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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:43

Chili : Camila Vallejo en Europe

Son périple passe par la France, la Suisse et la Belgique. Jusqu'à la dernière minute, les médias chiliens ignoraient sa présence dans l'avion. Accompagnée de Giorgio Jackson, Francisco Figueroa, la présidente des étudiants chiliens demandera le soutien des étudiants européens dès ce vendredi 14 octobre 2011 à Paris. Le mouvement étudiant qui réclame "une éducation libre, gratuite et digne" n'est pas passé inaperçu sur notre continent. La présence de Camila Vallejo sur le sol européen et dans sa capitale, promet un tournant important pour le mouvement des étudiants chiliens.

Initialement prévu ce 6 et 11 octobre, le voyage des trois principaux leaders étudiants du Chili a été reporté à ce vendredi jusqu'à mardi. Le ministre de l'éducation chilien, Felipe Bulnes, devant rencontrer ces jours-là Camila Vallejo, pour tenter de renouer le dialogue avec les étudiants. Ceux-ci réclament une réforme de l'éducation, trop privative et favorisant les inégalités sociales au Chili. Le système éducatif ayant été élaboré sous la dictature de Pinochet. Le mouvement de 2011 veut que le gouvernement de Sebastian Pinera planche sur des réformes afin que les étudiants n'aient plus à s'endetter pour étudier. Ce mouvement , sans précédent depuis le retour à la démocratie en 1990, a réussi en à peine quatre mois, à réunir dans les rues plus de 100 000 personnes en sa faveur. Ils ont également obtenu le soutien à 89% de la population chilienne. Jusqu'à présent, les négociations avec le gouvernement n'aboutissent à rien. Chaque camp restant sur ses positions. Pour de nombreux analystes chiliens, il s'agit pour le mouvement étudiant de se renforcer au niveau international grâce à ce voyage européen.

A Paris, Camila Vallejo et les deux autres leaders étudiants rencontreront le philosophe Stéphane Hessel et le sociologue Edgar Morin. L'UNEF (Union des Etudiants de France) a prévu une manifestation de soutien à La Sorbonne en prévision du passage éclaire de la délégation étudiante chilienne. Une rencontre à Strasbourg avec des représentants de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la Science, la culture ainsi qu'avec l'Organisation de Coopération et du développement économique (OCDE) sont à l'agenda de Camila Vallejo.

En Suisse, il est prévu que les trois leaders étudiants chiliens participent à une conférence à l'Université de Genève. Le court séjour prévoit de se terminer par la Belgique où ils doivent rencontrer des représentants de la Commission Européenne de l'éducation. Camila Vallejo, Giorgio Jackson et Francisco Figueroa plaideront pour le soutien européen à la CONFECH (Confédération des étudiants chiliens).

Nul doute qu'ils trouveront à Paris, Genève et Bruxelles un large soutien de la part des étudiants, chiliens ou non, d'Europe déjà très sensibles au mouvement du "printemps chilien" qui dure depuis cinq mois. Camila Vallejo hésitait à se rendre en Europe au moment où se prépare au Chili, la seconde grève nationale pour soutenir l'éducation, prévue ce 18 et 19 octobre 2011. L'insistance pour sa venue sur le continent européen étant tellement forte, au dernier moment, la présidente de la FECH (Fédération des étudiants chiliens) s'est ravisée et a sauté dans l'avion ce jeudi matin. Ce même jour, les lycéens chiliens, qui n'ont pas pris part aux négociations avec le gouvernement de Pinera, étaient dans la rue pour une grande manifestation à Santiago. Depuis le début du mouvement, de nombreuses personnalités dont Calle 13 et le chanteur de Franz Ferdinand ont apporté leur soutien à Camila Vallejo. Courtisée par de très nombreux médias en Amérique du Sud, Camila Vallejo est devenue le meilleur atout pour la couverture médiatique du combat des étudiants chiliens. 

