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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:58

 

 

 

 

L'enfant - Livre de Jules Vallès

"A TOUT CEUX

qui crevèrent d'ennui au collège ou qu'on fit pleurer dans la famille, qui, pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents; Je dédie ce livre." Jules Vallès

 

Fils d'un professeur de collège méprisé et d'une paysanne bornée, Jules Vallès raconte : "Ma mère dit qu'il ne faut pas gater les enfants et elle me fouette tous les matins. Quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi et rarement plus tard que quatre heures."Cette enfance ratée, son engagement politique pour créer un monde meilleur, l'insurrection de la Commune, Jules Vallès les évoqua, à la fin de sa vie, dans une trilogie. La langue de Jules Vallès est extrémement moderne. Pourtant l'histoire de Jacques Vingtras fut écrite en 1875 et c'est celle des mal-aimés de tous les temps!

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:57

 

Le bachelier - Livre de Jules Vallès

"A CEUX

qui nourrit de grec et de latin sont mort de faim; je dédie ce livre."Jules Vallès

Jules Vallès, jeune bachelier, ne trouve pas de travail pour une raison simple : "J'ai dix ans de colère dans les nerfs, du sang de paysan dans les veines, l'instinct de révolte... ne voyant la vie que comme un combat, espèce de déserteurs à qui les camarades même hésitent à tendre la main, tant j'ai des théories violentes qui les insultent et qui les génent ; ne trouvant nulle part un abri contre les préjugés et les traditions qui me cernent et me poursuivent comme des gendarmes."

Dans ce deuxième volume autobiographique, Jacques Vingtras le réfractaire manifeste au Quartier latin, échafaude avec ses amis mille projets révolutionnaires. L'écriture est enflammée, pleine d'humour. La commune se profile à l'horizon. En attendant il faut vivre : il sera pion.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:56

 

L'insurgé - Livre de Jules Vallès

"A TOUS CEUX

qui, victimes de l'injustice sociale, prirent les armes contre un monde mal fait et formèrent sous le drapeau de la Commune, la grande fédération des douleurs, Je dédie ce livre." Jules Vallès

Toute la vie de Vallès est tendue vers la Commune. Lorsque les insurgés s'emparent de Paris, il devient maire du XIXème arrondissement. Le lendemain de l'insurrection, il est condamné à mort par contumace. Son le Cri du peuple, est interdit. Dans ce troisième volume autobiographique, l'auteur montre son héros, Jacques Vingtras, sur les barricades, dans le feu de l'action, au milieu des morts et des bléssés. Son écriture rapide, sa vision fulgurante des scénes de combat, font de ce livre le cri de la Commune. Jules Vallès mourut épuisé, à cinquante-trois ans, en murmurant : "J'ai beaucoup souffert."

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:56

 



http://www.bookine.net/valles002.jpg

L'enfance de Vallès, évoquée dans 'L' enfant', est marquée par la pauvreté et le malheur, entre une mère violente et un père instituteur sévère. Pendant la révolution de 1848, Vallésest lycéen à Nantes, et prend part avec enthousiasme aux manifestations. A Parisen 1851, il assisteimpuissant au coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Ayant raté son bachot, il mène dès lors l'existence bohème et précaire d'un défenseur d' idées révolutionnaires. En 1857, il écritson premier livre, non signé, 'l' Argent'. Chroniqueur pugnace des conditions de vie du peuple, il fonde un hebdomadaire lui valant d'être censuré ou emprisonné à plusieurs reprises. Lors de la Commune, il fait paraître une revue'le cri du peuple'. Elu dans le quinzième arrondissement, il devient un des chefs de file de l'Insurrection. Combattant jusqu'au bout de la 'Semaine sanglante' il s'enfuit à Londresoù il passera 9 ans d'exil. Il en profite pour se consacrer à son chef-d' oeuvre: la trilogie 'Jacques Vingtras' : 'L' Enfant', 'Le Bachelier' et 'l' Insurgé', qui se nourrit de différentes étapes de sa vie. Malgré l'amnistie de 1880, Vallès ne retourne à Paris qu'en 1883. Il réactive alors le 'cri du peuple', qu'il porte passionnément jusqu'à sa mort en 1885, au terme d'une vie sans complaisance.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:55

"Jules Vallès (1832-1885) est l'un des pères de la pensée de gauche et l'un des héros de la commune"
Frédéric Fabre

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:54

 

"Jules Vallès (1832-1885) est l'un des pères de la pensée de gauche et l'un des héros de la commune"
Frédéric Fabre

BIOGRAPHIE DE JULES VALLÈS

11 juin 1832: Jules Vallez  dit Jules Vallès naît au Puy en Velay. Son père, Jean -Louis Vallez est le fils d'un propriétaire cultivateur qui a épousé Julie Pascal, issue d'une famille pauvre et inculte. De cette union naissent sept enfants dont cinq meurent en bas-âge.  Seule une de ses soeurs, Marie-Louise survit mais devient folle dès 1853.

1833: Jean-Louis Vallez  d'abord instituteur dans une école de sourds et muets jusque 1832, est nommé maître d'études au collège royal du Puy.

De 1834-1839: Son père est remercié et ne sera réintégré qu'en 1839. Ce sont des années de misères noires pour la famille Vallez qui est obligée de changer plusieurs fois de taudis pour cause loyers impayés.

De 1837 à 1839: Jules fréquente l'école de Mademoiselle Labre. Seule école qui lui laissera un bon souvenir. Son grand oncle Thomas Vallez, prêtre à Chaudeyrolles, près du Mont Mézenc, lui enseigne les rudiments de la grammaire latine.  

1839: Il entre au collège du Puy en mme temps que son père. Il souffre de n'être que le fils d'un "pion". Il reçoit la protection de Mademoiselle Balandreau qui lui laissera un petit héritage en 1852.

