs. Au moins « 14 personnes dont un policier ont été tuées et 34 autres, parmi lesquelles un enfant de neuf ans, ont été blessées » dans l’attentat, selon le comité d’enquête. Le ministère de la Santé a de son côté évoqué plus de 50 blessés.

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances aux proches des victimes et a chargé les services compétents d’ »apporter une assistance complète à tous les blessés », est-il écrit dans un communiqué du Kremlin. V.V. Poutine a en outre ordonné de « prendre toutes les mesures nécessaires pour établir les causes et les circonstances de l’attentat, trouver et déférer à la justice ceux qui en sont responsables », a déclaré son porte-parole, Dmitri Peskov, à l’agence de presse Interfax. Le ministère de l’Intérieur a annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans toutes les principales gares et principaux aéroports de Russie.

La femme qui s’est fait exploser à Volgograd serait une « veuve noire », Oksana Aslanova, dont la tête arrachée a été découverte sur les lieux de l’attentat, selon le site populaire Lifenews.ru. « Aslanova a été mariée deux fois à des rebelles. Ses deux époux ont été tués par les forces russes », affirme ce site spécialisé dans les scoops. Recherchée depuis juin 2012, Aslanova était amie d’une autre kamikaze qui avait tué six personnes à Volgograd en octobre en se faisant exploser dans un autobus rempli d’étudiants (Six morts et 37 blessés).

LES JEUX DE SOTCHI DANS LE COLLIMATEUR

Ce précédent attentat avait déjà soulevé des craintes quant à la sécurité des jeux Olympiques d’hiver de Sotchi (sud-ouest) qui s’ouvrent le 7 février. La station balnéaire de Sotchi, située entre les bords de la mer Noire et les montagnes du Caucase, à 690 kilomètres au sud-ouest de Volgograd, se trouve à proximité des régions caucasiennes régulièrement secouées par des violences, notamment le Daguestan.

Vladimir Poutine a érigé ces jeux en priorité nationale et compte en faire une vitrine de la Russie. D’énormes moyens ont été investis dans des travaux tous azimuts à Sotchi, ville auparavant quasi-vierge d’infrastructures sportives. La facture globale fait de ces JO les jeux les plus chers de l’histoire olympique – hiver et été confondus – avec quelque 50 milliards de dollars (36 milliards d’euros).

Le chef des islamistes du Caucase russe Dokou Oumarov, ennemi numéro un du Kremlin, avait appelé en juillet dans une vidéo à des attaques contre les JO de Sotchi (sud), qui s’ouvrent le 7 février, pour empêcher « par tous les moyens » la tenue de cet événement. Oumarov a à maintes reprises déclaré qu’il voulait porter le terrorisme partout en Russie. Ils ont menacé Sotchi, mais pas seulement ». « Nous vivons avec la menace terroriste et cette attaque nous le rappelle », affirme un expert russe.

II : L’ATTENTAT DE VOLGOGRAD DANS SA PERSPECTIVE GEOPOLITIQUE

Depuis 1999, la Russie a été frappée par une série de sanglants attentats, plusieurs d’entre eux ayant été commis par des femmes kamikazes, surnommées les « veuves noires » et armes privilégiées de la rébellion islamiste. Une femme a ainsi perpétré le double attentat suicide en mars 2010 dans le métro de Moscou qui a fait 40 morts. En 2004, deux femmes originaires du Caucase du Nord avaient fait exploser deux avions de ligne qui venaient de décoller de l’aéroport de Moscou-Domodedovo, tuant 90 personnes.

LES ISLAMISTES, UN PION OCCIDENTAL DANS LE ‘GRAND JEU’ CAUCASIEN

L’agitation islamiste dans le Caucase est une vieille affaire. Elle a commencé dès les Années 30 et a été organisée par le IIIe Reich et le Parti nazi allemand pour déstabiliser l’URSS. Elle a alors culminé lors de la seconde guerre mondiale en 1941-44 qui a même vu de nombreux musulmans ‘soviétiques’ combattre avec les Nazis, y compris dans la Waffen SS. Parmi les collaborateurs des nazis les Frères musulmans, organisé en réseaux par les nazis, depuis leur centrale islamiste de Munich (et qui est toujours en activité).

En 1945, les réseaux musulmans sont repris en mains par les Américains et engagés dans la guerre froide contre l’URSS. La fin de celle-ci ne marque pas la fin mais un nouveau départ. Car les géopoliticiens US, dont Brezinski, l’auteur du « Grand Echiquier », ont repris le programme géopolitique du théoricien nazi Rosenberg et leur but final est l’éclatement de la Fédération de Russie. Le Caucase russe, ventre mou de la Russie, est l’un des fronts privilégiés de cette guerre sourde. Les deux guerres de Tchétchénie – 1994 et 1999 (gagnée par Moscou) -, l’agitation au Dagestan en sont les manifestations.

Derrière les ennemis de la Russie : USA, NATO, Saoudiens qui ont pris en mains les djihadistes du Caucase. Vilnius en Lituanie, au régime farouchement anti-russe, membre de l’OTAN, abrite leurs moyens de communication sur le Net. Quand à la Géorgie, ses services secrets ont offert sous la régime Saakhasvili réseaux, filières …

L’arrière-plan géopolitique est celui du « Grand Jeu », entre Russes et anglo-saxons (Britanniques puis Américains) pour la domination du Caucase et de l’Eurasie. « Le conflit entre forces russes et combattants tchétchènes ne date pas d’hier, précise Le Monde des Religions. En fait, à chaque fois que le pouvoir central, – l’empire tsariste puis l’Union soviétique avant sa chute en 1991- a fait mine de vaciller, les Tchétchènes ont cherché à s’émanciper et à conquérir leur indépendance. La guerre du Caucase au XIXe siècle, les déportations en 1944 (ndla : les Tchétchènes avaient largement collaboré avec les nazis) et enfin les deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000) pèsent encore très lourd dans les mémoires ».

LA MENACE ISLAMISTE EN RUSSIE : L’’EMIRAT DU CAUCASE’

Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la rébellion s’est rapidement islamisée – sous l’impulsion des Américains et des Saoudiens, ce qu’oublient toujours de préciser les analystes occidentaux qui dominent dans les médias de l’OTAN (comme la belge Aude Merlin, violemment anti-russe) – et a de plus en plus débordé hors des frontières de cette petite république pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.

Le mouvement séparatiste est devenu à la fin des Années 90 un des fronts de l’islamisme radical. « La composante religieuse n’a pas toujours eu le poids qu’elle possède aujourd’hui », commente Le Monde des Religions (…) La venue de prédicateurs étrangers pendant l’entre-deux guerre (…) ont radicalisé une partie de la résistance, et la coloration islamiste est devenue de plus en plus visible dès la deuxième guerre. Cependant, même chez les groupes salafistes les plus durs comme celui de Bassaïev (à l’origine de la prise d’otage à Beslan en 2004), il faut souligner que les revendications demeuraient politiques et avant tout anticoloniales. L’islam était un vecteur, mais les aspirations restaient principalement indépendantistes. La rhétorique d’un jihad mondialisé, le combat transnational contre les infidèles et les revendications d’un émirat islamiste ne sont apparus qu’après la mort de l’ancien président tchétchène Aslan Maskhadov en 2005 puis celle du combattant indépendiste, Chamil Bassaïev, en 2006. C’est, en effet, avec Dokou Oumarov qu’un islamisme extrêmement dur et violent s’est installé dans la région. Le combat n’a plus visé désormais la seule indépendance de la Tchétchénie, mais plutôt la création d’un État islamiste regroupant toutes les régions du Caucase du Nord et fondé sur un islam rigoriste et intransigeant ».

La rébellion islamiste cherche donc à établir un Etat islamiste dans le Caucase du Nord, et son chef, Dokou Oumarov, ennemi numéro un du Kremlin, avait appelé en juillet dans une vidéo à des attaques contre les JO de Sotchi, pour empêcher « par tous les moyens » le déroulement de cet événement.

Issu des rangs des rebelles tchétchènes, Dokou Oumarov, « figure de l’islam salafiste caucasien » selon Le Monde des Religions, est considéré comme l’ennemi numéro un de l’Etat russe et s’est autoproclamé en 2007 à la tête d’un « Emirat du Caucase ». Il a appelé au jihad en Russie et revendiqué l’attentat suicide à l’aéroport Moscou-Domodedovo qui avait fait 37 morts le 24 janvier 2011 et d’autres opérations meurtrières, parmi lesquels deux attentats suicide qui avaient fait 40 morts le 29 mars 2010 dans le métro de Moscou.

DE LA GUERRE EN SYRIE A LA REPRISE DU TERRORISME EN RUSSIE

La guerre d’agression contre la Syrie est en partie une projection du conflit du Caucase russe. Les djihadistes caucasiens y combattent dans une grosse katiba de l’ « Emirat Islamique du Caqucase ». Et les ennemis de Damas entendent bien exporter le conflit en Russie pour punir Moscou. Des sources diplomatiques évoquent même en coulisse des menaces directes du prince saoudien Bandar Sultan, patron des services spéciaux de Riad et véritable dirigeant des terroristes islamistes et des djihadistes en Syrie, sur les JO de Sotchi …

Cet attentat, comme celui d’octobre dernier, tous deux à Volgograd, la grande ville du Sud russe, est sans aucun doute un avertissement à Poutine sur la Syrie de Bandar Sultan, dont le voyage à Moscou en septembre, s’est mal déroulé. Mais connaissant le maître du Kremlin, il s’agit vraiment d’une faute qui ne restera pas sans réponse …

« Le chef du renseignement saoudien avait promis de mener la vie dure à Poutine, s’il n’acceptait pas de renoncer à la fois à Assad et à la Syrie (…) Au cours de cette rencontre avec Poutine, Bandar Sultan aurait menacé le président russe de mettre en péril la sécurité des JO de Sotchi ». le chef du renseignement saoudien a toutes les raisons du monde de se faire rappeler à la bonne mémoire de Poutine qui lui aurait rétorqué : « nous allons briser les reins à vos terroristes s’ils se mettent les pieds à Sotchi ».

Luc MICHEL

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Photos : Attentat à Volgograd ce dimanche ,

Doku Umarov, leader de l’Emirat Islamique du Caucase.