Sources : (médias chiliens)

http://www.lasegunda.com/Noticias/Educacion/2011/10/688735/Camila-Vallejo-cambia-de-opinion-y-viajara-a-Francia-con-la-Confech

http://www.latercera.com/noticia/nacional/2011/10/680-398584-9-vallejo-se-desdice-y-viajara-a-francia-a-buscar-respaldo-internacional.shtml

UNEF Manifestation de soutien aux étudiants chiliens- renseignements sur : www.unef.fr

Franco Latina website : http://agenda.lafrancolatina.com/spip.php?article533

(Conférence en présence de Camila Vallejo, Giorgio Jackson et Francisco Figueroa )

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:42

 

 

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Portrait - Chef de file d'un mouvement étudiant, cette jolie et intelligente jeune femme de 23 ans est devenue le visage de la contestation étudiante qui secoue le Chili depuis plus de trois mois. Son nom : Camila Vallejo.

 

Certains la surnomment "l'Angelina Jolie de Santiago" ; d'autres la comparent à Che Guevara. Avec son joli minois et son éloquence dure mais posée, Camila Vallejo, leader d'un des principaux syndicats étudiants chiliens, s'est imposée comme le symbole du mouvement de contestation qui secoue actuellement le pays. Pour la jeune femme de 23 ans, ni pipe ni béret comme le révolutionnaire d'origine argentine mais un piercing dans le nez et un regard perçant.

Ce que Camila Vallejo appelle le "printemps du peuple chilien" débute il y a trois mois dans les universités de la capitale et d'ailleurs. Ici, pour s'inscrire à la fac, la plupart des étudiants doivent lourdement s'endetter. Un jour, ils disent "Basta !". Et de sécher cours et examens pour peindre leurs revendications sur les banderoles. Ils veulent une éducation gratuite et de qualité. A force de pavés battus, le mouvement se durcit, s'étend et, comme un détonateur, secoue d'autres catégories de la société chilienne, secteur public en tête. Ils réclament au très impopulaire président conservateur et milliardaire Sebastian Piñera des réformes à un ordre social et politique en partie hérité de la dictature d'Augusto Pinochet, de 1973 à 1990.

Point d'orgue de la grogne, deux jours de grève nationale la semaine dernière endeuillés par la mort d'un étudiant. C'est du jamais-vu depuis le retour à la démocratie en 1990. "Il est temps de changer de système politique, de système économique, afin de parvenir à une redistribution plus juste du pouvoir et des richesses", explique Camila Vallejo à Reuters.
 
"Nous sommes tous amoureux d'elle"
 
Dotée d'un charisme indéniable et bonne oratrice, la jeune communiste sait convaincre. Il y a quelques mois, cette étudiante en géographie est élue à la tête de la Fédération des étudiants chiliens. En 105 années d'existence du syndicat, elle est la deuxième femme à occuper ce poste. En juin, son organisation contribue à faire descendre des milliers de jeunes dans les rues de Santiago et d'autres villes chiliennes. Elle est de tous les cortèges, de tous les plateaux de télévision. A chacun, inlassablement, elle explique avec calme leur quotidien, leur colère. Son discours n'est pas le seul qui séduit. Son visage fin et ses yeux bleu-vert conduisent des milliers de personnes, étudiants ou pas, à se dire prêts à la suivre jusqu'au bout.
 
"Nous sommes tous amoureux d'elle", a dit à son sujet le vice-président... bolivien. Et Alvaro Garcia Linera d'encourager les autres jeunes d'Amérique latine de suivre la voie tracée par Camila Vallejo. Les plus conquis vont jusqu'à lui dédier des odes sur You Tube. L'une de ces vidéos est une succession de clichés de la belle brune. Camila qui sourit, Camila l'air grave, Camila qui tient une banderole, Camila haranguant la foule. La jeune révolutionnaire agace aussi. Sur le Net, certains se jouent de sa plastique qu'elle ne met pourtant pas en valeur. Elle leur rabat tant bien que mal le caquet en reconnaissant que oui, certains viennent sans doute à ses discours pour sa plastique mais qu'elle a ensuite tout loisir de leur transmettre ses idées. D'autres la mettent en scène dans des montages grossiers avec le ministre de l'Education Felipe Bulnes.
 
"Si on tue la chienne..."
 