1840-1845: En décembre, Jean Louis Vallez est enfin nommé Maître de septième au collège royal de Saint Etienne où il exerce jusque 1845. Jules fait alors ses études de la septième à la troisième et obtient de brillants résultats dans les disciplines classiques.

1846-1847: Admissible à l'agrégation de grammaire puis admis, il est nommé professeur de sixième au collège de Nantes. Jules le suit pour le Lycée de Nantes.

1848: Les évènements de février exaltent Jules qui fait voter des motions contre le bac et la discipline scolaire. Il tombe amoureux d'une jeune fille. Son père se décide alors de l'envoyer au pensionnat Lemeignan 198 bis faubourg Saint Honoré à Paris. Il suit les cours du Lycée Bonaparte mais travaille assez mal. Il préfère s'intéresser à la politique.

1849-1852: Son père, vu les résultats le fait rentrer à Nantes puis se bagarre avec lui et le renvoie à Paris. Jules en profite pour organiser des manifestations politiques notamment contre le coup d'état du 2 décembre. Son père le rappelle à Nantes pour le faire interner. Durant cette vie chaotique, il passe trois fois le bac de philosophie avant de l'avoir et encore le père de son ami Arthur Arnould a du intervenir en sa faveur en sa qualité de professeur influent. 

1853: Du 16 juillet au 30 août, à la suite de la conjuration de l'Opéra Comique contre l'empereur, Vallès est incarcéré.

En septembre, Son père qui a une liaison qui fait scandale est déplacé comme professeur de sixième au collège de Rouen.

En octobre, Vallès fait son droit à Paris mais il ne va pas en cours.

1854-1857: Il échoue à ses examens de droits et ne vit que de faibles subsides de ses travaux pour des dictionnaires et des gazettes.

1856: Il s'oppose en duel à son ami Poupart-Davyl. celui ci est grièvement blessé au bras gauche.

1857: En avril, son père meurt. Malgré sa mésentente avec lui, Jules éprouve un réel chagrin. Il se retrouve seul. Il prête sa plume à un industriel et devient son agent de sécurité. Il tire de son expérience, les matériaux nécessaires pour faire publier l'Argent. Sous un aspect ironique, il prétend encenser l'argent pour montrer en réalité les méfaits sociaux du capitalisme de l'époque. Sous le pseudonyme de Max, il fait paraître une série d'articles critiques dans Le Présent.

1858: Jules Vallès collabore toujours sous le pseudonyme de Max à La Chronique parisienne de Rochefort ainsi qu'au Figaro alors journal de gauche. Il y rédige des bulletins financiers.

1860-1862: Jules Vallès est nommé expéditionnaire à la mairie de Vaugirard. Il continue à faire publier des articles dans les journaux.

Novembre 1862- Avril 1863: Il fuit ses créanciers à Caen. Il est répétiteur et écrit dans Le Moniteur du Calvados. Il suit sa licence de lettre à l'université de Caen mais il se fait refuser par un devoir: "le romantisme et de l'impiété à une dose sans pareille"

1864: Il reprend son travail à la mairie de Vaugirard. Il assure parallèlement une chronique de chronique littéraire au Progrès de Lyon.

1865: Le 13 avril, Villemessant, directeur du Figaro lui permet de publier un numéro complet: "les irréguliers de Paris"

Fin avril: Feydeau l'attache à l'Époque.

Août - Octobre: Il part comme journaliste de l'Époque en Angleterre.

Décembre: Accusé de compromettre la réputation de l'Administration, il est obligé de démissionner de son poste à la Mairie de Vaugirard. Mais il continue pour plusieurs journaux, L'Époque, l'Évènement, La Rue et Le Figaro. Achille Faure publie en volume Les Réfractaires, une série d'articles antérieurs. C'est un succès.

1866:  En plus des journaux déjà clients, il publie dans La Liberté d'Émile de Girardin mais dès le 31 mars il doit se retirer de ce journal pour un article sur le général Yusuf qui fait scandale. Il écrit aussi dans Le Courrier Français et Le Nain Jaune.

1867: Achille Faure publie en un volume appelé La Rue ses meilleurs articles de l'année.

Le 30 novembre, la police impériale saisit tous les exemplaires comportant un article "cochons vendus" de l'Hebdomadaire La Rue. Cette saisie et la condamnation du propriétaire entraînent la mort de l'hebdomadaire.  

1868: En février, Jules Vallès purge un mois de prison à Sainte Pélagie pour des articles publiées dans Le Globe.

Le 8 septembre, un article dénommé "un chapitre inédit de l'histoire du deux décembre" est publié dans Le Courrier de L'Intérieur. Cet article lui vaut une nouvelle condamnation à de la prison.

En Décembre, Vallès retourne à Sainte Pélagie. Il rédige Le Journal de Sainte Pélagie qui parait en deux fois dans le journal de Monsieur de Pène Le Paris.

1869: En Janvier, il ressort de prison. Il fonde un nouveau journal Le Peuple.

Le 18 février, Le Peuple ferme.

En Mai, Le journal Le Réfractaire est créé pour ne sortir que trois numéros avant d'être fermé. Il se présente aux législatives dans le huitième arrondissement de Paris sous l'étiquette "socialiste révolutionnaire". Il ne recueille que quelques centaines de voix.

Du 23 Septembre au 17 Octobre: Un Gentilhomme parait dans le journal de Rousset Le National.

Octobre-Novembre: Vallès est "le rédacteur principal" du Corsaire de Gustave Richardet.

30 Octobre au 19 Décembre, Le testament d'un blagueur ébauche de Jacques Vingtras est publié dans le journal La Parodie d'André Gill.