 LM - EODE TT géopoltique islalmisme Caucase (2013 12 29I) FR (1)

 

 LM - EODE TT géopoltique islalmisme Caucase (2013 12 29I) FR (2)

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:52

 

 

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Robert MBELO pour ELAC Website /

2013 12 23 / 1ère édition en mars 2011 /

http://www.elac-committees.org/

https://www.facebook.com/elac.committees

ELAC Website publie une réédition mise à jour de l’excellente analyse de Robert Mbelo (*), camarade de Combat du MEDD-MCR et ami de Luc MICHEL, qui est aussi un des Africains qui ont sauvé l’honneur en défendant la Jamahiriya avec les Comités ALAC …

C’est une analyse de la destruction de la Jamahiriya vue par un Africain et au travers d’une vue large qui lie ces événements à d’autres en Afrique, en RDC et dans la région des Grands Lacs notamment.

INTRODUCTION

L’Occident dans son avidité et sa cupidité a toujours eu recours aux grands mensonges pour se justifier et justifier sa forfaiture. On le perçoit clairement au travers du coup d’état militaire que la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont opéré en Libye contre le Colonel Kadhafi, ou ils prétendaient aller sauver des civils Libyens. Mais seuls les naïfs se sont laissés avoir par cette justification simpliste et simplette.  Car, attirés par l’odeur du pétrole de très bonne qualité, l’Occident  a recouru a ces genres stratagèmes pour s’adjuger la manne pétrolière des Libyens comme ils avaient déjà  fait  main basse sur celui de l’Irak et de  l’Afghanistan.

I.- QUELQUES RAPPELS HISTORIQUES

Ainsi, pour mieux comprendre les velléités réelles des occidentaux dans le monde, nous devons faire recours à l’Histoire.

A.- LA CROISADE

Il est donc clair que ce que nous appelons « première croisade » n’était pas appelée ainsi par ses contemporains. Du point de vue musulman, les croisades ne sont d’ailleurs pas perçues comme une nouveauté, mais comme la continuation de la lutte contre l’Empire romain d’Orient, qui durait depuis plusieurs siècles. Pourtant, il est aussi évident que les contemporains ont eu très tôt conscience que la croisade n’était pas un simple pèlerinage armé ni une opération militaire comme les autres mais bien une réalité différente, alliant les caractéristiques du pèlerinage à Jérusalem aux impératifs d’une guerre pour la défense de la foi.

Pendant son incarcération après le putsch de Munich, Hitler rédige Mein Kampf qui expose son programme politique mais surtout sa vision de la supériorité de la race aryenne (allemande) sur les autres races, tels les juifs par exemple. En 1935, les Lois de Nuremberg sont mises en place qui excluent les juifs de la citoyenneté allemande, les empêchent de pratiquer certains métiers et de se mêler à la population allemande. Ils doivent porter des étoiles jaunes pour être distingués dans la rue. Cette politique aboutit à la nuit de cristal le 9 et 10 novembre 1938. Mais Hitler vise aussi d’autres populations de par sa vision raciste : les noirs, les tsiganes, les aliénés, les handicapés, les homosexuels…

B.- L’OPERATION « EL Dorado Canyon

C’est une opération militaire américaine de bombardement menée par l’US Air Force, l’US Navy et les Marine Corps contre la Libye le 15 avril 1986. Aussi appelée « bombardement de la Libye par les États-Unis », elle fut menée en représailles de l’attentat à la bombe, en 1986, d’une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des militaires américains (ndlr : faussement attribué à Kadhafi). Critiquée par plusieurs pays et approuvée par d’autres, elle a abouti à un accord de compensation monétaire entre la Libye et les États-Unis en 2008.

Pendant l’attaque, quelques bombes manquent leur cible, frappant ainsi des sites diplomatiques et civils de Tripoli. Quelques soldats libyens désertent leur poste par peur, alors que les officiers libyens ont tardé à donner des ordres. Les tirs anti-aériens libyens commencent après que les appareils soient passés au-dessus des cibles.

Le but officiel de ces destructions était d’envoyer un message et, en même temps, de réduire les capacités de la Libye à aider et à entraîner des terroristes. Ronald Reagan avait a l’époque prédit que si nécessaire, les Etats-Unis le feront à nouveau.

C’est ce qui arrive aujourd’hui. Le gouvernement de la Libye avait déclaré a cette époque que les États-Unis étaient victimes de l’arrogance et du pouvoir et voulaient devenir les policiers du monde. Il avait ajouté que tout groupe qui refusait de devenir un vassal américain était un hors-la-loi, un terroriste et un démon. Le mouvement des non-alignés a condamné l’« acte d’agression lâche, flagrant et fait sans provocation ». La Ligue arabe a exprimé sa rage envers les États-Unis et, selon elle, cette attaque a renforcé l’anarchie dans les relations internationales. L’assemblée des chefs de l’Union africaine a affirmé que la tentative délibérée de tuer des Libyens violait les principes de la loi internationale.

Le gouvernement de l’Iran a fait valoir que l’attaque démontrait une politique d’agression, de diplomatie de canonnières, un acte de guerre, et a demandé un boycott politique et économique des États-Unis. D’autres ont perçu les intentions des États-Unis comme une tentative d’éliminer la révolution libyenne. La Chine a affirmé que l’attaque américaine a violé les normes de relations internationales et a aggravé les tensions qui existaient dans cette région. L’Union soviétique a affirmé qu’il y avait un lien évident entre l’attaque et la politique américaine visant à ruiner la révolution libyenne. La Chine a affirmé que l’attaque américaine a violé les normes de relations internationales et a aggravé les tensions qui existaient dans cette région. L’Union soviétique a affirmé qu’il y avait un lien évident entre l’attaque et la politique américaine visant à augmenter l’agitation et de créer de nouveaux foyers de tension, tout en déstabilisant les relations internationales. L’Allemagne de l’Ouest a affirmé que les disputes internationales doivent être résolues par la diplomatie et non les armes. La France a aussi critiqué le bombardement. Les États-Unis avaient reçu a l’époque, l’appui du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie, d’Israël.

II.- LE MONTAGE DU COMPLOT DE 2011 CONTRE KHADAFI

Profitant de la crise en Tunisie et en Egypte ou là, de vrais problèmes sociaux se posaient, l’occident avait saisi la balle au bond pour enfin se débarrasser de Kadhafi afin de s’adjuger la manne pétrolière dontregorge la Libye. C’est la CIA qui a tout monté et organisé. Mais pour ce faire, ils ont eu recours aux services de Nicolas Sarkozy dépeint comme « le président français le plus pro-américain depuis la Seconde guerre mondiale ». Au point d’avoir envisagé en 2006, avant son élection, l’envoi de troupes françaises en Irak dans le cadre d’une « force internationale ». A son, tour, il a eu recours aux services de Bernard-Henri Levy pour accomplir la basse besogne d’amener a l’Elysée un « interlocuteur » marionnette qui plaisait à l’Occident.

A.- LA CABALE DE LA FRANCE ET DE L’UNION EUROPEENNE

Accélération diplomatique dans la crise libyenne, Nicolas Sarkozy, à l’initiative de Bernard-Henri Lévy, recevait à l’Elysée les représentants des insurgés de Benghazi, fief de la révolte. Et reconnaissait le Conseil national libyen (CNL) comme seul représentant légitime du pays.

Rappelons que Bernard-Henri Lévy,(1) dès son retour de Lybie, fut un des premiers à demander cette reconnaissance en lançant un appel à la communauté internationale, aux plus hautes instances de l’état français, « Les Libyens doivent gagner eux-mêmes leur indépendance », avait-il martelé. « Mais bombardons les trois bases militaires d’où décollent les avions de Kadhafi qui peuvent faire tant de mal ».

Son message a été entendu. La France, rejointe par la Grande-Bretagne, organisait « des frappes aériennes ciblées » non pas sur la Libye mais sur un, deux ou trois aéroports. « Si le Conseil de sécurité nous en donne le mandat je suis favorable à empêcher les avions de la mort de décoller », avait ajouté le chef de l’Etat . Ce qui fut fait.

BHL  initiateur de cette rencontre ? S’il n’a « rien organisé du tout », c’est lui qui avait « suggéré » la rencontre entre les représentants du CNL et Nicolas Sarkozy. « J’ai appelé le Président », raconte Bhl. En lui disant : « j’ai rencontré des hommes qui me semblent tout à fait remarquables, ce sont les dirigeants de la Libye libre. Accepteriez-vous de les recevoir ? Le président m’a répondu ‘oui’ ». Ce tournant dans la crise libyenne fut immédiatement en une de tous les médias.  Nous vous proposons de (ré)entendre les différentes interventions de de Bernard-Henri Lévy. Voici la première, car comment, a l’insu du Ministre des Affaires Etrangères, M. Alain Juppé, une personne privée, fut-il philosophe, peut s’immiscer dans la gestion de la diplomatie française ? Avouez, c’est un peu léger…

C’est pourquoi, nous ne nous attarderons pas ici pour analyser toutes les péripéties mensongères des rencontres occidentales de l’Union Européennes, de l’OTAN, de la réunion de Paris ou de celle de Londres. Par contre, nous nous intéresserons aux abstentions russes et chinoises lors du vote de la résolution autorisant le coup d’état contre Kadhafi ainsi qu’à la position de  Ligue Arabe et de celle de l’Union Africaine.

En analysant les événements, on comprend tout. Il s’agit d’une conspiration du mensonge, car comment se fait-il qu’un soulèvement populaire se soit transformée en quelques heures en une insurrection armée, puis a une rébellion et à la fin aux préparatifs d’un coup d’état contre Kadhafi ? Nous percevons la, l’organisation d’un complot visant a l’assassiner avec ses fils, comme ils l’ont fait avec Saddam Hussein.

B.- LE ROLE DE LA CIA AU CAIRE EN EGYPTE

Poste très important pour la CIA en raison de la position de l’Egypte sur la scène moyen-orientale, et du fait que c’est le seul pays d’Afrique du monde arabe à avoir signé les accords de paix avec Israël à Camp David. D’où l’on comprend aisément le rôle de premier plan que joue la CIA au Caire.

Ce poste surveille la Libye : c’est cette antenne de la CIA au Caire qui avait préparé dans les années 1980’ le dossier visant à renverser le Colonel Kadhafi notamment par le raid américain à Benghazi, raid qui avait coûté la vie à sa fille ;

C’est ce poste qui avait préparé le dossier de Loockerbie et du DC 10 d’UTA, et dont BHL prétendait que « la Libye avait (aurait) reconnu sa culpabilité » (Lire les déclarations de BHL dans le journal du dimanche du 6 mars 2011).

