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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:58

Retraites, finance... et Bolivie

A l’heure où chez nous, en France, le gouvernement s’apprête à repousser l’âge de départ à la retraite à plus de 60 ans et à augmenter le nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et cela sans toucher sérieusement aux revenus du capital, en Bolivie, le gouvernement socialiste anti-libéral de Evo Morales s’apprête à faire voter une nouvelle Loi sur les retraites, discutée avec la principale centrale ouvrière du pays (la COB), qui abaisse l’âge de départ à la retraite de 65 à 58 ans, avec les mêmes avantages. Cet âge sera même rabaissée à 56 ans pour les ouvriers du secteur minier, avec possibilité de baisser encore cet âge selon certains travailleurs, dans ce cas un an travaillé à l’intérieur de la mine comptera pour deux années.

Tout cela s’inscrit dans le cadre de la reconstruction du système Bolivien de retraite par répartition mis à sac par des décénnies de libéralisme économique...

Début février 2008, le président Morales avait déja instauré une pension "dignité" destinée aux retraités vivants sous le seuil de pauvreté, dans un pays où deux habitants sur cinq vivent avec moins de 2 dollars par jour. ..Pour financer cette allocation, le gouvernement de Morales avait instauré une redistribution des richesses liée aux hydrocarbures (Gaz et pétrole), mettant ainsi à contribution les riches régions de l’est Bolivien qui s’étaient arrangées jusque là pour bénéficier de la quasi-totalité de ces revenus.

Refusant de partager le gâteau, l’oligarchie Bolivienne avait, avec à la complicité de l’ambassade américaine, tenté de déclencher une guerre civile destinée à renverser le président Morales.

La France n’est évidemment pas la Bolivie, ses niveaux de revenus, de pensions de retraites et de vie sont très éloignés certes, mais n’y a t-il pas là encore, matière à s’inspirer d’un gouvernement progressiste qui élabore et vote des lois qui ne séparent pas l’aspect humain de l’aspect économique.

N’y a t-il pas intérêt à s’inspirer une fois de plus de ces gouvernements progressistes latino-américains qui ont choisis leur camps entre les requins de la finance, les affameurs du FMI et de la Banque Mondiale d’un côté, et le bien-être du peuple de l’autre.

La Bolivie, comme le Venezuela et l’Equateur, ainsi que les pays membres de l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Amériques) ont décidé depuis quelques années déja de renvoyer les technocrates du FMI dans leurs bureaux New-yorkais, et de gérer eux-mêmes leurs pays, leur économie, et leurs systèmes de retraites.

Contrairement à nos gouvernements Européens, celui de Evo Morales, estime que l’humain passe avant les considérations économiques, il estime aussi que ce sont ceux qui ont le plus et qui provoquent les crises financières qui doivent mettre la main à la poche..

Il estime que les ressources de son pays ne doivent plus servir à garnir les comptes des multinationales étrangères et des oligarques locaux, mais au contraire à développer économiquement et socialement une nation désormais libre du diktat des marchés financiers et de ses alliés.

Une belle source d’inspiration que cette Amérique Latine rebelle et progressiste n’est-ce pas ? Ne devrait-on pas avoir les yeux rivés sur ces nations et ses peuples qui remettent en cause ce que l’on a commencé à nous faire subir ici : à savoir la dégradation de nos conditions de vies et la destruction de nos acquis sociaux, résultants d’années de luttes, tout cela au nom de la course au profit des plus riches et du libre-marché "sacré"..

Sarkozy n’est pas Morales, et nous le regrettons bien.

Frédéric André

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http://www.legrandsoir.info/Retraites-finance-et-Bolivie.html
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:57

BOLIVIE: Morales abaisse l'âge de départ à la retraire de 65 à 58 ans!
http://www.legrandsoir.info/Retraites-finance-et-Bolivie.html
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:56

Une nouvelle manifestation d'étudiants contre la réforme des retraites a rassemblé pacifiquement jeudi à Lyon 400 personnes selon la police et un millier selon les organisateurs.