Le 18 novembre, Pierre Moras parait dans le journal Le Paris jusqu'en janvier de l'année suivante.

1870:  En janvier, Vallès donne deux articles à La Marseillaise de Rochefort.

Du 17 Mars au 12 Avril, Vallès refait paraître La Rue en version quotidienne avant de l'arrêter à nouveau.

Après la défaite de Sedan, il participe à toutes les manifestions d'extrême gauche et anime Le Club Favié. Il a durant quelques jours, le poste de commandant des gardes nationaux du vingtième arrondissement. Son incompétence militaire le contraint à démissionner.

Le 31 octobre,  il participe aux mouvements insurrectionnels provoqués par la capitulation de Bazaine. Il s'empare pour une nuit de la mairie de La Villette. Cet épisode l'oblige à se cacher pendant quelques jours.

1871: Le 6 janvier, Vallès participe à la rédaction de l'affiche rouge.

Le 22 janvier, il lance un nouveau journal Le Cri du Peuple. Il y dénonce les charlatans politiques et le petit esprit bourgeois de l'Assemblée de Bordeaux.

Le 12 mars: Vallès est condamné à six mois de prison pour son action dans les manifestations du 31 octobre. Le Cri du Peuple est suspendu. Il tourne l'arrêt en publiant Le Drapeau, immédiatement saisi.

Le 21 mars, La Commune annule son jugement de condamnation et lui permet de faire reparaître Le Cri du Peuple. Élu membre de la Commune dans le quinzième arrondissement, Vallès joue le rôle de modérateur.

En mai, lorsque les marseillais s'empare de Paris, Vallès réussit à s'enfuir, déguisé en major. Deux faux Vallès sont fusillés. La presse versaillaise qui le croit mort, se déchaîne contre ce "bâtard de M
arat". Il trouve refuge chez le chansonnier Etienne Ducret puis chez le sculpteur François Roubaud.

En septembre, il s'enfuit en Belgique.

1872: Les journaux de gauche n'osent publier les articles du proscrit.

Le 9 mars, sa mère meurt. Il ne l'apprendra que plus tard. Il en aura un réel chagrin.

Le 25 mars, l'éphémère Constitution de Portalis publie Les Lettres de l'Exil.

Le 4 juillet: Le Conseil de Guerre le condamne par contumace à mort.   

De septembre à Décembre: Vallès séjourne à Lausanne et ébauche un drame sur la commune.

1873: En janvier, Vallès est à Londres. Il y rencontre Gounod.

1874: Il a une liaison avec une institutrice londonienne dont l'esprit petit bourgeois le déçoit. Il rencontre Hector Malot.

Le 30 mai, La Société des Gens de Lettres radient Vallès qui en aura un désarroi moral et des difficultés économiques.

1875: Le 2 décembre, il perd sa fille née de ses relations avec l'institutrice londonienne. Il est accablé de douleur et se séparez de sa maîtresse. 

1876: L'Événement de Manier publie ses articles appelés La Rue à Londres.

1877: De Janvier à Juin, il publie sous le nom de Jean La Rue des articles dans Le Radical avant que ce journal ne s'arrête.

1878: En Janvier, Vallès obtient une collaboration peu durable, au Réveil.

En Juillet, Vallès intervient très peu de temps dans La Marseillaise. Il obtient une chronique plus stable dans Le Voltaire sous la signature Le Réfractaire.

Du 25 Juin au 3 Août, Le Siècle accepte de publier en feuilleton Jacques Vingtras, sous le pseudonyme de La Chaussade.

En Août, il voyage à Jersey.

En Décembre, il encense Zola dans Le Voltaire.

1879: Paraissent en volume Les Enfants du Peuples et sous le nom de Jean La Rue l'Enfant chez Charpentier.

Sous le pseudonyme de Jean La Rue, il fait paraître Les Mémoires d'un Révolté dans le journal socialiste de Sigismond Lacroix La Révolution Française. Ce feuilleton deviendra Le Bachelier.





















































Le 22 décembre, il fait paraître Le Candidat des Pauvres, les suites des mémoires d'un révolté dans le journal à un sou de Tony Révillon.

1880: A Bruxelles, il fait la connaissance de Séverine, Madame Rehn alors compagne du docteur Guebhard. Elle devient sa secrétaire.

Vallès continue sa collaboration au Voltaire et à La Vie Moderne. Il publie Les Blouses dans La Justice de Clemenceau.

Le 13 juillet, trois jours après la publication de la loi d'amnistie des communards, il est à Paris.

1881: Vallès collabore au Citoyen de Paris, au Citoyen français et au Réveil. L'Enfant est publié pour la première fois sous ce titre et avec le nom exact de l'auteur. Jacques Vingtras II soit Le Bachelier est publié chez Charpentier.

1882: Il publie de nombreux articles dans Le Réveil. L'Insurgé parait dans La Nouvelle Revue de Juliette Adam.

Du 28 octobre 1883 au 19 janvier 1885, il publie à nouveau son journal Le Cri du Peuple et rédige quotidiennement des articles pour Le Matin et son journal. Il a notamment comme collaborateurs Jules Guesde et Paul Alexis sous la signature de Trublot.

1884: Les Chroniques de la Rue à Londres paraissent chez Charpentier.

En Août, il part en cure au Mont Dore pour soigner son diabète.

1885: En Janvier, les frères Ballerich reprochent à son journal des articles contre la police. Ils saccagent sa rédaction.

Le 14 février, il meurt âgé de 52 ans. Séverine hérite de tous se papiers et livres. Hector Malot est son exécuteur testamentaire. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise division 66 par les survivants de la commune.

Le 16 février, Le Cri du Peuple annonce: "La Révolution vient de perdre un soldat, la littérature un maître."