Mais cet agacement dépasse la moquerie facile derrière l'écran d'ordinateur. Récemment, elle et sa famille ont été placées sous protection policière suite des menaces physiques. L'une d'elles est venue d'une responsable du ministère de la Culture. Cette femme, Tatiana Acuña avait écrit sur son Twitter au sujet de Camila Vallejo : "Si on tue la chienne, on se débarrasse de la portée". Une phrase de sinistre mémoire prononcée par le général Pinochet, le 11 septembre 1973, jour du coup d'Etat contre le président Salvador Allende. Tatiana Acuña a présenté ses excuses mais a quand même été virée.
 
Avec un tel parcours, nombreux sont ceux prédisant à Camila Vallejo un bel avenir politique. Pour le moment, elle botte en touche. Chaque chose en son temps, répond-elle en substance. Prochaines étapes de ce "printemps du peuple chilien" : une rencontre syndicats étudiants-président Pinera prévue mardi et une nouvelle manifestation le 11 septembre. Nul doute que la "Che Guevara" du XXIe siècle sera en tête du cortège.

Le point sur les revendications

La contestation étudiante pour une réforme de l'éducation a réveillé des pans de la société qui réclament à présent des réformes à un ordre social et politique en partie hérité de la dictature. Jamais, depuis le retour de la démocratie il y a 21 ans, des secteurs de la société, comme les étudiants, ouvriers, ménages des classes moyenne, n'avaient paru aussi unis dans une contestation comme celle qui a culminé en 48 heures de grève générale mercredi et jeudi.
 
Les revendications touchaient, pêle-mêle, au code du travail, au régime des impôts, à l'éducation, la santé, au changement de la Constitution de 1980, qui reste héritée du dictateur Augusto Pinochet, malgré d'importantes réformes depuis. "Il s'agit aujourd'hui de (demandes pour) changer jusqu'à la légalité même du système institutionnel hérité de la dictature, dans le modèle d'éducation, le modèle socio-économique, le modèle politique", analyse pour l'AFP Manuel Antonio Garreton, sociologue de l'Université catholique.
 
En cause aussi, le système électoral, favorisant à outrance deux blocs, et excluant les minorités, un système sanctionné par les jeunes : 75% des 18-29 ans n'étaient pas inscrits sur les listes aux élections générales de 2009. "La population est excédée de la façon dont le pouvoir se distribue et s'exerce, et davantage que de petites réformes, ce qui est demandé est un changement des règles du jeu", résume l'analyste politique Jorge Navarrete, dans une chronique du quotidien La Tercera.
(Avec AFP)

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/chili-l-etudiante-qui-fait-trembler-le-gouvernement-6663876.html

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:41

Convergence des luttes des étudiants et des travailleurs

chili%2019%20octLa lutte ne fait que commencer au Chili


Plus de 300 000 personnes ont participé aux manifestations réalisées lors de la seconde journée de grève générale convoquée par la Confédération des étudiants (Confech) et par la Centrale unitaire des travailleurs (CUT). Les jeunes ont prévu de nouvelles manifestations pour le mois de novembre et les travailleurs des transports de la capitale sont en grève illimitée.

C'est avec des cortèges dans 24 villes du pays, la Confech, la CUT, le Parti communiste du Chili (PCCh) et 70 autres organisations politiques, sociales et syndicales que se sont achevés deux jours de grève dans tout le pays pour défendre l'éducation publique, gratuite et de qualité, revendiquée par les étudiants, les professeurs et les parents d'élèves lors de journées de mobilisations massives qui se sont déroulées au cours des cinq derniers mois.

Selon les chiffres publiés par le PCCh et la CUT, les défilés du mercredi 19 octobre ont mobilisé plus de 300 000 personnes, dont les étudiants et les lycéens, les travailleurs de l'éducation, de la santé, de l'administration locale et centrale, des ports et d'autres secteurs d'activité, des retraités, des militants des droits de l'Homme ou défense de l'environnement.

La marché réalisée dans la capitale a tenu le haut du pavé, puisqu'elle a rassemblé plus de 200 000 personnes sur deux cortèges qui ont convergé vers la Faculté du génie de l'Université du Chili, où avait lieu le rassemblement central.