 

Les étudiants, en majorité de l'université Lyon 2, ont défilé avec des pancartes "La retraite à 25 ans" ou encore "Nous sommes tous des casseurs", en référence aux incidents qui ont émaillé les précédentes actions.

Les manifestants ont fait une halte devant le siège lyonnais de Malakoff Médéric, compagnie d'assurances dirigée par Guillaume Sarkozy, frère du président de la République accusé par les opposants à la réforme de profiter du texte pour développer des produits d'épargne privés.

Mercredi, le campus de Bron a voté la poursuite du mouvement de grève et d'occupation. La direction a décidé jeudi de fermer les portes de l'université, redoutant de nouveaux débordements dans ses locaux.

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'occupation avait entraîné la détérioration de matériel, des bris de vitres, des tags sur les murs, où encore des incendies de dossiers. La direction chiffre à " plusieurs centaines de milliers d'euros " les dégâts et a déposé plainte.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:56

L'indice CAC 40 a clôturé au-dessus des 3.900 points jeudi à la Bourse de Paris, un niveau qu'il n'avait pas retrouvé depuis le mois d'avril.

 

L'indice vedette de la cote parisienne a terminé la séance en hausse de 1,92% à 3.916,78 points dans des volumes plus importants que lors des séances précédentes, avec quelque 4,67 milliards d'euros échangés.

Les investisseurs ont retrouvé un certain appétit pour le risque après l'annonce des mesures d'assouplissement quantitatif par la Réserve fédéral américaine mercredi soir.

L'euphorie a également gagné les autres places européennes, Londres ayant progressé de 1,98% et Francfort de 1,77%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a gagné 1,85% et l'EuroFirst 300 1,6%.

 

http://fr.news.yahoo.com/4/20101104/tts-france-bourse-ca02f96.html

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:55

D'accord, d'accord, ce n'est pas n'importe quelle maison ni n'importe quel homme. Mais quand même... 1 milliard de dollars la maison, ça fait beaucoup. Cela dit, à ce prix-là, on obtient le must du must. Suivez le guide...

Commençons par le propriétaire des lieux, monsieur Mukesh Ambani. Son nom vous dit peut-être quelque chose. Il s'agit du 4ème homme le plus riche du monde. Oui, à une marche du podium... mais l'Indien pèse tout de même 27 milliards de dollars. Président du Consortium international Reliance Industries, Mukesh Ambani a donc puisé dans ses énoooormes réserves pour offrir à sa famille (et à lui) un petit nid douillet digne de ce nom, dans la ville de Mumbai en Inde, dont les Ambani sont originaires.

Au programme, donc, une maison de 173 mètres de haut sur 27 étages (on appelle ça un immeuble habituellement) qui comprend, entre autres, une piscine, un club de gym (non, non, pas une salle, un club), un théâtre, un cinéma... et 3 pistes d'atterrissage pour hélicoptères. Oui, rien que ça. Les six premiers étages de la maison sont réservés aux voitures de Mukesh Ambani. Il en possède 160. Il fallait bien six étages et quelques autres encore pour loger la centaine d’employés de maisons. L’immeuble privé, fait de verre et d’acier, imaginé et conçu par les architectes de Manhattan Perkins & Will, offre à ses habitants une vue panoramique de Mumbai et de la mer d’Arabie (mer d’Oman).

L'édifice - baptisé "Atlantide" par son propriétaire - aura tout de même nécessité 7 années de travaux. La famille Ambani vient juste de prendre possession des 37 000 mètres carrés de cette incroyable maison. On peut compter sur les 600 employés pour prendre soin d'eux...Welcome Home !