1886: En Mai, L'Insurgé remanié par Séverine parait en un volume chez Charpentier.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:53

 

JULES VALLÈS

11 juin 1832: Jules Vallez  dit Jules Vallès naît au Puy en Velay. Son père, Jean -Louis Vallez est le fils d'un propriétaire cultivateur qui a épousé Julie Pascal, issue d'une famille pauvre et inculte. De cette union naissent sept enfants dont cinq meurent en bas-âge.  Seule une de ses soeurs, Marie-Louise survit mais devient folle dès 1853.

1833: Jean-Louis Vallez  d'abord instituteur dans une école de sourds et muets jusque 1832, est nommé maître d'études au collège royal du Puy.

De 1834-1839: Son père est remercié et ne sera réintégré qu'en 1839. Ce sont des années de misères noires pour la famille Vallez qui est obligée de changer plusieurs fois de taudis pour cause loyers impayés.

De 1837 à 1839: Jules fréquente l'école de Mademoiselle Labre. Seule école qui lui laissera un bon souvenir. Son grand oncle Thomas Vallez, prêtre à Chaudeyrolles, près du Mont Mézenc, lui enseigne les rudiments de la grammaire latine.  

1839: Il entre au collège du Puy en mme temps que son père. Il souffre de n'être que le fils d'un "pion". Il reçoit la protection de Mademoiselle Balandreau qui lui laissera un petit héritage en 1852.

1840-1845: En décembre, Jean Louis Vallez est enfin nommé Maître de septième au collège royal de Saint Etienne où il exerce jusque 1845. Jules fait alors ses études de la septième à la troisième et obtient de brillants résultats dans les disciplines classiques.

1846-1847: Admissible à l'agrégation de grammaire puis admis, il est nommé professeur de sixième au collège de Nantes. Jules le suit pour le Lycée de Nantes.

1848: Les évènements de février exaltent Jules qui fait voter des motions contre le bac et la discipline scolaire. Il tombe amoureux d'une jeune fille. Son père se décide alors de l'envoyer au pensionnat Lemeignan 198 bis faubourg Saint Honoré à Paris. Il suit les cours du Lycée Bonaparte mais travaille assez mal. Il préfère s'intéresser à la politique.

1849-1852: Son père, vu les résultats le fait rentrer à Nantes puis se bagarre avec lui et le renvoie à Paris. Jules en profite pour organiser des manifestations politiques notamment contre le coup d'état du 2 décembre. Son père le rappelle à Nantes pour le faire interner. Durant cette vie chaotique, il passe trois fois le bac de philosophie avant de l'avoir et encore le père de son ami Arthur Arnould a du intervenir en sa faveur en sa qualité de professeur influent. 

1853: Du 16 juillet au 30 août, à la suite de la conjuration de l'Opéra Comique contre l'empereur, Vallès est incarcéré.

En septembre, Son père qui a une liaison qui fait scandale est déplacé comme professeur de sixième au collège de Rouen.

En octobre, Vallès fait son droit à Paris mais il ne va pas en cours.

1854-1857: Il échoue à ses examens de droits et ne vit que de faibles subsides de ses travaux pour des dictionnaires et des gazettes.

1856: Il s'oppose en duel à son ami Poupart-Davyl. celui ci est grièvement blessé au bras gauche.

1857: En avril, son père meurt. Malgré sa mésentente avec lui, Jules éprouve un réel chagrin. Il se retrouve seul. Il prête sa plume à un industriel et devient son agent de sécurité. Il tire de son expérience, les matériaux nécessaires pour faire publier l'Argent. Sous un aspect ironique, il prétend encenser l'argent pour montrer en réalité les méfaits sociaux du capitalisme de l'époque. Sous le pseudonyme de Max, il fait paraître une série d'articles critiques dans Le Présent.

1858: Jules Vallès collabore toujours sous le pseudonyme de Max à La Chronique parisienne de Rochefort ainsi qu'au Figaro alors journal de gauche. Il y rédige des bulletins financiers.

1860-1862: Jules Vallès est nommé expéditionnaire à la mairie de Vaugirard. Il continue à faire publier des articles dans les journaux.

Novembre 1862- Avril 1863: Il fuit ses créanciers à Caen. Il est répétiteur et écrit dans Le Moniteur du Calvados. Il suit sa licence de lettre à l'université de Caen mais il se fait refuser par un devoir: "le romantisme et de l'impiété à une dose sans pareille"

1864: Il reprend son travail à la mairie de Vaugirard. Il assure parallèlement une chronique de chronique littéraire au Progrès de Lyon.

1865: Le 13 avril, Villemessant, directeur du Figaro lui permet de publier un numéro complet: "les irréguliers de Paris"

Fin avril: Feydeau l'attache à l'Époque.

Août - Octobre: Il part comme journaliste de l'Époque en Angleterre.

Décembre: Accusé de compromettre la réputation de l'Administration, il est obligé de démissionner de son poste à la Mairie de Vaugirard. Mais il continue pour plusieurs journaux, L'Époque, l'Évènement, La Rue et Le Figaro. Achille Faure publie en volume Les Réfractaires, une série d'articles antérieurs. C'est un succès.

1866:  En plus des journaux déjà clients, il publie dans La Liberté d'Émile de Girardin mais dès le 31 mars il doit se retirer de ce journal pour un article sur le général Yusuf qui fait scandale. Il écrit aussi dans Le Courrier Français et Le Nain Jaune.

1867: Achille Faure publie en un volume appelé La Rue ses meilleurs articles de l'année.

Le 30 novembre, la police impériale saisit tous les exemplaires comportant un article "cochons vendus" de l'Hebdomadaire La Rue. Cette saisie et la condamnation du propriétaire entraînent la mort de l'hebdomadaire.  