Un dernier sondage indique que 88% des chiliens soutiennent cette lutte, mais la popularité des revendications ne paraît pas avoir de prise sur le gouvernement de droite, qui a de nouveau réprimé l'initiative.

Au moins 110 personnes ont été arrêtées, portant à plus de 370 le nombre de chiliens incarcérés durant les 48 heures qu'a duré la grève. A cet égard, la CONFECH a accusé l'exécutif dirigé par Sebastian Pinera de traiter avec des groupes encagoulés qui se sont infiltrés plus d'une fois dans les marches pacifiques et ont servi de prétexte aux charges des Carabiniers.

Étudiants et professeurs de nouveau dans la rue en novembre

Le lendemain de ces gigantesques actions de masses tenues sur tout le territoire, étudiants, professeurs, parents et militants sociaux ont tenté de déposer auprès des élus de la nation le résultat d'un référendum organisé par le syndicat des professeurs, lors duquel s'est clairement exprimé la volonté des Chiliens quant au cap à prendre concernant l’Éducation. Plus d'1,5 millions de personnes y ont participé, plus de 90% d'entre elles se sont déclarées favorables au caractère public, gratuit et de qualité du secteur.

Le groupe a occupé pendant plusieurs heures l'ancien siège du Congrès chilien, à Santiago. Mais outre le fait qu'ils ne sont pas parvenus à déposer les résultats du scrutin, nombre d'entre eux ont été cueillis par la police à la sortie de cet acte symbolique, tandis que les forces de l'ordre dispersait dans le même temps avec des canons à eau les personnes qui venaient manifester leur solidarité avec cet acte de protestation.

Après la grève, la CONFECH s'est réuni de nouveau avec les organisations qui sont dans le mouvement dans une grande assemblée plénière, où il fut décidé que les étudiants rejetaient la proposition de Budget d’État pour 2012, réaffirmaient la revendication de mise en place d'un système d'éducation public, gratuit et de qualité et avançaient, de façon plus large, des propositions à caractère plus général avec comme objectif de démonter l'argumentation gouvernementale sur le manque de moyens.

Pour les étudiants, la solution pour financer une éducation publique, gratuite et de qualité réside dans une profonde réforme fiscale et dans la reprise en main par l’État de l'exploitation des ressources naturelles du territoire, des propositions qui révèlent toute l'énergie transformatrice déclenchée par la lutte de masses.

Lors de la réunion, les structures représentatives des étudiants ont décidé également que la lutte ne faisait que commencer, prévoyant une nouvelle mobilisation pour le 5 novembre. En conférence de presse, la présidente de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili et porte-parole de la Confech a appelé les parents et les professeurs à participer à la manifestation.

Camila Vallejo a assuré que, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, le mouvement estudiantin ne donne pas des signes d'essoufflement, et elle a révélé que, bien au contraire, toute sa vitalité se manifeste dans le fait qu'une nouvelle manifestation est prévue pour le 8 novembre, cette fois dans la ville de Valparaiso, où le parlement commencera à discuter du Budget de l’État pour l'an prochain.

La colère des travailleurs s'intensifie, avec les transports en fer de lance

Parallèlement aux actions menées par les jeunes étudiants, les travailleurs des transports de Santiago ont entamé lundi une grève illimitée. Les travailleurs se disent las d'attendre que le gouvernement réponde à la proposition d'ouvrir une table des négociations pour traiter des actions illégales qui ont été commises par les entreprises du secteur.

La grève touche près de 2 millions de personnes et a comme causes principales le licenciement de dirigeants syndicaux, la diminution des rémunérations – qui atteint dans certains cas jusqu'à 30% du salaire garanti dans les contrats – et la mise à l'écart des travailleurs de plus de 60 ans.