Ce poste surveille aussi le Soudan, c’est lui qui avait préparé le bombardement de l’usine de produits pharmaceutiques de Khartoum. Aujourd’hui, c’est ce poste qui gère le dossier du Darfour, où d’importants gisements de pétrole ont été découvert. Et donc les motifs qu’invoque souvent le Secrétaire Général de l’ONU, Mr Kofi Annan, lorsqu’il parle de la famine et autres cas humanitaires sont mensongers. On ne peut plus lui faire confiance, lui qui a laissé faire le génocide rwandais, et qui laisse faire le génocide congolais qui s’élève actuellement à 6 millions de morts.

C.- L’INFILTRATION DES MERCENAIRES D’AL QAIDA DANS « LA REBELLION »

1.- HISTORIQUE

Al-Qaïda veut dire « a Base »en arabe, mouvement islamiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama Ben Laden en 1987.  Cest à partir du 11 septembre 2001 qu’Al-Qaïda s’est mis à jouer en première base (pour reprendre les termes du base-ball), dans la section terrorisme, sous-section ‘ennemi de l’Occident’.

L’Occident et ses leaders démocratiques ne considérèrent pas Al-Qaïda comme une organisation terroriste, ni Ben Laden comme un assassin sanguinaire, avant les années 1990, car jusqu’à cette date, ils n’avaient « terrorisé » et « assassiné » que des Russes, les « grands ennemis » de l’époque pour l’Occident.  Même que certains « chuchotent » que la Base fut construite par les Étasuniens en réponse à l’invasion soviétique de l’Afghanistan de 1979. Il semble que les Étasuniens aient toujours aimé jouer avec le feu, autant que le répandre.

Ainsi, l’opération cyclone (1979 à 1987) est une opération militaire géopolitique américaine secrète initiée par le président Jimmy Carter en 1979 et menée par la CIA pour armer les moudjahidines afghans contre l’URSS au cours de la guerre d’Afghanistan (1979-1989). Durant la guerre froide (1947 à 1991) entre les États-Unis et l’Union soviétique, à la suite du coup d’État communiste en Afghanistan de 1978 puis de l’entrée soviétique en Afghanistan en 1979, le président des États-Unis, Jimmy Carter annonce que « l’invasion soviétique de l’Afghanistan est la plus grande menace pour la paix depuis la Seconde Guerre mondiale ». Déjà, l’art des formules choc.  Art porté aux nues dans les mains de la belliqueuse administration Bush, mais encore davantage dans celles du président ‘pacifique’, nobélisé, Barack Obama. Il est impératif de plonger dans les eaux troubles de ces opérations clandestines et de cette époque complexe pour comprendre vraiment, complètement et non partiellement, le phénomène Al-Qaïda. Étudier le soi-disant ‘terrorisme islamiste’ en faisant abstraction de toutes ses relations, passées et probablement présentes, avec les gouvernements occidentaux, c’est comme essayer de comprendre le réchauffement climatique en faisant abstraction du soleil.

2.-LE COUP D’ETAT DE LA ‘COMMUNAUTE INTERNATIONALE’ EN LIBYE

Le guide libyen Mouammar Kadhafi ne considérait pas que ce qui arrive chez lui – et que l’on brandit comme une guerre civile – ou mieux une révolution. Mais loin d’être une improvisation, comme on en a vu en Tunisie ou ailleurs à travers le monde. C’est ainsi qu’il accusait de nouveau et principalement Al-Qaïda d’être à l’origine de la « crise » libyenne et dénonçait l’ingérence de la communauté internationale. Celle-ci à travers la France avait précipitamment pris le parti des insurgés en exprimant son soutien au Conseil national libyen formé par les insurgés. Or les pays membres de la communauté européenne, on s’en souvient, sont restés divisés quant à l’option d’une intervention militaire étrangère en Libye jugée contre productive par d’autres pays.

En effet, ceux que l’occident qualifie alors de « rebelles libyens », ce sont en effet des mercenaires d’Al-qaida recrutés à la va-vite par la CIA pour combattre le Colonel Kadhafi. Ils sont pour la plupart des Egyptiens, des Afghans, des Irakiens, des Saoudiens, des Soudanais, des Pakistanais et tant d’autres, que les medias occidentaux présentent comme des insurgés libyens ou des rebelles, selon les moments. Et donc, lorsque l’armée régulière libyenne se défend contre ceux-ci, on entend ci et la les responsables occidentaux dire et répéter que « He (Kadhafi) is killing his own people » (Il est en train de tuer son propre peuple) pour justifier leurs interventions qui sont en fait une agression contre la Libye par des bombardements sauvages et des destructions méchantes des villes libyennes. Par conséquent, le Colonel Kadhafi se trouvait dans son bon droit légitime d’exercer les pouvoirs régaliens pour défendre son pays contre une invasion étrangère.

Et,  en tant que Chef de l’Etat (de facto), il était en train d’exercer ses fonctions régaliennes traditionnelles qui fondaient l’existence même de l’État libyen et qui ne faisaient, en principe, l’objet d’aucune délégation et dont personne ne pouvait les lui dénier.

Ces fonctions régaliennes sont au nombre de quatre :

- Assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense du territoire ;

- Assurer la sécurité intérieure et le maintien de l’ordre public, avec, notamment, des forces de police ;

- Définir le droit et rendre la justice ;

- Détenir la souveraineté économique et financière en émettant de la monnaie, notamment par le biais d’une banque centrale.

Alors on se demande pourquoi, les occidentaux qui se disent détenteurs des valeurs morales civilisatrices de la Chrétienté, de probité morale et intellectuelle, qui savent distinguer LE BIEN du MAL s’en soient réduits alors à se renier et inverser  le sens et la valeur des mots sur lesquels repose leur civilisation ? Eux qui sont venus « civiliser les peuples sauvages de part le monde », comment peuvent-ils susciter et inciter des peuples à faire du mal alors qu’ils ont toujours milite a faire du bien ?

Ici, j’ouvre une parenthèse :

Comment peuvent-ils soutenir une rébellion ?

Qui est en fait une infraction commise contre l’autorité publique et consistant en une attaque ou en une résistance avec violence ou voies de fait envers certains fonctionnaires ou officiers publics agissant pour l’exécution des lois, des ordres ou ordonnances de l’autorité publique, des mandats de justice ou pour l’exécution d’une décision de justice (La rébellion est plus sévèrement punie si elle est commise en réunion ou avec arme) …

Comment peuvent-ils soutenir une mutinerie?

Qui est en fait une insurrection, une émeute, une sédition, une révolte, un soulèvement, une insubordination et une désobéissance contre un ordre établi …

Comment peuvent-ils soutenir une insurrection qui est en fait une action de s’insurger, de se soulever contre le pouvoir établi pour le renverser ?

Comment  peuvent-ils soutenir ces antivaleurs alors qu’elles sont sévèrement réprimées chez eux ?

1.- Souvenez-vous de la chasse aux communistes aux Etats-Unis et l’exécution en 1953. des epoux Rosenberg pour le simple fait d’avoir été soupconnés d’être des communistes.

2.- Bloody Sunday ? qui s’en souvient encore de ce jour du dimanche 30 janvier 1972 ou l’armée anglaise a massacré des Irlandais du Nord qui réclamaient leurs droits démocratiques d’être independants ?

3. Que dire de la répression des Corses par l’armée et la police francaises ?…

En effet, ce qui intéressait l’Occident, c’est la fortune totale libyenne – qui s’élèverait à 120 milliards de dollars (87 milliards d’euros) accumulés sur trente ans, avance Hasni Abidi, directeur du centre d’études et de recherches sur le monde arabe (Cermam) – et le pétrole. C’est pourquoi, l’occident ne veut plus alors lâcher prise, il va continuer à bombarder les positions sensibles de la Libye et même des sites civils pour faire disparaître Kadhafi , ses fils et son entourage immédiat, afin de se jeter voracement sur son argent logé dans des Banques américaines et en Suisse, et faire main basse sur son pétrole.

L’ONU avalise le grand hold-up et organise le gel des avoirs libyens :

« Décide que le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliquera aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des États membres qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, ou par des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, et décide également que tous les États devront veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre des fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques à la disposition des autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit et demande au Comité de désigner ces autorités, personnes et entités dans un délai de 30 jours à dater de l’adoption de la présente résolution et ensuite selon qu’il y aura lieu »

III.- LA COMPLICITE DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES ET REGIONALES

A.- LE CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS-UNIES

Après les nombreux événements violents qui ont marqué la deuxième moitié du Vingtième siècle, le génocide arménien, l’holocauste juif et les massacres de la seconde guerre mondiale, la communauté internationale se fixe désormais le but de maintenir une paix durable dans le monde. C’est dans ce contexte que l’ONU est née en 1945 à la conférence de San Francisco. Son but principal est de développer la coopération multilatérale entre les États, mais surtout de conjurer le fléau de la guerre qui gangrènait l’ordre international.

Dés lors, pour régler leurs différends, les États peuvent dans un cadre multilatéral parvenir à un accord au lieu de recourir à la violence ou aux conflits armés. En ce sens, pour mener à bien sa mission de maintien de la paix dans le cadre de la sécurité internationale, de résolutions et de prévention de conflits, l’ONU s’est dotée d’institutions spécialisées comme le Conseil de Sécurité. Toutefois, malgré tout ce dispositif, l’idéal d’un monde sans guerre reste toujours un mirage. Le conseil de sécurité, dont la structure est toujours contestée et contestable, semble enfreindre à ses propres normes procédurales. Il déclenche ou ordonne une guerre à tout va pour des intérêts supposées ou réels de certains de ses membres qui le composent tout en faisant fi de la diplomatie préventive, pourtant préalable à toutes formes de recours à la force.

Le vote de la résolution 1973 adoptée par le Conseil de Sécurité le 17 mars 2011 illustre bien la complicité de l’ONU dans le coup d’état ourdi par l’occident contre le Colonel Kadhafi.

1.-L’EXPLICATION DU VOTE DE LA RESOLUTION 1973. RAPPEL HISTORIQUE

Depuis la création de l’ONU, la majorité des veto au Conseil de sécurité ont été exercés par l’Union soviétique. Depuis la chute du Mur de Berlin, les États-Unis ont été ceux qui ont le plus fréquemment utilisé ce droit de veto. En effet, entre 1946 et 2006, on constate une inversion entre les États-Unis et l’Union soviétique (puis la Russie) puisque, dans les trois premières décennies, les premiers ont utilisé ce moyen seulement 12 fois (dont aucune fois dans les deux premières), contre 113 fois pour les seconds, alors que dans les trois dernières décennies les premiers en usèrent 70 fois, contre 10 fois pour les seconds (dont deux dans la dernière décennie).