 

http://fr.voyage.yahoo.com/p-promotions-3360110

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:55

500 000 euros d'argenterie soufflés, peut-être plus... Tel est le butin des aigrefins qui sont entrés par effraction dans l'hôtel particulier de Bernard Tapie, rue des Saints-Pères dans le VIIe arrondissement de Paris.

 

Bernard Tapie : fric-frac chez Nanard ...

Mardi, l'homme d'affaires rentre dans les lieux, qu'il ne fréquente pas souvent, vers minuit. Il ne remarque pas immédiatement le drame. C'est vers 4h30 du matin, selon Europe 1, que Bernard découvre le larcin. Son toutou jappe pour un pipi nocturne, son maître décide de sortir dans la cour de la bâtisse et se rend compte alors qu'une fenêtre est ouverte, et que certaines pièces de l'hôtel sont sans dessus-dessous.

L'épouse de l'ancien patron de l'OM a déposé une plainte au commissariat du VIIème arrondissement, expliquant que les télécommandes qui actionnent les portes cochères de l'appartement cossu avaient disparu depuis plusieurs jours. Selon un proche du dossier : « Les cambrioleurs semblaient très bien informés sur la disposition des lieux et sur ce qu'ils pouvaient y trouver. Ils sont très probablement entrés grâce à ces télécommandes. L'exploitation d'enregistrements de vidéosurveillance à proximité des lieux est en cours. »

Le Parisien indique que « les enquêteurs du groupe des affaires réservées du 3e district de police judiciaire ont aussitôt été chargés des investigations par le parquet de Paris. » Des empreintes ont été relevées sur certains objets. Espérons pour les indélicats que Bernard Tapie ne tombera pas sur eux avant les policiers. Connaissant le caractère sanguin du pépère, il y a fort à parier que leur sort serait douloureux et humiliant.

 

http://fr.news.yahoo.com/67/20101104/ten-bernard-tapie-fric-frac-chez-nanard-3f728ab.html

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:54

Défendons la médecine du travail contre l’offensive du Medef et de la loi Woerth! Exemple à La Poste.


medecins.png En mai 2010, les médecins de prévention de La Poste ont alerté sur la dégradation « alarmante » de la santé des postiers directement mise en lien avec la stratégie de l’entreprise, suivant le précédent de France Télécom.

Leur lettre ouverte au PDG a eu un fort impact dans l’entreprise. Elle a aidé les salariés, leurs représentants syndicaux dans leur bataille pour les conditions de travail.

Le Medef cherche à éliminer cette fonction des médecins du travail, issue des conquêtes de la Libération, celle « d’éviter toute altération de la santé du travailleur du fait de son travail ».

Le gouvernement a introduit à l’Assemblée dans son projet de loi de contre-réforme des retraites des dispositions satisfaisant le patronat dans sa volonté de supprimer la médecine du travail dans son rôle spécifique. Il l’a fait à l’improviste, au nom de la prise en compte de la « pénibilité ». C’est un vrai coup de force.

Salariés, agents de La Poste, mesurons le danger, luttons avec encore plus de vigueur pour le retrait de la Loi Woerth, pour la défense de la médecine du travail !

 

« Mal être au travail à tous les niveaux », « situation d’épuisement physique et psychique », « très forte augmentation des accidents du travail et maladies professionnelles », « mal être au travail touchant tous les niveaux opérationnels », des « suicides ou des tentatives de suicide » à tous les niveaux « dont on peut penser qu’ils sont exclusivement liés à des situations de vie professionnelle », … : le constat des médecins de prévention de La Poste est accablant.


« Très forte pression commerciale », « Organisations du travail virtuelles », « horaires supplémentaires non rémunérés », « pressions » pour faire partir les agents, « communication de l’entreprise trouble et à deux vitesses », … : le diagnostic est tout aussi accablant.