Ces mesures ont été prises par les nouveaux opérateurs ou les nouvelles directions des entreprises bénéficiant des concessions de transport, en particulier dans les districts du nord de la capitale.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:39

Entre lo viejo, lo nuevo y otros cuentos. Reflexiones en respuesta a Gabriel Salazar

 

 

En relación a las últimas declaraciones y entrevistas realizadas por el Premio Nacional de Historia profesor Gabriel Salazar, quisiera comentar algunas cosas:
Primero que todo, mi más sincero respeto a la larga trayectoria del profesor y su trabajo como historiador, cuya rigurosidad investigativa y aporte al país no pongo en duda. Sin embargo, dicha consideración no disminuye mi incomodidad ante comentarios que poseen un claro sesgo machista cuando se refiere a mi persona así como descalificaciones a la profesión de los geógrafos, insinuando que es una carrera menos reflexiva o muy acotada, cosa que no comparto en lo absoluto.
Me parece positivo que el debate ponga sobre la mesa cuestiones fundamentales a discutir en este momento histórico como el rol de los movimientos sociales, la relación del Partido Comunista de Chile (y de los partidos de izquierda en general) con esos movimientos, el papel de la juventud comunista al interior del partido, la disputa (o no) del poder político en la esfera institucional, el cambio en la institucionalidad misma y la vetusta discusión sobre la “vieja” y la “nueva” forma de hacer política. Cosas ante las cuales quisiera yo también hacer una reflexión.
Sin duda alguna que uno de los principales logros del movimiento del 2011 fue la capacidad de hacer volver la política a las calles, los hogares, los liceos, las universidades, las plazas públicas, los lugares de trabajo. El 2011 se logró recuperar la política de su secuestro institucional que le ha impuesto el neoliberalismo y re significarla como opción legítima de los movimientos sociales. Hoy nadie puede dudar que el movimiento estudiantil y social ha sido profundamente político y ha logrado, por primera vez desde el retorno de la democracia, instalar con fuerza la conciencia sobre las perversidades del modelo neoliberal, mercantilizador de la vida y lo espurio de una institucionalidad política que requiere con urgencia ser superada.
Esto queda más que demostrado en el rechazo generalizado al lucro en la educación y también en otros aspectos de la vida social como la salud o la previsión; en cómo ha quedado en evidencia un modelo económico que genera crecimiento empobrecedor dado su patrón acumulativo y abusivo; y en la muestra de los impedimentos que esta institucionalidad, sumamente presidencialista y con un parlamento binominalizado, genera para los posibles avances en las reivindicaciones del movimiento social.
La crisis de representatividad del sistema político se debe a que ya por más de tres décadas no ha sido capaz de dar respuestas a las necesidades del mundo social, debido al eterno privilegio de resguardar los intereses de los grandes empresarios nacionales y trasnacionales. A su vez, el duro cuestionamiento a los partidos políticos del sistema es por haber mantenido y utilizado esa institucionalidad política para privilegiar a ciertos sectores y beneficiarse de paso, del modelo neoliberal y sus “bondades” económicas.
Si logramos comprender bien el cuestionamiento que hacen la ciudadanía y el movimiento social, éste no es a la institucionalidad o a los partidos políticos per sé, por el mero hecho de ser institucionalidad, sino a una institucionalidad antidemocrática y profundamente neoliberal sustentada por partidos, o más bien coaliciones, que han sido funcionales al mantenimiento y profundización del modelo heredado de la dictadura.
Esto queda claro cuando constatamos que numerosos sectores del movimiento estudiantil están trabajando por constituirse como partido; que muchos jóvenes entran a militar en las filas de las juventudes comunistas o de otras juventudes políticas; e inclusive, que muchos jóvenes y dirigentes de asambleas ciudadanas se levantan como candidatos a concejales o alcaldes, desde distintas trincheras políticas, para cambiar las reglas del juego dentro del poder institucional local. Caracterizar en un conjunto homogéneo apartidista y meramente asambleísta al movimiento social (asambleísmo que, como fin en sí mismo, cae muchas veces en prácticas antidemocráticas), es de sumo equivocado e irresponsable, así como lo es también el reduccionismo de que lo joven es puro y bueno y lo viejo es sucio y corrupto.
En este movimiento de construcción histórica no sólo han participado activamente jóvenes y no tan jóvenes con convicciones, sino también independientes y militantes de partidos y colectivos de izquierda que no necesariamente se organizan bajo una estructura meramente horizontal. Por lo mismo, señalar que el movimiento debe prácticamente “limpiarse” de sus militancias y abandonar la “vieja” política es, además de un discurso agotado de larga data histórica en los debates del mundo social, pretender eliminar una parte importante del mismo movimiento social. Dicho discurso desvalora el importante trabajo que miles de jóvenes militantes de la jota y de otras agrupaciones políticas de izquierda han venido realizando durante muchos años por el movimiento social, instándolo a debatir, politizándolo.
Soy una convencida de que la democracia es el gobierno del pueblo. Creo importante superar esa visión de que todo es blanco o negro, de que o se trabaja fuera de la institucionalidad política o se trabaja dentro de ella. Si queremos radicalizar nuestra democracia y construir real soberanía política y económica, no podemos simplemente fortalecer al movimiento social de espaldas o al margen de la institucionalidad política a la que el profesor llama mañosamente "clase" política, porque esa institucionalidad intacta seguirá operando sin nosotros y contra nosotros gracias a que le hemos delegado esa responsabilidad por omisión. La "clase" política de la que tanto hablan algunos, no es más que un espacio en disputa entre distintos segmentos de clase.