En 15 ans (entre 1989 et 2004), 19 veto ont été mis dont :

États-Unis : 13 fois (11 fois par rapport à Israël, 1 fois par rapport à la Bosnie-Herzégovine, 1 fois par rapport au Panamá)

Union soviétique puis Russie : 3 fois (2 fois par rapport à Chypre, 1 fois par rapport à la Bosnie-Herzégovine)

Fin février 2007, le veto a été utilisé 261 fois avec, par ordre d’importance :

123 fois par l’Union soviétique/Russie;

82 fois par les États-Unis;

32 fois par le Royaume-Uni;

18 fois par la France;

6 fois par la Chine.

Fin février 2007, le veto avait été utilisé 261 fois avec, par ordre chronologique :

1945-1955 : 83 fois;

1956-1965 : 31 fois;

1966-1975 : 33 fois;

1976-1985 : 60 fois;

1986-1995 : 37 fois;

1996-2005 : 13 fois;

2006-2007 : 4 fois.

Parmi ces veto, un bon nombre (59) furent des refus d’admission de nouveaux membres, principalement par l’Union soviétique et surtout dans les deux premières décennies (membres généralement admis ultérieurement).

2.–LES ABSTENTIONS DE LA RUSSIE, DE LA CHINE ET DE L’ALLEMAGNE

La Russie et la Chine se sont abstenues, mais n’ont pas exercé leur veto : il ne faut pas croire qu’elles manifestent là un abandon de leur doctrine de la souveraineté : juste que Kadhafi ne dispose réellement d’aucun soutien, et que ni Moscou ni Pékin ne voient l’intérêt de se commettre auprès de quelqu’un d’aussi imprévisible. Cela peut aussi indiquer qu’ils disposent de renseignement démontrant la fragilité, malgré tout, du régime Libyen.

En effet, pour la Russie, le fait d’appartenir au G8 lui offre une place privilégiée d’être enfin « considérée » comme un Etat « fréquentable » au sein de la Grande Europe et surtout le fait qu’elle entretient de très juteuses relations commerciales avec l’Union Européenne à qui elle fournit le gaz.

Quant a la Chine, devenue  le premier créditeur de l’état américain, devant le Japon, et qui s’impose comme la 2eme puissance économique mondiale, elle ne voulait pas offusquer les Etats-Unis avec lesquels elle entretient de très bonnes relations commerciales et financières.

Les deux pays se sont abstenus tout en sachant que même s’ils auraient oppose leurs veto, les Etats-Unis avec leurs allies européens auraient trouve toujours un moyen de se passer du Conseil de sécurité et d’agir comme ils l’ont planifié.

L’Allemagne, donc, n’en est pas et s’est abstenue. Cela ne surprendra pas vraiment et montre que sa direction en Europe ne peut être qu’économique et que si elle est devenue, un peu malgré elle, exportatrice de sécurité, Angela Merchkel se refuse toujours à une politique de puissance « classique ». Ca c’est l’explication officielle. Mais en fait, après une cuisante défaite historique à Stuttgart, ou son parti, la CDU, était à la tête du Land depuis 1953, politiquement affaiblie, elle n’avait plus l’autorité morale d’engager l’Allemagne dans une telle aventure. Elle voulait aussi marquer son autonomie d’action vis-à-vis de l’ennuyeux et ombrageux Nicolas Sarkozy.

Des critiques qui font écho aux réserves de la Chine, qui s’était abstenue lors du vote au Conseil de sécurité des Nations unies.  »La Chine a observé les derniers développements en Libye et exprime ses regrets à propos des attaques militaires », a déclaré Pékin. La Chine souhaite éviter  »une escalade du conflit militaire conduisant à de nouvelles pertes de vies civiles », a ajouté un porte-parole du gouvernement.  »Il est inadmissible d’utiliser le mandat du Conseil de sécurité […], afin de mener à bien des objectifs qui vont clairement au-delà de ses dispositions, prévoyant uniquement des mesures pour protéger la population civile. »

La Russie, qui s’était également abstenue lors du vote de la résolution, avait appelé ensuite la coalition internationale à cesser de recourir à la force de manière  »non sélective » et de faire ainsi des victimes civiles en Libye. Un communiqué de la diplomatie russe estimait que les frappes aériennes sont  »des attaques qui ont aussi été lancées sur des objectifs à caractère non militaire ». Un centre médical, spécialisé en cardiologie, a également été en partie détruit et des routes et des ponts ont été endommagés par les frappes, selon Moscou.

3.- LA FAIBLESSE DE LA LIGUE ARABE

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, s’était déjà prononcé le samedi 12 mars 2011, pour l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne dans le ciel libyen, lors de la réunion extraordinaire de la Ligue arabe sur la Libye. Onze ministres des Affaires étrangères avaient participé à la réunion. Amr Moussa avait déjà reçu le soutien des six pays du Conseil de la coopération du Golfe. L’intervention des armées américaine, britannique et française avait cependant suscité de vives critiques de la Ligue arabe. Et de s’exclamer : « ce qui se passe en Libye diffère de l’objectif d’imposition d’une zone d’exclusion aérienne, et ce que nous voulons est la protection des civils et non le bombardement de davantage de civils ».

Quelle hypocrisie ? Il a été d’accord avec les Américains parce que ces derniers, ou du moins la CIA lui avait promis son soutien pour les prochaines élections présidentielles en Egypte et ce soutien avait un prix…Livrer la Libye et Kadhafi. Ensuite il a versé des larmes de crocodile, mais il oubliait qu’un principe de droit stipule que : « Nemo auditur turpitudinem allegans » expression latine désignant la règle selon laquelle « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Par conséquent, les forces de « la coalition » internationale avait reçu le blanc-seing de la ligue arabe qui leur donnait ce droit d’agresser la Libye et d’évincer Kadhafi du pouvoir afin de placer a sa place des marionnettes a leur dévotion.

Les Etats-Unis ont alors répondu indirectement à la Ligue arabe.  »La résolution approuvée par les Arabes et le Conseil de sécurité des Nations unies inclut ‘toutes les mesures nécessaires’ pour protéger les civils, ce qui, nous l’avons bien dit, inclut une zone d’exclusion aérienne tout en allant au-delà », a déclaré un porte-parole de Barack Obama à l’agence Reuters. Encore, et toujours des mensonges.

4.- LA COUARDISE DE L’UNION AFRICAINE

Une fois de plus, l’Union africaine a été humiliée sur sa propre terre, par les soi-disant puissances démocratiques qui  ne pensent qu’à réaliser leurs desseins machiavélique. En utilisant la force d’une manière aveugle et en refusant la possibilité à l’Union Africaine d’aller négocier avec Kadhafi a Tripoli, la coalition ne se différençiait pas par sa méthode des dictateurs.

Cette opération était non salvatrice mais destructrice, et les pays voisins ont rapidement du commencer à s’inquiéter des conséquences. L’Union africaine, méprisée à cause de son inactivisme par les démocraties barbares d’occident, est restée isolée.

Elle est incapable de gérer l’agression du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi en République Démocratique du Congo, ou plus de 8.000.000 d’innocents Congolais ont trouvé la mort.

Comment la soi-disant communauté international n’a pas jusqu’ici levé son doigt pour traîner Kagamé et Museveni devant la Cour Pénal Internationale pour des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et pour crimes de génocides qu’ils commettent tous les jours a l’Est du Congo ? Comment cette coalition internationale n’avait pas élevé sa voix lorsque deux armées étrangères, celle de l’Ouganda et celle du Rwanda se sont battues 2 fois dans la ville de Kisangani en 1999 et en 2000 ?

Les medias de la Coalition internationale ont voulu nous faire croire qu’une femme libyenne avait été violée en plein Tripoli : ce qui était un montage évidemment. Mais la question que se posent tous les africains est de savoir quand est-ce que cette soi-disant Union Africaine va se décider de suspendre le Rwanda et l’Ouganda de ses travaux pour les crimes qu’ils commettent tous les jours sur les femmes congolaises et dont les images font le tour du monde sans qu’aucun ne s’émeut ? Pour moi, l’Union Africaine est une coquille vide.

La meilleure conclusion sur cette union de façade vient d’une femme africaine Calixte Beyala lorsqu’elle s’était écriée après le bombardement sauvage de cette coalition diabolique sur la Libye en se demandant : « Où sont donc passés les dirigeants africains en ce moment où ils doivent exprimer leur indignation ??? En ce moment où le sol africain est frappé par cette agression dont la finalité apparente est la destruction des infrastructures du peuple libyen au regard des moyens disproportionnés utilisés! L’Union africaine démontre qu’elle est, en fait, un conglomérat bureaucratique qui réunit chaque année des représentants des intérêts divergents qui ne sont pas ceux des peuples africains, pour prononcer des discours filandreux! Tous ces dirigeants caporalisés ne servent que de décor lors des réunions internationales! Ils n’existent pas ! L’Afrique n’existe pas ! Plus de 6 millions de congolais étaient massacrés et privés délibérément de justice! Les commanditaires, dont  le britannique Tony Blair, l’américain Bill Clinton, les exécutants le dictateur ruandais Paul Kagamé et le dictateur ougandais Yoweri Museveni sont intouchables! A l’allure où va le monde, le peuple congolais s’emploiera à rendre justice à tous ses morts oubliés massacrés injustement sous l’égide d’une coalition perverse qui ressemble à s’y méprendre à cette  »coalition »  qui détruit injustement les biens du peuple libyen » .

CONCLUSION

Ce que nous devons savoir est que la CIA avait conjuré la mort de Kadhafi, de ses fils et de ses proches. Celle-ci était programmée. C’est pourquoi, elle a verrouillé toutes les frontières ; terrestres, aériennes et maritimes afin de ne  lui laisser aucune chance de s’enfuir. En premier, elle va chercher a éliminer d’abord ses fils pour qu’il n’y ait plus personne pour le venger ; c’est une élimination de type mafieu dont elle use en pareille circonstance. Le but recherché c’est de s’accaparer la fortune de la Jamahiriya, qui sera partagée entre ceux qui ont monté ce coup d’état et les marionnettes qu’elle placera au pouvoir après ce forfait. Ensuite c’est le pétrole. Plusieurs compagnies anglo-saxonnes dont BP et Exxon ont toujours lorgné en direction des puits de pétrole libyen.