 

Suit de la part des médecins une série de recommandations pour la surveillance médicale des personnels, en particulier l’exigence de « moyens matériels et humains » pour la médecine du travail, dont la pénurie actuelle est une « forme d’entrave à leur exercice professionnel », le respect de l’indépendance des médecins du travail, qui « n’est plus assurée à La Poste ». Ils soulignent l’importance de « leur rôle d’alerte, grâce à leur expérience de terrain, leur sens clinique, leur lien privilégié avec les agents qu’ils ont à charge ».

 

Tout au contraire des revendications des médecins de La Poste, le gouvernement s’efforce d’aider le patronat à aggraver cette situation sur tous les plans, à se débarrasser de ces gêneurs de médecins du travail.

 

Depuis 2 ans, les ministres X.Bertrand puis X.Darcos ont essayé de faire passer la « réforme » voulue par le Medef selon les dispositions du « dialogue social ». L’action des collectifs de médecins du travail a réussi à ce que pas un seul syndicat, même complaisant, ne signe avec le Medef. Devant cet échec leur successeur Woerth revient à la charge avec la loi sur les retraites.  

« Moyens humains et matériels » ? Toujours moins !

Depuis trois décennies, les gouvernements successifs organisent la pénurie de praticiens en restreignant les formations. Plusieurs dispositions en ont pris prétexte pour déjà diminuer les missions des médecins du travail, les éloigner de l’entreprise et des salariés, notamment espacer les visites périodiques obligatoires.

Pour gérer la pénurie de médecins du travail, le gouvernement inscrit dans la loi et étend  les possibilités de recours à d’autres « intervenants en prévention des risques professionnels », à des infirmiers, des internes, pour certaines professions à des médecins de ville. Ils n’ont pas les mêmes compétences et n’ont pas de statut de salariés protégés.

Pour serrer encore la vis du côté des moyens financiers, le gouvernement place les services de santé au travail sous la tutelle de « contrats d’objectifs et de moyens » négociés avec l’administration et la Sécurité sociale, dans le contexte de super-austérité que l’on sait.

 

« Indépendance des médecins du travail » ? Mainmise patronale !

Le gouvernement transfère les prérogatives, qui étaient explicitement celles des médecins du travail dans le Code du travail, aux administrations des services de santé au travail (internes à une entreprise comme à La Poste, interentreprises ou d’établissement). Or la loi Woerth précise que leurs directeurs seront nécessairement désignés parmi les représentants des patrons et qu’ils auront voix prépondérante dans l’administration « paritaire ».

C’est renforcer considérablement l’emprise des patrons sur l’activité des médecins du travail.

D’autant plus que l’administration des services de santé au travail va supplanter les actuelles commissions de contrôle, composées d’une majorité de représentants des salariés, qui garantissent le statut de travailleur protégé du médecin du travail en validant ou non sa nomination, sa mutation, son licenciement.

Répétons les autres intervenants que les médecins ne sont pas du tout protégés de la pression patronale.

 

« Expérience de terrain, lien avec les salariés » mettent en avant les médecins de la Poste. Le gouvernement veut rabaisser le médecin du travail au rang d’expert au service de l’autorité patronale.

Il est à attendre que le gouvernement espace encore, par décret, la fréquence des visites périodiques et le suivi personnalisé des salariés.

La loi Woerth tend à transformer la conception même de la fonction du médecin du travail. Elle ne serait plus de prévenir, par un suivi des salariés, toute « altération de la santé du fait du travail » mais de constater à un moment soit les aptitudes soit les dégâts, notamment pour l’évaluation des conséquences de la « pénibilité ».

Un chapitre de la loi Woerth s’intitule de façon significative : « aide à l’employeur pour la gestion de la santé et de la sécurité au travail ».


La mobilisation nationale contre la loi Woerth, la mobilisation spécifique des médecins du travail, notamment du groupement « Sauvons la médecine du travail », ont permis de faire reculer déjà le gouvernement sur certaines de ses prétentions.