Construir movimiento social sin irrumpir en la esfera política esperando pasivamente que tengamos las condiciones suficientes para hacer la revolución, es a lo menos una irresponsabilidad de quienes de pueden esperar desde una cómoda posición e intervenir intelectualmente de vez en cuando. Si de manera exclusiva aplicamos hoy esa vieja receta -construir desde la marginalidad y en la marginalidad - se nos pueden pasar muchos años, en los cuales unos pocos seguirán apropiándose de riquezas que le pertenecen a todos. La crisis de la salud pública y la educación pública requieren actuar con cierta inmediatez y no en décadas más. Aquí nadie quiere caer en la impaciencia, pero debemos tener un sentido de urgencia que nos haga avanzar con paso firme pero rápido, porque se requieren soluciones ahora.
Lo que el movimiento social necesita para hacer los cambios es presionar y construir desde dentro y desde fuera de la institucionalidad política, en un proceso dialéctico. Un movimiento social debe irrumpir en la esfera política para superarla, no para administrarla. No debemos permitir que sigan siendo los mismos los que nos “representen” y que sean los mismos a quienes todos los años debamos ir a exigirles los cambios que sabemos que no harán, porque están diametralmente en desacuerdo con nuestros planteamientos.
Lo que necesitamos para profundizar nuestra democracia en base a lo que ha venido señalando el movimiento social, desde Arica a Magallanes, es una gran alianza social y política, no para que los partidos representen simplemente a los movimientos sociales, sino para que les permitan participar directamente en la esfera del poder. Una alianza que resguarde la independencia y la autonomía de los movimientos sociales, pero que posibilite la construcción y aplicación conjunta de un programa de transformación social.
Por último, quisiera aclararle al profesor Salazar que los jóvenes comunistas no militamos para ser manipulados o “utilizados” para los fines de los “viejos” del partido. Los jóvenes comunistas militamos porque tenemos la clara convicción de que Chile necesita profundas transformaciones y que aquellas transformaciones debe hacerlas el ser humano a través de la organización y la acción colectiva. Entendemos a nuestro partido como una parte activa del pueblo chileno y no como un ente externo a él. Por eso en estos 100 años de historia hemos sido y seguiremos siendo parte vital de los movimientos sociales y del pueblo organizado más allá de lo coyuntural. Nunca hemos necesitado dejar nuestra militancia para trabajar codo a codo con los movimientos sociales y el actual escenario político tampoco nos llama a eso sino a todo lo contrario: fortalecer aún más nuestro debate al interior del partido, hacerlo más dinámico, poniendo más convicción y energía al esfuerzo que día a día desarrollamos para construir un mejor Chile para todos y para todas.
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:39

Un saludo a México

 