Le Dr Louis Farrakhan dans une interview diffusée sur vidéo You tube le 27 mars 2011 se posait des questions sur les réalisations du Colonel Kadhafi : « Est-ce que Kadhafi utilise les revenus du pétrole pour le bien du peuple libyen ? La réponse est oui ! » .

Luc MICHEL, pilier du soutien à la Jamahiriya, lui précisait ce qui suit : « C’est cet homme et la Révolution qu’il guide que nous soutenons indéfectiblement, dans les bons et les mauvais jours. Parce que Kadhafi est avec le Che la figure de proue du révolutionnaire engagé dans le combat anti-impérialiste comme l’a souligné notamment Nelson Mandela. Parce que son combat pour la dignité et la Causes des Peuples est le nôtre » (Editorial de Luc Michel à l’occasion du 35 e Anniversaire de la Révolution de Moammar Kadhafi : « Pourquoi nous soutenons la Révolution libyenne », in Revue ‘Démocratie Directe’ n°11, 2e série, pp 3-4, mars 2005).

C’est pour quoi les loups impérialistes ne l’entendaient pas de cette oreille, ils voulaient pendre Kadhafi comme Saddam Hussein et ses fils, car comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine dans la fameuse fable : « Les animaux malades de la peste » : « Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue. Qu’il fallait dévouer ce maudit animal Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal. Sa peccadille fut jugée un cas pendable. Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable Rien que la mort n’était capable D’expier son forfait : on le lui fit bien voir. Selon que vous serez puissant ou misérable. Les jugements de la cour vous rendront blanc ou noir. »

Robert MBELO (*)

Photos : R. Mbelo au Congrès de Fondation du MEDD-MCR (Mouvement Européen pour la Démocratie Directe), en Wallonie, en juillet 2004.

Photo de groupe : (de g. à droite) Djim Ley-Ngardinal (ACTUS, Tchad, secrétaire-général des Comités ALAC en 2011), Luc MICHEL (président-fondateur du MEDD-MCR et des Comités ELAC en 2011), Robert Mbelo.

_______________________

(*) Ancien Diplomate de la RDC au Caire en Egypte. Spécialiste des Questions approfondies de Relations Internationales et africaines.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:51

 

Logo UKRAINE v face LM pr RADIO CAMEROUN (clip 3)

 

SUITE/ 3e Partie de l’interview de Luc MICHEL sur

RADIO CAMEROUN – CAMEROON VOICE /

Emission SANS DETOUR « Ukraine la guerre des blocs … »

le 22 décembre 2013 avec Luc MICHEL /

EODE-TV (Diffusion) / 2013 12 22 /

Partie 3

https://vimeo.com/83635614

https://www.facebook.com/photo.php?v=621766904537322&set=vb.208632022517481&type=2&theater

L’introduction de ‘Radio Cameroun’ :

Depuis quelques semaines se joue en Ukraine un bras fer de leadership entre la Russie et l’Union Européenne soutenue par son allié de toujours les États-Unis. Les autorités du pays souhaitent garder une relation très privilégiée de proximité avec la Russie. Tandis que l’opposition voit l’avenir du pays se dessiner au sein de l’Europe. Le pays est désormais paralysé. Les supporters des deux camps s’affrontent par coup de manifestations et contre-manifestations dans la capitale Kiev.

Devant une telle situation de blocage plusieurs questions méritent d’être posées.

L’Ukraine a t-elle les moyens de se passer la Russie ?

La Russie peut-elle laisser filer aussi facilement un pays stratégique dans le maintien de son influence dans la région ?

Jusqu’où peut aller l’Union Européenne dans son soutien à l’opposition ?

Pour apporter des éléments de réponse à ces interrogations ‘Sans Détour’ reçoit :

Mikhail Egerov, journaliste au Service français de ‘La Voix de la Russie’,

et Luc Michel qui dirige le Think Thank EODE – Eurasian Observatory for Democracy and Elections – et fin connaisseur de l’Europe de l’Est et de la Russie.

Qui répondent aux questions de Jolibeau Koubé.

EODE-TV & EODE Press Office

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:51

 

LM - ELAC pyromanes de l'ONU en Libye (2013 12 22) FR (1)

 

 Luc MICHEL pour ELAC & ALAC Website /

avec PCN-SPO – Xinhua – La Voix de la Russie / 2013 12 23 /

Le Conseil de sécurité de l’ONU, tous membres confondus pour une fois, porte une lourde responsabilité dans la destruction de la Jamahiriya et dans le chaos qui s’est installé de ce fait en Libye. Tous membres confondus, car la Russie de Medvedev et la Chine, ainsi que les non-alignés et les brics (membres non permanents), pour s’être abstenus, ont permis et légitimé l’agression des USA et de l’OTAN contre la Libye de Kadhafi

Presque trois ans après cette agression, voilà le Conseil de sécurité de l’ONU en train d’évaluer la possibilité du déploiement d’une unité spéciale de 235 gardes chargés de protéger la mission de l’ONU à Tripoli, la capitale libyenne, selon un communiqué de la Mission d’appui de l’ONU en Libye (MANUL) obtenu ce mercredi 18 déc. 2013 par Xinhua. Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Tripoli, Tarek Mitri, le représentant spécial de l’ONU en Libye et chef de la MANUL, a annoncé que le type d’unité et le nombre d’hommes déployés dans l’unité étaient actuellement en cours d’évaluation. Il a également expliqué que « la mesure était en train d’être prise pour apaiser les craintes exprimées par certains groupes en Libye » (sic).

Lors de la conférence de presse, Mitri a également « salué les institutions libyennes pour leur dévouement envers le développement démocratique du pays » (resic). Il a indiqué « qu’un certain nombre de membres du Conseil de sécurité estimaient qu’en transformant la crise politique actuelle et l’instabilité en une opportunité permettrait à la Libye d’avancer dans sa transition démocratique » (resic). Précisant qu’il s’agissait de : « construction de l’Etat, établissement de l’Etat de droit, stabilisation de la situation sécuritaire, promotion des droits de l’homme et amélioration de la qualité de vie …

Un mensonge grossier quand on se souvient de la prospère et sûre Libye de Kadhafi, de son haut niveau de vie (le premier en Afrique), de son enseignement modèle, de son système social et de son expérience de Démocratie directe. C’est l’agression occidentale qui a détruit tout cela, avec la complicité directe de l’ONU !

Mitri a encore ajouté que « d’autres membres avaient relevé les risques associés à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays, ainsi que l’impact de la prolifération des armes en Libye, et ont donc appelé à des actions concrètes et urgentes pour y répondre ». « Plus de deux ans après la fin du soulèvement de 2011, les autorités libyennes peinent toujours à établir un Etat de droit et à imposer leurs forces de sécurité face aux milices armées formées pendant les affrontements de 2011 » conclut Xinhua.

DES LES PREMIERS JOURS DU COUP D’ETAT DE FEVRIER 2011, L’ONU SE POSAIT EN PARTENAIRE DE LA « TRANSITION LIBYENNE » AUX COTÉS DE LA JUNTE EXTRÉMISTE DE BENGHAZI

Confirmant l’engagement de l’ONU dès les premiers jours du coup d’état de février 2011 aux côtés de la Junte islamo-monarchiste de Benghazi, lors d’une visite à Tripoli le 3 novembre 2011, le secrétaire général de l’ONU déclarait que « La Libye nouvelle aspire à être une nation libérée de la peur, libérée de l’injustice et de l’oppression du passé. Les Nations unies seront votre partenaire dans la transformation de ces espoirs en réalité ». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’était rendu en Libye pour « assurer les nouveaux dirigeants du pays du soutien de la communauté internationale durant la période de transition ».

Ecoutons ses paroles cyniques et fallacieuses et confrontons les à ce qu’est devenue la pauvre Libye, pillée, somalisée …

« Nous sommes ici pour vous soutenir dans la lutte pour la démocratie et la liberté » (sic), déclarait Ban, qui disait être venu « à un moment historique pour saluer le peuple courageux de Libye (…) qui a payé le prix fort pour la liberté » et « inspiré le monde en renversant la tyrannie » (resic). « L’ONU se tient prête à soutenir le peuple libyen dans tous les domaines dont nous avons discuté [avec les responsables du pays] : les élections, une nouvelle Constitution, les droits humains, la sécurité publique et le contrôle des armes », avait encore déclaré le chef de l’ONU, accompagné dans sa visite par le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser.

« La Libye nouvelle aspire à être une nation libérée de la peur, libérée de l’injustice et de l’oppression du passé. Les Nations unies seront votre partenaire dans la transformation de ces espoirs en réalité » (resic), avait-il ajouté au cours d’une conférence de presse. Il avait qualifié de « très productifs » ses entretiens avec le chef du Conseil national libyen de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil, les membres du CNT et le nouveau premier ministre libyen, notamment pour avoir une idée sur « la façon dont l’ONU peut aider le peuple libyen après la libération » (resic). « Ils [les dirigeants libyens] ont tous exprimé un engagement clair pour la construction d’une Libye démocratique, fondée sur le respect des droits de l’homme et la dignité » (resic), avait-il encore dit.

Le secrétaire général de l’ONU avait reconnu toutefois que « le chemin vers la démocratie n’est pas facile. Construire un Etat avec des institutions efficaces et responsables prend du temps », a-t-il dit. « Il est crucial que le peuple trouve un consensus sur les questions principales et reste uni. Cela va nécessiter beaucoup de pragmatisme, de compromis, particulièrement pendant cette phase très importante », a souligné M. Ban.

Il avait ajouté s’être entretenu longuement avec les dirigeants libyens au sujet de la sécurité et de la « nécessité de sécuriser les arsenaux de l’ancien régime ». Mais pas ceux offerts par l’OTAN et en particulier la France de Sarkozy aux milices islamistes de Misratta, Zintan, Tripoli et Derna … Le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté quelques jours avant ce voyage une résolution appelant la Libye et les pays voisins à mettre un terme à la prolifération, dans la région, « des armes amassées par Mouammar Kadhafi, en particulier les missiles sol-air de courte portée ».

Deux ans après cette visite de Ban Ki-moon, le chaos libyen répond tragiquement aux belles paroles cyniques de l’ONU.