Il est nécessaire que cette bataille s’amplifie dans la durée, que le plus grand nombre de salariés, notamment de militants syndicaux prennent la mesure du danger.

A La Poste, demain risque de régner la loi du silence sur les atteintes à la santé des postiers. Faisons de la déclaration courageuse des médecins de prévention de La Poste une lutte de tous les salariés !

Et plus que jamais, battons-nous et gagnons le retrait de la Loi Woerth !

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:53

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l’Association ACCOMPLIR dénonçant l’opération immobilière spéculative que la municipalité de Paris organise au Forum des Halles au bénéfice du promoteur Unibail-Rodamco. 

Avec un dossier remarquablement étayé, cette association montre implacablement la spoliation de la collectivité et dément les affirmations de Mme Anne Hidalgo. Les travaux coûteront plus de 800 millions d’euros. La participation d’Unibail ne sera pas de 238 millions d’euros mais de zéro, voire de -30 millions, tout avantage déduit.

 

Militants politiques et associatifs du 15ème, notre solidarité est totale avec nos amis du centre de Paris.

Nous avons l’expérience de l’opération Beaugrenelle, que nous n’avons cessé nous-mêmes de condamner et de combattre depuis 2003.

Aux Halles et à Beaugrenelle, la même logique est à l’œuvre : la municipalité, affichant hypocritement son estampille de « gauche », avec ses sociétés d’économie mixtes (SEMEA15 puis Sempariseine) comme courroies de transmission, satisfait l’appétit groupes immobiliers, Unibail, Gécina et autres Cogedim et s’inscrit dans la « concurrence des grandes capitales de la finance ».

Pour 2009, Unibail-Rodamco a réussi « légalement » à distribuer 750 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires tout en enregistrant 1,4 milliard d’euros de pertes comptables. En quoi la Ville de Paris a-t-elle besoin de satisfaire ses prédateurs financiers ?

Pour les méfaits de Gécina à Beaugrenelle, qui ne s’arrêtent pas, lire notre dossier en lien.

Nous connaissons aussi Unibail dans le 15ème, grand bénéficiaire de l’opération « Tour Triangle » à la Porte de Versailles, vantée avec autant de malhonnêteté intellectuelle et de mépris pour les Parisiens par Mme Hidalgo. Lire nos articles: Tour Triangle à la Porte de Versailles : le Medef transmet la folie des hauteurs aux élus parisiens !

Dans la même logique, la Ville a couvert la liquidation de la Samaritaine et sa transformation en hôtel de luxe par LVMH, couvre la liquidation de la Mutualité donnée à GL-Events, n’a cessé de favoriser les prétentions de la COGEDIM qui est fière de vendre des appartements à 20.000 euros le mètre carré sur l’emplacement de l’ancien hôpital Laënnec ou à 11.000 euros aux Batignolles.

 

Assez de mépris ! Assez d’hypocrisie !

 

Un vote doit avoir lieu au prochain Conseil de Paris.

Nous invitons, comme les associations, chaque groupe politique à se prononcer en fonction de tous les éléments disponibles et de l’intérêt des Parisiens, donc à voter contre la délibération.

Nous pressons les élus de notre parti de se départir de la discipline de vote, indéfendable, qu’ils observent sur les instructions de M. Delanoë, de se prononcer sur le fond, de ne plus avoir peur de l’échange avec les militants, de la contradiction.

 

La mainmise des prédateurs immobiliers sur Paris va être encore plus lourde de conséquences sur la vie de tous les travailleurs parisiens. Ne laissons pas faire la politique qui fait leur lit, d’où qu’elle vienne!

 

 

101103_Halles.jpg

COMMUNIQUÉ de l’association ACCOMPLIR - (3 novembre 2011)

 

La vente du Forum des Halles, « une bonne affaire pour les Parisiens » ?