1868: En février, Jules Vallès purge un mois de prison à Sainte Pélagie pour des articles publiées dans Le Globe.

Le 8 septembre, un article dénommé "un chapitre inédit de l'histoire du deux décembre" est publié dans Le Courrier de L'Intérieur. Cet article lui vaut une nouvelle condamnation à de la prison.

En Décembre, Vallès retourne à Sainte Pélagie. Il rédige Le Journal de Sainte Pélagie qui parait en deux fois dans le journal de Monsieur de Pène Le Paris.

1869: En Janvier, il ressort de prison. Il fonde un nouveau journal Le Peuple

Le 18 février, Le Peuple ferme.

En Mai, Le journal Le Réfractaire est créé pour ne sortir que trois numéros avant d'être fermé. Il se présente aux législatives dans le huitième arrondissement de Paris sous l'étiquette "socialiste révolutionnaire". Il ne recueille que quelques centaines de voix.

Du 23 Septembre au 17 Octobre: Un Gentilhomme parait dans le journal de Rousset Le National.

Octobre-Novembre: Vallès est "le rédacteur principal" du Corsaire de Gustave Richardet.

30 Octobre au 19 Décembre, Le testament d'un blagueur ébauche de Jacques Vingtras est publié dans le journal La Parodie d'André Gill.

Le 18 novembre, Pierre Moras parait dans le journal Le Paris jusqu'en janvier de l'année suivante.

1870:  En janvier, Vallès donne deux articles à La Marseillaise de Rochefort.

Du 17 Mars au 12 Avril, Vallès refait paraître La Rue en version quotidienne avant de l'arrêter à nouveau.

Après la défaite de Sedan, il participe à toutes les manifestions d'extrême gauche et anime Le Club Favié. Il a durant quelques jours, le poste de commandant des gardes nationaux du vingtième arrondissement. Son incompétence militaire le contraint à démissionner.

Le 31 octobre,  il participe aux mouvements insurrectionnels provoqués par la capitulation de Bazaine. Il s'empare pour une nuit de la mairie de La Villette. Cet épisode l'oblige à se cacher pendant quelques jours.

1871: Le 6 janvier, Vallès participe à la rédaction de l'affiche rouge.

Le 22 janvier, il lance un nouveau journal Le Cri du Peuple. Il y dénonce les charlatans politiques et le petit esprit bourgeois de l'Assemblée de Bordeaux.

Le 12 mars: Vallès est condamné à six mois de prison pour son action dans les manifestations du 31 octobre. Le Cri du Peuple est suspendu. Il tourne l'arrêt en publiant Le Drapeau, immédiatement saisi.

Le 21 mars, La Commune annule son jugement de condamnation et lui permet de faire reparaître Le Cri du Peuple. Élu membre de la Commune dans le quinzième arrondissement, Vallès joue le rôle de modérateur.

En mai, lorsque les marseillais s'empare de Paris, Vallès réussit à s'enfuir, déguisé en major. Deux faux Vallès sont fusillés. La presse versaillaise qui le croit mort, se déchaîne contre ce "bâtard de Marat". Il trouve refuge chez le chansonnier Etienne Ducret puis chez le sculpteur François Roubaud.

En septembre, il s'enfuit en Belgique.

1872: Les journaux de gauche n'osent publier les articles du proscrit.

Le 9 mars, sa mère meurt. Il ne l'apprendra que plus tard. Il en aura un réel chagrin.

Le 25 mars, l'éphémère Constitution de Portalis publie Les Lettres de l'Exil.

Le 4 juillet: Le Conseil de Guerre le condamne par contumace à mort.   

De septembre à Décembre: Vallès séjourne à Lausanne et ébauche un drame sur la commune.

1873: En janvier, Vallès est à Londres. Il y rencontre Gounod.

1874: Il a une liaison avec une institutrice londonienne dont l'esprit petit bourgeois le déçoit. Il rencontre Hector Malot.

Le 30 mai, La Société des Gens de Lettres radient Vallès qui en aura un désarroi moral et des difficultés économiques.

1875: Le 2 décembre, il perd sa fille née de ses relations avec l'institutrice londonienne. Il est accablé de douleur et se séparez de sa maîtresse. 

1876: L'Événement de Manier publie ses articles appelés La Rue à Londres.

1877: De Janvier à Juin, il publie sous le nom de Jean La Rue des articles dans Le Radical avant que ce journal ne s'arrête.

1878: En Janvier, Vallès obtient une collaboration peu durable, au Réveil.

En Juillet, Vallès intervient très peu de temps dans La Marseillaise. Il obtient une chronique plus stable dans Le Voltaire sous la signature Le Réfractaire.

Du 25 Juin au 3 Août, Le Siècle accepte de publier en feuilleton Jacques Vingtras, sous le pseudonyme de La Chaussade.

En Août, il voyage à Jersey.

En Décembre, il encense Zola dans Le Voltaire.

1879: Paraissent en volume Les Enfants du Peuples et sous le nom de Jean La Rue l'Enfant chez Charpentier.

Sous le pseudonyme de Jean La Rue, il fait paraître Les Mémoires d'un Révolté dans le journal socialiste de Sigismond Lacroix La Révolution Française. Ce feuilleton deviendra Le Bachelier.

Le 22 décembre, il fait paraître Le Candidat des Pauvres, les suites des mémoires d'un révolté dans le journal à un sou de Tony Révillon.

1880: A Bruxelles, il fait la connaissance de Séverine, Madame Rehn alors compagne du docteur Guebhard. Elle devient sa secrétaire.

Vallès continue sa collaboration au Voltaire et à La Vie Moderne. Il publie Les Blouses dans La Justice de Clemenceau.