Il y a quelques jours, La Voix de la Russie dressait le bilan de cette « libération » de la Libye tant vantée par Ban, ses comparses et ses maîtres occidentaux : « Plus de deux années se sont écoulées après l’assassinat barbare et sauvage du colonel Mouammar Kadhafi en Libye. Depuis la chute de la Jamahiriya libyenne, on est très loin des promesses faites par certains grands amateurs des interventions « humanitaires » armées quant à l’avenir de ce pays. La « nouvelle » Libye sombre de jour en jour dans le chaos et visiblement est en train de devenir un non-Etat failli, hors-la-loi, raciste, intégriste, ainsi que le théâtre de scénarios d’afghanisation et de somalisation. Un pays qui était pourtant encore récemment l’un des plus prospères d’Afrique. Cet avenir sombre n’est plus une perspective pessimiste, tout cela est devenu une triste réalité » …

Luc MICHEL

___________________

Photos : Ban avec Abdeljalil, alors leader du CNT, aujourd’hui en fuite en Tunisie pour son implication dans le meurtre sous la torture du général félon Younes, chef des katibas du CNT, en juillet 2011.

Ban avec Zeidan, agent de la CIA, défecteur libyen en 1980 devenu citoyen US, et présentement premier ministre fantoche de la Libye occupé

LM - ELAC pyromanes de l'ONU en Libye (2013 12 22) FR (2)

 

UN Libya

 

LM - ELAC pyromanes de l'ONU en Libye (2013 12 22) FR (4)

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:50

 

PIH - LM poutine sauve l'Ukraine de la faillite (2013 12 22) ENGL

Luc MICHEL for PCN- INFO / 2012 12 22 /

with RIA Novosti – The Voice of Russia – PCN -SPO /

http://www.scoop.it/t/pcn-spo

https://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office

« The agreement with Moscow avoided bankruptcy in Ukraine with the EU , » says rightly Ukrainian Prime Minister . The landmark agreement Tuesday with Moscow  » helped save the Ukrainian economy from bankruptcy, which would have taken place in the case of signing an association agreement with the EU , » said Wednesday the Ukrainian Prime Minister Mykola Azarov.  » The Association Agreement with the European Union would have led to the bankruptcy and socio- economic collapse , » further stated Mr. Azarov opening the cabinet.

« Yesterday we witnessed a historic event , » he added , referring to the visit to Moscow by President Viktor Yanukovych during which Russia has granted Ukraine $ 15 billion and lowered one-third of gas prices. Much below the market price.

« The previous gas contract ( signed by then Prime Minister Yulia Tymoshenko in prison today , ed) bled the Ukrainian economy for three and a half years, » he said. Tymoshenko, who is neither anti nor pro-Western , and still less a  » political prisoner  » ( sic ), but a corrupted Ukrainian oligarch, participating in the looting of Ukraine since the 90′s , had reached this agreement with Gazprom (Russia ) for reasons of personal political agenda . « The president has put an end to this betrayal of national interests, which are responsible for the same political forces that today cause instability in the country , » said Mykola Azarov.

IS THE PRO-WESTERN OPPOSITION THE « MAJORITY « ?

The opposition – organized , financed and excited by the USA and EU politicians , led by Germany – challenges on the streets for nearly one month the refusal of the Ukrainian President to sign an association agreement with the EU in favor of economic cooperation with Russia. Contrary to what the media of NATO affirm, this opposition, led by the leaders of the anti-Semitic neo-Nazi party Slobova and hard right-wing German- Ukrainian party Udar (a subsidiary of the CDU- CSU) , does not represent « the majority of Ukrainians .  »

A petition demanding a constitutional referendum against the Anschluss by the EU and for the Eurasian Customs Union with Russia, organized by the KPU , the Communist Party of Ukraine (close to the Russian KPRF ) , collected since early November 4 million signatures. Which forces to the organisation of the referendum . And is one of the reasons for the failure of the EU in Kiev. But you have read this nowhere , because only the PCN-NCP and the Voice of Russia which took over my information talked about it …

Read my leader (in French):

What the NATO’s medias hide to you: the CP of Ukraine receives 3,5 millions of signings against the enter in EU!

on http://www.lucmichel.net/2013/12/09/pcn-spo-ce-que-vous-cachent-les-medias-de-lotan-le-pc-dukraine-recueille-35-millions-de-signatures-contre-ladhesion-a-lunion-europeenne/

DOES MOSCOW SAVE REALLY UKRAINE FROM BANKRUPTCY ?

Russia invests a portion of the reserves of the National Welfare Fund ‘ for $ 15 billion in the Ukrainian securities . This is what Putin said after talks at the Russian-Ukrainian Intergovernmental Commission. The need for a new loan of $ 15 billion was raised by the Ukrainian President already in October , when the IMF began its mission in Ukraine. Pending the decision of the IMF , investors are in no hurry to place funds in Ukraine. However, Russian investments can now boost , experts say.

Mikhail Pogrebinsky , director of the Center for Political Research of Kiev, believes that  » this loan will give Ukraine the opportunity to avoid economic collapse . » « This gives us the opportunity to avoid a possible default of payment , because next year , Ukraine expects colossal expenditure, which could deprive it of almost all its reserves in gold and silver . We were forced to give everything (to the IMF ) . And today we have the chance to get away with making positive the balance of payments and improving the economy of the country.  »

« Lowering gas prices will also accelerate the economic growth of the country . » According to the amendment to the contract of Gazprom and Naftogaz signed by the two presidents, the price of Russian gas for the Ukrainian company will be reduced from 410 to 268.5 dollars per thousand cubic meters. This was noted by Nikolay Ivchenko, head of the Department of Analytical Research of the Forex Club (Ukraine). « The decline in the price of gas for Ukraine is a very important economic factor as the energy efficiency of the country is quite low and companies working with gas are numerous. It is first of all the chemical industry, which is about 15-20 % of Ukrainian exports. In addition, the Russian gas is also used in metallurgy.  »

THE 15 BILLION OF MOSCOW AGAINST THE 400 MILLION OF BRUSSELS …

 » The signed agreements open good prospects for the Ukrainian economy for years to come. All this would have been impossible without an agreement between the presidents of Russia and Ukraine , « concluded the Prime Minister.

According to Azarov , who only draw the conclusion of the duplicity of the EU  » by signing the Association Agreement with the EU , Ukraine should have accepted the conditions of the International Monetary Fund as the rise of gas tariffs for individuals, the devaluation of the national currency or wage freezes while buying Russian gas at a high price .  »

Today nothing threatens the economic and financial stability in Ukraine, he assured. We no longer let anyone destabilize the situation, he said while the opposition still has mobilized several thousand people turned into 50,000 ( resic ) by AFP, to denounce the agreement with Russia Tuesday night in the center of Kiev.

Some days ago , the Ukrainian government had asked the EU the issue of aid actually made. Asking if Brussels was prepared to put 20 billion ( what will be ultimately the amount of the Russian aid ) and not the 400 million proposed . The response was scathing and Ms Merkel could even take one of her big anger .  » We will not play with numbers. Prosperity of Ukraine can not be the subject of a tender where the highest bidder wins the prize  » (sic) , had responded a spokesman for the European Commission , Olivier Bailly, in Brussels. In Berlin, a spokesman for German Chancellor Angela Merkel had estimated that with the figure advanced by Mr. Azarov, Ukrainian leaders seemed to want  » diversion  » as to their responsibility for the situation in their country ( resic ) .

In reality, the EU in economic and financial crisis obviously does not have the means to put these 15 or 20 billion on the table. The EU proposes wind.  » You sit , you sign , we give crumbs and we take everything in 6 months » , these are the proposals from Brussels. Who mocks Ukraine and Ukrainians .

The aim was twofold.

Geopolitically , it was Kiev in NATO and Russia isolated.

Economically, it was the  » shock therapy » (ask the Russians in 1992 or Argentinians … ), the looting of the Ukrainian economy by the banksters of Brussels and Berlin, the destruction of the Ukrainian heavy industry, the dictates of IMF.

A bad plan proposed by political scoundrels. Moscow, which has the means of its Eurasian projects and the sense of the post- Soviet solidarity , has checkmated them !

Luc MICHEL

Version française originale :

PCN-INFO / MOSCOU SAUVE L’UKRAINE DE LA FAILLITTE. ET DES GRIFFES DES BANKSTERS DE L’UE …

http://www.lucmichel.net/2013/12/18/pcn-info-moscou-sauve-lukraine-de-la-faillitte-et-des-griffes-des-banksters-de-lue/

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:50

 

People burn Green Book and pictures of Muammar Gaddafi in Benghazi

 

Luc MICHEL / En bref/

avec PCN-SPO – AFP – ELAC Website / 2013 12 21 /

La Libye se désintègre dans une Somalisation qui va s’accélérant.

Après Tripoli, le chaos s’étend et s’implante durablement dans l’Est libyen, sur les côtes de Cyrénaïque et autour de Benghazi et Derna, la cœur de l’islamisme libyen et la base du coup d’état occidental de 2011 qui a conduit à la destruction de la Jamahiriya de Kadhafi.

Le coup d’état organisé par les USA et l’OTAN à Benghazi en février 2011 a livré la Libye au chaos et aux islamistes. Ceux-ci étaient présents dès les premier jours et l’Occident a favorisé leur émergence.

Le chef des services de renseignements militaires de Benghazi, dans l’est libyen, a été tué ce vendredi 20 déc. 2013 lors d’une visite chez des proches à Derna, également dans l’est du pays en proie à une insécurité persistante. Des inconnus ont tiré des coups de feu sur le colonel Fethallah al-Gaziri, chef des renseignements militaires de Benghazi, dépendant du gouvernement fantoche pro US, et l’ont tué sur le coup, a déclaré à l’AFP un responsable de sécurité sous couvert de l’anonymat. Selon cette source, al-Gaziri, qui a été nommé récemment à ce poste, se trouvait à Derna pour assister à un mariage de sa nièce, dont la famille réside dans cette ville, théâtre d’une vague de violences ces derniers jours. al-Gaziri a été tué en plein rue dans le centre-ville de Derna, a déclaré à l’AFP un porte-parole de sécurité de Benghazi, le lieutnant-colonel Ibrahim al-Charaa.

Depuis le coup d’état pro-occidental en février 2011, la région orientale de la Libye, et en particulier Benghazi, est le théâtre d’une série d’attaques et d’assassinats. Et ceci dès le printemps 2011, bien avant la prise de Tripoli. Ces derniers mois, les assassinats visant des militaires, des policiers, des juges, des notables et responsables de médias à Benghazi et à Derna ont fait plus de 300 morts, mais les autorités fantoches n’ont pas réussi à arrêter leurs auteurs.