 

Dans le Journal du dimanche du 30 octobre 2010, Anne Hidalgo affirme que la vente du Forum des Halles pour un montant de 238 M! (soit moins du tiers du prix de l’opération des Halles) est « une bonne affaire pour les Parisiens ». Elle met les contestataires au défi de prouver que la Ville « fait des cadeaux à Unibail ». Elle s’appuie sur l’idée selon laquelle « il est normal que la Ville paie les équipements publics et Unibail les équipements privés ». Enfin, elle affirme qu’il n’y a « aucun intérêt pour les Parisiens à être propriétaires d’un centre commercial ».

 

Nous montrons dans les pages suivantes :

1) que les chiffres avancés sont faux car largement incomplets et qu’en réalité, compte tenu de tous les manques à gagner et contreparties pour la Ville en échange de ces 238 M!, la recette est nulle et même négative pour la Ville ;

2) que la transaction entre Unibail et la Ville est structurellement déséquilibrée ;

3) que ceci entraîne bel et bien une pluie de cadeaux de la part de la Ville et des exigences excessives de la part d’Unibail ;

4) qu’une partie des intérêts privés d’Unibail sont « masqués » et que sous couvert d’intervention publique, ce sont des stratégies privées qui téléguident une bonne partie des aménagements payés par le contribuable ;

5) que méconnaître le caractère stratégique d’un tel site, au cœur de Paris et au-dessus de la principale gare francilienne, et s’en dessaisir pour faire un peu de trésorerie, c’est manquer dramatiquement de vision urbaine et faire preuve d’irresponsabilité vis-à-vis des générations futures.

 

Mesdames et Messieurs les Conseillers de Paris, NE VOTEZ PAS L’ACCORD UNIBAIL – VILLE DE PARIS !

 

Une alternative existe :

- réaliser tout de suite les travaux du pôle transport et les liaisons verticales,

- renoncer à l’opération Canopée et remettre toute la négociation à plat pour qu’Unibail « sorte du bois », reconnaisse la véritable étendue des intérêts qui sont les siens dans cette opération et consente à une participation plus équitable,

- procéder sur les pavillons Willerval à la même opération que pour la tour Zamansky : désamiantage, restructuration, réhabilitation, dans une démarche écologique qui permettra de mieux répondre aux véritables besoins de la Ville, à un prix beaucoup moins élevé, et dispensera la Ville de sacrifier l’espace public de l’îlot Berger-Lescot-Rambuteau et de brader l’assiette du Forum des Halles.

contact@accomplir.asso.fr

 

LIRE L’ARGUMENTAIRE COMPLET DE L’ASSOCIATION ACCOMPLIR

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:53

La montée de la capitalisation


On doit au très libéral Alain Madelin l’instauration en 1994 de la première retraite par capitalisation, un an après la réforme de 1993. Elle concerne les non salariés (industriels, professions libérales, commerçants) et son encours est de 19 milliards d’euros en 2009. Il faudra attendre 1997 et l’adoption de la loi Thomas (qui sera abrogée en 2002) pour que naissent les plans d’épargne retraite, autre nom de la retraite par capitalisation. En 2003, la réforme de François Fillon favorise le développement de l’épargne retraite individuelle, avec la création du plan d’épargne retraite populaire (Perp), qui s’adresse aux 9,2 millions de salariés du privé imposables et du plan d’épargne retraite collectif (Perco) qui remplace le plan partenarial d’épargne salariale volontaire (PPESV), créé par la gauche en 2001. Le Perp a drainé 5,3 milliards d’euros en 2009 et le Perco, 3 milliards, jugés nettement insuffisant par les sociétés d’assurances qui convoitent les quelque 100 milliards d’euros de la retraite par répartition.

Rappelons que le Perp et le Perco ont été institués par des amendements déposés par Hervé Novelli, chef de file des libéraux au sein de l’UMP, et par un certain… Eric Woerth. Au total, tous produits confondus, l’encours de l’épargne retraite est de 123,8 milliards d’euros en 2009.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:52

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