Le 13 juillet, trois jours après la publication de la loi d'amnistie des communards, il est à Paris.

1881: Vallès collabore au Citoyen de Paris, au Citoyen français et au Réveil. L'Enfant est publié pour la première fois sous ce titre et avec le nom exact de l'auteur. Jacques Vingtras II soit Le Bachelier est publié chez Charpentier.

1882: Il publie de nombreux articles dans Le Réveil. L'Insurgé parait dans La Nouvelle Revue de Juliette Adam.

Du 28 octobre 1883 au 19 janvier 1885, il publie à nouveau son journal Le Cri du Peuple et rédige quotidiennement des articles pour Le Matin et son journal. Il a notamment comme collaborateurs Jules Guesde et Paul Alexis sous la signature de Trublot.

1884: Les Chroniques de la Rue à Londres paraissent chez Charpentier.

En Août, il part en cure au Mont Dore pour soigner son diabète.

1885: En Janvier, les frères Ballerich reprochent à son journal des articles contre la police. Ils saccagent sa rédaction.

Le 14 février, il meurt âgé de 52 ans. Séverine hérite de tous se papiers et livres. Hector Malot est son exécuteur testamentaire. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise division 66 par les survivants de la commune.

Le 16 février, Le Cri du Peuple annonce: "La Révolution vient de perdre un soldat, la littérature un maître."

1886: En Mai, L'Insurgé remanié par Séverine parait en un volume chez Charpentier.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:52

 

LES CRIMINELS

A la prison de Lille vient de mourir un vieillard qui était âgé de quatre-vingt-douze ans et qui en avait passé quarante-cinq dans les maisons centrales ou les bagnes.

C'était un prisonnier excellent, modèle de douceur, esclave de la discipline. Il ne fut pas puni une fois, mis au cachot seulement une heure, dans le cours de ses innombrables incarcérations. Il s'est éteint, comme un sage, entre les bras de l'aumônier, en demandant à Dieu l'entrée au paradis, où il promettait de se conduire aussi bien que dans les maisons du gouvernement.

J'ai connu encore - bien avant qu'on parlât du bon captif de Lille, - j'ai connu un homme qui avait fait juste cinquante ans de bagne.

Certain quinze août, on le gracia. Le voilà dans la rue, libre, riche de quelques sous gagnés à sculpter des cocos. Tant que l'argent des cocos dura, il mangea : tout en allant frapper aux portes pour solliciter de l'ouvrage et trouver à gagner du pain.

On lui demandait d'où il venait :

- J'ai été cinquante ans au bagne.

On détachait les chiens, et il n'avait qu'à filer bien vite sur ses jambes de septuagénaire, alourdies pendant un demi-siècle par le poids du boulet.

Il avait pour tout livret son passe-port signé par le commissaire de Toulon et pour casquette un vieux bonnet vert.

- On devrait fonder, me disait-il, une maison de retraite pour les anciens forçats. Que voulez-vous qu'ils fassent ? J'ai volé pour être arrêté, je volerai pour qu'on m'arrête de nouveau ; qu'on me renvoie au bagne, où j'ai mes habitudes ! je reprendrai mon petit train, je retrouverai mes connaissances, et j'attendrai tranquillement que la mort vienne.

Je ne sus que répondre et j'écrivis sous sa dictée une pétition qui eut je ne sais quel sort, dans laquelle le forçat grâcié demandait qu'on voulût bien le reprendre par charité et le réintégrer dans la maison dont il avait fait son chez soi et où il trouverait à vivre honorablement ses derniers jours.

- Est-ce pour avoir volé, lui dis-je, que vous avez été condamné ?

- J'ai été condamné pour vol et assassinat.

Je baissai la tête pour laisser passer l'aveu.

Il remarqua mon geste et dit (je l'entends encore) :

- J'étais innocent.

Innocent ? Je lui fis voir que je croyais qu'il mentait.

- Pourquoi mentirais-je ? fit-il. Il serait bien temps, maintenant ! Et qu'y gagnerais-je, grands dieux ! Il répéta :

- J'étais innocent.

Je le regardai bien en face. Il avait, en effet, la tête honnête, l'oeil clair et doux sous de hauts sourcils gris, l'air placide ; le sourire seul était étrange. C'était le sourire d'un homme qui a traîné la manique cinquante ans, et qui, innocent ou non, a connu là des innocents pour tout de bon et des criminels de grande allure, qui a entendu parler de tout, excepté de la vertu, dont l'oreille s'est blasée au récit éternel des viols, des vols et des tueries, qui enfin n'est pas payé pour croire à l'excellence de la nature humaine, à l'indulgence de Dieu, à l'infaillibilité des juges...

Je ne sais, à cette heure encore, que penser de cette affirmation énergique du vieux forçat, mais je sais bien que cette conversation me frappa vivement.

Il y avait dans la prison, au même moment, une femme qu'on accusait d'avoir empoisonné son mari. Elle jurait, elle aussi, qu'elle était innocente.

On l'acquitta, en effet, à l'ouverture des assises. On l'acquitta, mais elle dut quitter le pays, s'enfuir, et elle partit par les chemins, emportant sur son dos un enfant de quatre ans qui criait et voulait rester. Rester ? La mère et l'enfant étaient maudits ; les maisons du village leur étaient fermées. Et pourtant, devant Dieu et devant les hommes, le chef du jury avait déclaré qu'elle n'était point coupable.

Ces histoires et d'autres, que tous savent, prouvent combien il est difficile de se relever, non pas d'une condamnation, d'une condamnation errante peut-être, mais de se relever même d'une accusation reconnue fausse. Aussi je ne puis entendre parler d'un procès criminel sans éprouver une douloureuse émotion. Outre la pitié, j'ai la crainte ! Peut-être on se trompe, et ce qu'on sait de l'affaire n'est pas l'inexorable vérité !