Jeudi, un homme a aussi été tué jeudi dans l’explosion de sa voiture à Tobrouk, le premier assassinat du genre dans cette ville de l’extrême Est de la Libye, signe que les attaques s’étendent dans cette région. Et à Benghazi, la tête d’un homme été découverte. Il avait été enlevé et ses ravisseurs réclamaient une rançon.

Luc MICHEL

Photo : Le coup d’état organisé par les USA et l’OTAN à Benghazi en février 2011 a livré la Libye au chaos et aux islamistes. Ceux-ci étaient présents dès les premier jours et l’Occident a favorisé leur émergence. Ici manifestation salafiste à Benghazi en mars 2011 …

# sur le chaos à Tripoli et dans l’Est libyen, relire mes éditos :

LA « DEKADHAFISATION » AU CŒUR DU CHAOS LIBYEN ! DECRYTAGE …

http://www.elac-committees.org/2013/11/20/luc-michel-focus-le-numero-2-des-renseignements-libyens-enleve-a-tripoli-la-dekadhafisation-au-coeur-du-chaos-libyen-decrytage-%e2%80%a6/

et L’EST LIBYEN S’ENFONCE DANS LA VIOLENCE …

http://www.lucmichel.net/2013/12/04/elac-website-lest-libyen-senfonce-dans-la-violence/

# sur la somalisation de la Libye, lire mon entretien avec ‘La Voix de la Russie’ :

‘LA VOIX DE LA RUSSIE’ INTERROGE LUC MICHEL SUR LA ‘NOUVELLE’ LIBYE

http://www.lucmichel.net/2013/12/13/lucmichel-net-la-voix-de-la-russie-interroge-luc-michel-sur-la-nouvelle-libye/

et http://www.lucmichel.net/2013/12/16/lucmichel-net-la-voix-de-la-russie-interroge-luc-michel-sur-la-nouvelle-libye-2/

_________________________

Luc MICHEL /

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:49

 

Заседание Российско-Украинской межгосударственной комиссии

 

Luc MICHEL pour PCN-INFO / 2012 12 18 /

avec RIA Novosti – La Voix de la Russie – PCN-SPO /

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« L’accord avec Moscou a évité à l’Ukraine une faillite avec l’UE », déclare for justement le Premier ministre ukrainien. L’accord historique conclu ce mardi avec Moscou a « permis de sauver l’économie ukrainienne de la faillite, qui aurait eu lieu en cas de signature d’un accord d’association avec l’UE », déclare ce mercredi le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov. « L’accord d’association avec l’Union européenne aurait entraîné la faillite et l’effondrement socio-économique », a encore déclaré M. Azarov en ouvrant le conseil des ministres.

« Hier on a assisté à un évènement historique », a-t-il ajouté, évoquant la visite à Moscou du président Viktor Ianoukovitch lors de laquelle la Russie a accordé à l’Ukraine 15 milliards de dollars et la baisse d’un tiers des prix du gaz. Fort en dessous des prix du marché.

« Le précédent contrat gazier (conclu par le Premier ministre de l’époque Ioulia Timochenko aujourd’hui en prison, ndlr) saignait l’économie ukrainienne depuis trois ans et demi », a-t-il dit. Timochenko, qui n’est anti ni pro occidentale, et encore moins une « prisonnière politique » (sic), mais une oligarque ukrainienne corrompue, qui participe au pillage de l’Ukraine depuis les Années 90, avait conclu cet accord avec Gazprom (Russie) pour des raisons d’agenda politique personnel. « Le président a mis un terme à cette trahison des intérêts nationaux, dont sont responsables les mêmes forces politiques qui provoquent aujourd’hui l’instabilité dans le pays », a poursuivi Mykola Azarov.

L’OPPOSITION EST-ELLE « MAJORITAIRE » ?

L’opposition – organisée, financée et excitée par les USA et les politiciens de l’UE, l’Allemagne en tête – conteste dans la rue depuis près d’un mois le refus du président ukrainien de signer un accord d’association avec l’UE au profit d’une coopération économique avec la Russie. Contrairement à ce qu’affirment les médias de l’OTAN, cette opposition, dirigée par les leaders du parti néonazi antisémite Slobova et du parti de droite dure germano-ukrainien Udar (filiale de la CDU-CSU), ne représente pas « la majorité des Ukrainiens ».

Une pétition exigeant un référendum constitutionnel contre l’anschluss par l’UE et pour l’Union douanière eurasiatique avec la Russie, organisé par le KPU, le Parti communiste d’Ukraine (proche du KPRF russe), a récolté depuis début novembre 4 millions de signatures. Ce qui force à l’organisation du référendum. Et est une des raisons de l’échec de l’UE à Kiev. Mais çà vous ne l’avez lu nulle part, car seul le PCN et La Voix de la Russie qui a repris mes informations en ont parlé …

Relire mon édito :

Ce que vous cachent les medias de l’OTAN : le ‘PC d’Ukraine’ recueille 3,5 millions de signatures contre l’adhésion a l’Union européenne !

Sur http://www.lucmichel.net/2013/12/09/pcn-spo-ce-que-vous-cachent-les-medias-de-lotan-le-pc-dukraine-recueille-35-millions-de-signatures-contre-ladhesion-a-lunion-europeenne/

MOSCOU SAUVE-T-IL REELLEMENT L’UKRAINE DE LA FAILLITE ?

La Russie investit une partie des réserves du ‘Fonds national du bien-être’ pour 15 milliards de dollars dans les titres ukrainiens. C’est ce qu’a déclaré Vladimir Poutine à l’issue des discussions lors de la Commission intergouvernementale russo-ukrainienne. La nécessité d’un nouveau prêt de 15 milliards de dollars a été évoquée par le président ukrainien déjà en octobre, lorsque le FMI a entamé sa mission en Ukraine. En attendant la décision du FMI, les investisseurs ne se pressent pas de placer des fonds en Ukraine. Cependant, les investissements russes pourront maintenant les stimuler, affirment les experts.

Mikhaïl Pogrebinski, directeur du Centre de recherches politiques de Kiev, estime que « ce prêt donnera à l’Ukraine la possibilité d’éviter l’effondrement économique ». « Cela nous donne la possibilité d’éviter un éventuel défaut de paiement, car l’année prochaine, des dépenses colossales attendent l’Ukraine, ce qui pourrait la dépourvoir de pratiquement toutes ses réserves en or et en argent. Nous étions contraints de tout donner (au FMI). Et aujourd’hui, nous avons la chance de nous en sortir en rendant positive la balance des paiements et en améliorant l’économie du pays. »

« La baisse du prix du gaz permettra aussi d’accélérer la croissance économique du pays ». Selon l’avenant au contrat de Gazprom et de Naftogaz, signé par les deux présidents, les prix du gaz russe pour la compagnie ukrainienne seront réduits de 410 à 268,5 dollars pour mille mètres cubes. C’est ce qu’a noté Nikolaï Ivtchenko, chef du Département des Recherches analytiques du Forex Club (Ukraine). « La baisse des prix du gaz pour l’Ukraine est un facteur économique très important, car l’efficacité énergétique de ce pays est assez faible et les entreprises travaillant avec le gaz sont nombreuses. Il s’agit tout d’abord de l’industrie chimique qui constitue environ 15-20 % des exportations ukrainiennes. De plus, le gaz russe est également utilisé dans la métallurgie. »

LES 15 MILLIARDS DE MOSCOU CONTRE LES 400 MILLIONS DE BRUXELLES …

« Les accords signés ouvrent de bonnes perspectives à l’économie ukrainienne pour des années à venir. Tout cela aurait été impossible sans accord entre les présidents russe et ukrainien », a conclu le Premier ministre.

Selon M. Azarov, qui ne fait que dresser le constat de la duplicité de l’UE, « en signant l’accord d’association avec l’UE, l’Ukraine aurait dû accepter les conditions du Fonds monétaire international telles que la hausse des tarifs du gaz pour les particuliers, la dévaluation de la devise nationale ou le gel des salaires, tout en achetant le gaz russe au prix fort ».

Aujourd’hui rien ne menace la stabilité économique et financière en Ukraine, a-t-il assuré. On ne laissera plus personne déstabiliser la situation, a-t-il déclaré alors que l’opposition a encore mobilisé quelques milliers de personnes, transformés en 50.000 (resic) par l’AFP, pour dénoncer l’accord avec la Russie mardi soir dans le centre de Kiev.

Il y a quelques jours, le gouvernement ukrainien avait posé à l’UE la question de l’aide réellement apportée. Demandant si Bruxelles était prête à mettre 20 milliards (ce que sera in fine le montant de l’aide russe) et pas les 400 millions proposés. La réponse fut cinglante et Mme Merkel put même piquer une de ses grosses colères. « Nous n’allons pas jouer avec les chiffres. La prospérité de l’Ukraine ne peut pas être l’objet d’un appel d’offres où le mieux-disant gagne le prix » (sic), avait réagi un porte-parole de la Commission européenne, Olivier Bailly, à Bruxelles. A Berlin, un porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel avait estimé qu’avec le chiffre avancé par M. Azarov, les dirigeants ukrainiens semblaient vouloir « faire diversion » quant à leur responsabilité concernant la situation dans leur pays (resic).

En réalité l’UE en crise économique et financière n’a évidemment pas les moyens de mettre ces 15 ou 20 milliards sur la table. L’UE propose du vent. « On s’assied, on signe, nous donnons des miettes et nous prenons tout dans 6 mois », voilà les propositions de Bruxelles. Qui se moque bien de l’Ukraine et des Ukrainiens.

Le but était double.

Géopolitiquement, c’était Kiev dans l’OTAN et la Russie isolée.

Economiquement, c’était la « thérapie de choc » (demandez aux Russes de 1992 ou aux Argentins …), le pillage de l’économie ukrainienne par les banksters de Bruxelles et Berlin, la destruction de l’industrie lourde ukrainienne, les diktats du FMI.

Un mauvais plan proposé par des canailles politiques. Moscou, qui a les moyens de ses projets eurasiatiques et le sens de la solidarité post-soviétique, les a mis échec et mat !