Je ne veux point dire que mes sympathies sont d'avance pour le défenseur contre le ministère public : cela arrive pourtant ; un être isolé est si faible et la loi et le préjugé font le ministère public si fort ! Aussi, quand la culpabilité n'est pas évidente, j'ai peur du talent de l'avocat général, j'ai peur de la vanité ou de la bêtise des témoins ; j'ai peur du trouble ou de l'assurance de l'accusé !

Souvent, au contraire, je me prends à désirer des peines plus cruelles pour les coupables : chaque fois, par exemple, que je vois le père ou le maître s'acharner, les misérables ! - contre une créature faible, quelque enfant qui n'a ni la force de se défendre ni le courage de se plaindre, et qui croit aussi, peut-être, que son père à le droit de le martyriser et que c'est un péché de lui en vouloir !

Les crimes que la passion suscite quand le cerveau bout ou quand le coeur crève, ces crimes irréfléchis, soudains, je les comprends, et, après certaines confidences, on peut presque les excuser. Mais, torturer un enfant ! - Crime sans nom ! Ah ! je me suis senti remué jusqu'au fond des entrailles, et j'avais la sueur au front, les larmes aux yeux, en lisant dans la Gazette des Tribunaux l'histoire de Coelina Cassagnet.

Ils s'étaient mis à trois pour la tuer, disait-on, le maître, la maîtresse, la mère ! On lui avait tordu et cassé les doigts, on l'avait frappée à la bouche, aux tempes. Assourdie sous les coups, on l'avait foulée aux pieds, et ils avaient trépigné, les scélérats ! sur le ventre de cette pécheresse de quinze ans, enceinte pour la seconde fois ! L'assassin avait été le complice et le bénéficiaire de la débauche.

Et la mère avait laissé faire, elle avait cogné aussi !

- Me pardonnes-tu ? demanda-t-elle à sa fille qui va rendre l'âme.

Et la pauvre enfant répond :

- Oui, je te pardonne.

Elle dit deux fois : «Oui, maman, je te pardonne».

En même temps, elle tâtait avec ses petites mains meurtries sa poitrine brisée. Elle oublie que sa mère, voyant que c'en était fait d'elle et qu'elle se tordait (résignée et courageuse comme un homme, la pauvre enfant !) dans les douleurs suprêmes de l'agonie, que sa mère lui a jeté ce mot qui donne froid :

- Puisque tu devais mourir, il ne fallait pas dire qu'on t'avait battue !

Elle pardonne ; et vous, auriez-vous pardonné ?

Mais ils n'étaient point coupables : on les a acquittés. Tant mieux, pour l'honneur de l'humanité !

Ailleurs, on a condamné à quelques années de prison d'autres bons parents qui avaient enseveli dans l'ordure et torturé sur le fumier leur fille. Quelques années de prison, c'est trop peu ; ou plutôt il ne faudrait pas attendre que la loi vînt tardivement constater le supplice et la mort. Ceux qui entendent les cris de douleur à travers les murs du cachot devraient eux-mêmes délivrer la victime, commencer par là d'abord, quitte à livrer ensuite le bourreau.

Je dirai cela toutes les fois que le crime aurait pu être empêché par l'initiative du citoyen avant d'être puni par l'arrêt des juges.

Mais si nous sommes un peuple de braves, comme hommes, nous sommes presque tous des lâches !

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:49

Antonio Paredes, mon héros

(A mon grand-oncle assassiné par les franquistes)

 

 

Antonio, mon héros

Antonio avait le teint mate,

les cheveux bruns, un corps robuste

d'Homme du Peuple, trempé

dans la Terre Andalouse

Le regard brillant

avec ses yeux verts/marrons

teintés d'idéalisme, d'humanité, de conviction et de détermination

 

Antonio, Homme de Coeur luttait

pour défendre les exploités, les sans-visages, les sans-paroles,

les travailleurs, les ouvriers, les paysans, les mis à l'écart...

Antonio Combattant de la Liberté

Rêvait d'une République Espagnole

Egalitaire, Sociale et Démocratique

 

Le combat face aux fascistes était disproportionné ;

ces derniers recevant l'appui tout azimut

de l'Allemagne nazie d'Hitler et de l'Italie fasciste de Mussolini

 

L'Europe manqua de pragmatisme et de volonté

pour défendre et être solidaire

de la République Espagnole naissante

 

Malgré les Brigades Rouges Internationales,

la volonté sans faille des Républicains et des Socialistes,

le gouvernement légitimé par le Peuple perdait du terrain

Et ce, malgré une résistance acharnée

Les Républicains au fil de la guerre passant et au fil des années,

luttaient afin de conserver les derniers territoires libres

La fière Andalousie résistait toujours!

Ce fut le dernier bastion des démocrates

 

Antonio, mon grand-oncle

lutta jusqu'aux derniers jours de la guerre civile

Son courage ne le quitta jamais, ni ses convictions

Son abnégation, sa pugnacité resteront légendaires!

Son caractère Andalou bien trempé dans la couleur de

la Terre Andalouse et sa force firent trembler les fascistes

Imaginez un combat de boxe entre Antonio

et le petit réac autoritaire néo-libéralo-capitaliste

d'extrême-droite Franco

Antonio l'aurait détruit au premier round... par k.o.

Et la Démocratie l'aurait remportée

Mais, le courage n'habita jamais chez ce petit frêle et nain militaire de Franco...

 

Antonio,

farouche Combattant de la Liberté,

faisait briller la Résistance!