Luc MICHEL

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 01:48

 

 

LM - INTERVIEW la nouvelle libye LVDLR - Part 2 (2013 12 16) FR 1

 

 La « nouvelle » Libye : entretien avec Luc Michel (Partie 2)

La Voix de la Russie / 2013 12 16 /

Version originale sur :

http://french.ruvr.ru/2013_12_16/La-nouvelle-Libye-Entretien-avec-Luc-Michel-Partie-2-7268/

Entretien avec Luc Michel, grand spécialiste de la géopolitique et notamment de la Libye (on lui doit notamment une « Géopolitique de la Jamahiriya libyenne »)…

* La Voix de la Russie : Autre point. Depuis l’assassinat de Kadhafi, un véritable racisme à l’encontre des Africains sub-sahariens est devenu pratique courante dans ce pays. On a notamment vu plusieurs vidéos très choquantes et barbares où l’on voit des exécutions des Africains noirs par les « rebelles », amis de l’Occident. Qu’en est-il ?

Luc Michel :  Le racisme anti-noir, contre ce qu’ils appellent les « abid » ou les « esclaves », est une des constantes de l’islamisme. Qui rappelons-le, est une idéologie réactionnaire, un fascisme islamiste. Il s’est développé avec le CNT et a surfé sur un sentiment anti-africain chez une partie de la population libyenne, mécontente du panafricanisme sincère de Kadhafi et qui avait ouvert la Jamahiriya à de nombreux Africains. Ajoutons que les libéraux libyens comme les islamistes avaient déjà utilisé le racisme anti-noir dans la dernière décennie de la Jamahiriya comme moyen de déstabilisation. Le coup d’état de Benghazi n’a fait qu’amplifier, à hauteur de crimes de guerre, ce racisme.

Il faut savoir que celui-ci n’a pas seulement frappé les ressortissants d’autres pays africains résidant en Libye mais aussi les Libyens noirs. La Libye a une population mêlée, il y a des Libyens à peau claire, de type maghrébin, voire sud-européen. Et il y a des Libyens noirs de peau, venus du Fezzan et du Sud saharien (notamment d’origine Toubou). Mais qui avec le développement et la prospérité de la Libye sous Kadhafi sont aussi allés habiter les régions côtières. Des fiefs islamistes – Al-Baida, Derna, Misrata ou Zinten – sont parties de véritables expéditions punitives. Des déportations, des massacres de masse, des crimes de guerre sans nom ont été commis. Des villes ont même été vidées et pillées, comme Tarawoua (ville à population libyenne noire). Dans le silence coupable des spécialistes auto-proclamés des droits de l’homme (occidental) alimentaires. BHL en tête.

A cela s’est ajoutée la sinistre résonance des articles irresponsables des médias de l’OTAN, évoquant sans arrêt de fantomatiques « mercenaires africains de Kadhafi ». Information provenant souvent d’officines de désinformation israéliennes, comme DEBKA, liées à Tsahal ou au Mossad. Tout cela a conduit à une chasse permanente aux noirs. Qui a culminé avec des massacres de masses lors de la prise de Tripoli en août 2011, tortures et exécutions sommaires, charniers et prisons secrètes à l’appui. On estime qu’il reste encore plus de 10.000 Africains dans les geôles des milices.

A cela s’ajoute aujourd’hui, comme l’a révélé le drame de Lampedusa, l’exploitation des Africains noirs par les filières mafieuses de traite d’humains vers l’Europe, aux mains des islamistes en Libye et au Sahel. Des camps existent en Libye, où viols, pillages et exécutions sommaires sont la règle. L’enquête sur le drame de Lampedusa a aussi révélé que les nouveaux « boat people » africains ont été victimes de tirs criminels venant de corvettes « libyennes », bâtiments de guerre tombés aux mains de gangs ou milices, nouvelle piraterie aux portes de l’Italie.

* LVdlR : Selon vous, au moment où il était clair que l’OTAN ferait tout son possible pour éliminer le leader de la Jamahiriya vu les moyens déployés, n’était-ce pas une erreur stratégique de la part du colonel Kadhafi d’être resté en Libye, alors que plusieurs chefs d’Etats africains et d’Amérique latine lui avaient proposé refuge dans leurs pays ? Un refuge provisoire qui aurait notamment pu servir à organiser une résistance à moyen ou long terme aux bandits-rebelles, amis de BHL ?

Luc Michel :  Kadhafi a choisi selon moi la seule solution valable. Comme il l’a dit « vivre, combattre et mourir au pays ». Ce sera aussi le choix du président Assad en Syrie. Un départ du pays aurait conduit à un effondrement immédiat. Comme l’a d’ailleurs démontré le médiamensonge lancé par le britannique Cameron sur « la fuite de Kadhafi au Venezuela » qui a produit un immense flottement à Tripoli même.

* LVdlR : Qu’est ce qui n’a pas marché ? Pourquoi la Jamahiriya est-elle tombée selon vous ?

Luc Michel : Tripoli a commis des erreurs dans l’organisation de la résistance, a dispersé ses maigres forces et n’a su mobiliser ni les masses libyennes (largement pro-Kadhafi) ni ses soutiens extérieurs. Il fallait mobiliser à l’intérieur et à l’extérieur pour la guerre totale.

Par maigres forces, j’entends les moyens financiers. Dès février 2011, la Jamahiriya a été prise dans un piège financier : comptes saisis ou bloqués, fonds souverains libyens confisqués (ils le sont toujours), devises fortes indisponibles.

A l’intérieur, la direction libyenne, réorganisée en mars 2011, a été affaiblie par ceux – encore les libéraux restés avec Kadhafi – qui voulaient négocier avec l’OTAN ou avec les pseudos modérés du CNT.

* LVdlR : Les partisans de Mouammar Kadhafi sont-ils toujours présents en Libye ? Y-a-t-il une résistance qui s’organise via les forces en place et ceux en exil ?

Luc Michel :  Pendant que la Libye s’enfonce dans le chaos et la somalisation, et que pro-américains du gouvernement fantoche de Tripoli installé par l’OTAN et milices et islamistes radicaux s’affrontent, une troisième force agit dans l’ombre. C’est la résistance verte kadhafiste qui combat pour la restauration de la Jamahiriya. Impitoyable, radicale, armée, elle frappe depuis l’automne 2011 les collabos de l’OTAN de tous bords. Sa caractéristique est de ne jamais revendiquer exécutions de traîtres et frappes contre leurs bases et locaux. Les médias de l’OTAN n’en parlent jamais, sur ordres sans aucun doute !

* LVdlR : En tant que fin connaisseur de la Libye, comment voyez-vous l’avenir à moyen et long terme de ce pays qui encore récemment était l’un des plus prospères du continent africain mais qui est en train de devenir l’un des plus instables et dangereux du monde ?

Luc Michel :  J’ai décrit dès août 2012 la somalisation de la Libye post-CNT, sa longue descente vers le chaos. Il y a la belle histoire, le storytelling des « spin doctors » de l’OTAN ou d’un BHL. Et il y a la réalité d’une Libye en plein chaos derrière les médiamensonges et la propagande, une nouvelle Somalie sur la Méditerranée …

Voici maintenant les médias de l’OTAN qui sont contraints de dévoiler la réalité de cette Libye somalisée. Non seulement les affrontements entre gangs, milices, armées privées. Mais aussi entre tribus et groupe ethniques ! Il faut noter que la grille de lecture tribale n’explique pas la situation libyenne. Contrairement à ce qu’avancent ad nauseam les analystes occidentaux. Ce n’est pas seulement le leadership de Kadhafi qui unissait les composantes de la société libyenne. Mais aussi les institutions de la Jamahiriya et sa Démocratie directe. Et encore la prospérité économique, le bien-être social, la paix civile. La guerre d’agression de l’OTAN a mis un terme à tout cela. La misère, le désastre économique, l’effondrement total des institutions jamahiriyennes et de l’Etat central, armée comprise, l’insécurité et la violence, tout cela a conduit à la violence et à la justice privée. La Libye aujourd’hui c’est un Far West chaotique sans shérif.

* LVdlR : Merci de nous avoir accordé cet entretien. On aura certainement l’occasion de rediscuter ensemble des perspectives pour la Libye qui nous promettent pas mal de bouleversements encore…

Luc Michel :  J’en ai bien peur ! La Libye est devenue, après la Somalie, un laboratoire en Afrique pour Washington.

La Somalie est un Etat disparu qui a servi de laboratoire à l’impérialisme américain pour concevoir son projet de Nouvel Ordre en Afrique et au « Grand Moyen-Orient ». Qui se souvient aujourd’hui de l’Etat somalien en développement, la puissance régionale des années 80, et du régime socialiste de Siyaad Barre ?

Comme dans l’Afghanistan socialiste, allié à l’URSS, ou dans la Jamahiriya socialiste de Kadhafi, Siyaad Barre avait brisé la gangue du destin clanique et tribal. Le destin de la Somalie sera aussi similaire à celui de l’Afghanistan. Une descente aux enfers provoquée par l’impérialisme américain et ses manipulations des tribus, des ethnies, des clans et des islamistes. Sans oublier le feu attisé des querelles entre la Somalie et ses voisins.

Depuis 2011, avec les mêmes méthodes, le même scénario et les mêmes acteurs, c’est aussi le destin tragique de la Libye …

Entretien de Luc Michel Avec Mikhail Gamandiy-Egorov

Pour LA VOIX DE LA RUSSIE

Photos :

Luc MICHEL au VIe Congrès du MEDD-MCR, à Zawiah, près de Tripoli, du 2 au 5 février 2011. Le dernier congrès politique organisé sous la Jamahiriya ! A partir de 2004, il dirige le Réseau pan-européen du Mouvement mondial des Comités Révolutionnaires libyens (le MCR, colonne vertébrale de la Jamahiriya), le MEDD-MCR (Mouvement Européen pour la Démocratie Directe, la seule organisation du MCR restée active après 2011, et dont le secrétaire-général est Fabrice Beaur).  Photo du congrès avec le Dr Bouddabous, idéologue du Socialisme jamahiriyen (l’un des théoriciens du Livre Vert), et Inanç Kutlu (Secrétaire régional de la Fraction Turquie du MEDD-MCR).

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# La « nouvelle » Libye : entretien avec Luc Michel (Partie 1)

sur : http://french.ruvr.ru/2013_12_13/La-nouvelle-Libye-entretien-avec-Luc-Michel-Partie-1-6496/

LM - INTERVIEW la nouvelle libye LVDLR - Part 2 (2013 12 16) FR 2

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Published by Stéphane Parédé
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