S'occupant des blessés, se mettant en première ligne

Lion indomptable, exemple de courage, le torse, les avants-bras, les biceps et triceps

Durs comme de l'acier

Les mollets et les cuisses robustes comme un joueur de foot

 

Courageux, Indomptable, Idéaliste,

Convaincu de la Cause qu'il Défendait

Antonio avait un gros coeur, un grand coeur

Une foi immense

Antonio était un Homme Légendaire!

 

Après la défaite, de lourds combats,

une société civile meurtrie,

le régime autoritaire du nain moustachu au cerveau étriqué

le fît prisonnier

Ces petits-hommes avaient une peur mortelle d'Antonio

Ils tentèrent de le briser... en vain...

Antonio fut

condamné aux travaux forcés à vie...

Son travail forcé... casser des cailloux dans une mine

Tache très utile pour la société populaire, pour le Peuple...

 

Malgré cela, Antonio rêvait toujours de

Sa République et de sa Démocratie Populaire

Imbu de l'amour pour son Peuple

Pour sa Terre Andalouse

Antonio prisonnier, brillait toujours d'un éclat angélique

Antonio, Couleur de la Terre

faisait toujours trembler les franquistes au cerveau étriqué...

parfois, Antonio pensait à son Compatriote, le Poète, le Rossignol d'Andalousie :

Federico Garcia Lorca, assassiné par les franquistes aux premiers jours

de la guerre civile " sans nom "

Une guerre que les intolérants, les autoritaires déclenchèrent contre le Peuple enraciné dans sa Terre

 

Comme Antonio n'avait aucun moyen de communiquer, d'écrire, de lire,

il pensait à son évasion, à s'organiser, à préparer

un programme d'action et politique

Il récitait parfois, à mi-voix la poésie de Federico

 

Un jour, un tortionnaire, envoyé par le nain d'esprit Franco,

dira aux gardiens :

" Il faut empêcher ce cerveau de penser, de fonctionner... "

Cette phrase de même sens dite également à Antonio Gramsci,

le Théoricien, Philosophe, Militant et numéro un

du Parti Communiste Italien, par un sans-cerveau de procureur fasciste,

lors de sa condamnation à la prison à vie...

Antonio Paredes comme l'Intellectuel-militant qui traverse les temps,

l'Intellectuel Organique, l'Italien Antonio Gramsci ne fléchira jamais!

Le sang Latin ne trahit jamais la Cause qu'il défend!

Alors, devant ce constat, les fascistes italiens et espagnols assassinèrent Antonio Gramsci et Antonio Paredes, comme avant eux, Giacomo Matteotti...

Como el Sub Marcos " qui défend " la causa de los pueblos del Mundo hoy,

Antonio, précurseur des idées progressistes le fit en Espagne

C'est grâce à ces hommes légendaires et déterminés que l'on trouve

aujourd'hui, la force et l'espoir afin de lutter

Pour la Paix et la Justice!

Antonio, mon grand-oncle vit en moi,

ainsi que ses idéaux

Antonio Paredes restera pour moi éternellement l'Incarnation

de l'Idéal-Militant, Homme de Coeur, d'Idéalisme,

que je me fais de l'homme politique

Antonio Paredes restera un Visionnaire Légendaire!

Mon Héros, mon ancêtre vit en moi pour toujours...!

Montrons-lui Camarades, qu'il avait raison, raison d'espérer

en la bonté humaine, en la Justice...!

Le combat contre l'injustice et l'exploitation continue...!

 

Antonio, mon ancêtre,

Je ne t'oublierai... jamais!

 

Ton petit-neveu

Stéphane Parédé

 

 

* Poème dédié à mon grand-oncle Antonio Paredes

 

 

Stéphane Parédé

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 20:47

http://photos3.hi5.com/0043/371/642/MjbAWd371642-02.jpg

Stéphane Parédé

34 ans

 

Issu d'une famille d'ouvriers originaire des deux rives de la mer méditerranée "la mare nostrum" et plus particulièrement de l'Andalousie profonde (Alméria, Province d'Alméria) appelé autrefois Al-Andalus.

Ses arrière-grands parents (Francisco  et Maria Paredes) furent paysans en Andalousie avant de quitter l'Espagne pour travailler en Algérie où naitra le grand-père de Stéphane.

François Parédé épouse en Algérie Maria de La Concepcion (originaire également d'Alméria).

M. Parédé apprend alors que son frère Antonio, républicain espagnol a été assassiné par les franquistes.

La famille Parédé décide alors de s'installer en France alors que celui qui deviendra le père de Stéphane est très jeune. La famille maternelle de Stéphane est également originaire d'Alméria et de Valencia.

François Parédé, maçon de métier reçut la médaille du travail et son épouse Maria, la médaille des familles nombreuses.

Les parents de Stéphane se rencontrent dans le sud de la France et donnent naissance au petit Stéphane.

Stéphane Parédé arrête prématurément sa scolarité au lycée. Très sportif, il décide de servir dans l'armée.

De retour à la vie civile, Stéphane fit de nombreux métiers en tant qu'ouvrier (ouvrier agricole principalement et autres), tout en effectuant des études de journalisme avant de devenir aide-documentaliste et de reprendre ses études de droit.

En effet, depuis son retour de l'armée, il a été diplômé d'une Capacité en Droit à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Parallélement, il a oeuvré pour des oeuvres sociales en faveur des plus démuni-e-s et il s'est engagé très tôt en politique.

Stéphane Parédé devient membre du PCN-NCP (Parti Communautaire national-Européen) en 1995. Il a été ensuite nommé Secrétaire Régional du PCN pour le sud de la France et également du MEDD (Mouvement Européen pour la démocratie Directe).

Stéphane Parédé a récemment été nommé Directeur Européen du PCN-Jeunesse et membre du bureau politique du PCN-NCP.

 

 

* Tous droits de reproduction interdites (2010)

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