Nunca imaginé, después de tantos meses de preparación lo que significaría esta breve visita a las tierras de Zapata y Pancho Villa. Y es que cada palabra de aliento, cada sonrisa entusiasta, cada abrazo fraterno y la amable compañía de los estudiantes mexicanos, me han llenado de júbilo y me han hecho ver la inmensidad de los corazones de hombres y mujeres de esta patria grande que es América Latina.
Desde cada espacio de encuentro en la Universidad y las plazas públicas, surgieron rostros y palabras llenas de brillo y significados, mensajes que nos llevan a reconocernos como iguales, impetuosos y rebeldes ante un mundo que nos llama a cambiarlo de raíz.
Somos estudiantes, somos jóvenes latinoamericanos y nos rencontramos como si hubiésemos compartido la misma cuna, vivido las mismas historias. Y claro, han asomado a nuestros ojos la intolerable desigualdad, la injusticia aplicada en nuestras relaciones humanas desde el poder espurio, el exterminio de nuestras culturas, la violencia aguda y estructural, casi crónica de una sociedad enferma que nos heredaron sin que quisiéramos vivirla.
Tanto ustedes como nosotros hemos presenciado durante mucho tiempo cómo la política anquilosada en intereses corporativos y económicos renunció a los cambios sociales. Una política secuestrada por las directrices del mercado ultraliberal, la corrupción, el egoísmo, manipuladora de complejas herramientas de coerción social y comunicacionales, abandonada de toda ética y veracidad.
Hemos visto cómo formas institucionalizadas de hacer política, se encargan de mantener y defender a toda costa un modelo inhumano y deshumanizante, centrado en el lucro y no en la vida, construido desde el individualismo y la competencia, sin valores y sin un "nosotros", sin el entendimiento colectivo. Un modelo que absorbe, que consume, que nos aplasta imponiéndonos la ignorancia, que nos despoja de nuestros derechos, de nuestra libertad y nuestra dignidad.
Los estudiantes mexicanos y chilenos también hemos visto cómo cada vez que algunos se han levantado a destapar esta cruda realidad, a denunciar a sus responsables, hemos tenido que vivir o presenciar cómo tratan de acallarnos con detenciones arbitrarias, secuestros, asesinatos y torturas.
Nos han obligado a callar el sufrimiento y el dolor de nuestros hermanos y hermanas. Han obligado a muchos jóvenes a educarse en la desmemoria, a olvidar negando el pasado y a identificarnos como entes sin historia, a mirarnos como ajenos y enemigos.
Pero no se han dado cuenta que del dolor y de la desigualdad se abonan el espíritu joven de la lucha por la humanidad, que de la historia inevitablemente florece la dignidad y el coraje de sus hijos que, aunque provenientes de diferentes rincones del mundo, peleamos para que seamos todos reconocidos y tratados como seres humanos.
La conciencia sobre las perversidades del modelo neoliberal, el deterioro de la política "tradicional" y la manipulación de los medios de comunicación, ha irrumpido con fuerza gracias a esta juventud. Pero hoy la tarea es mayor y adquiere un sentido de urgencia, tenemos que pasar del grito a la propuesta y hacer nuestras acciones coherentes con nuestra palabra.
Hoy sólo tenemos el boceto del futuro que queremos construir, nuestro trabajo será trabajarlo día a día, en nuestra diversidad, llevándolo a las escuelas, las plazas, la universidades, las calles, los lugares de trabajo, nutriéndolo con nuestro padres y nuestras madres, con nuestro abuelos, con el pueblo. Impidamos que nos vuelvan a sorprender en el camino triviales diferencias, y pongamos la unidad como principal fortaleza ante un sistema y un régimen injusto que condena a la pobreza a muchos para sustentar el privilegio de unos pocos.
Nuestros pueblos han llorado y siguen llorando sangre, ¿y quién más que ustedes saben cómo se vive día a día aquello? pero de ahí surge la contradicción más hermosa que es la de un pueblo que, aún ensangrentado, prepara la necesaria unidad para el amanecer de una nueva América Latina.
Ustedes han demostrado que cada día son más las manos y las voces, encarguémonos ahora de que cada día sean más las acciones y los pasos dados en el camino hacia la construcción de un futuro emancipador. No dejemos que nuestra lucha pase inadvertida.
Un fuerte abrazo a los jóvenes y al pueblo mexicano.
Camila Vallejo Dowling
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:38

¿Por qué insisten en decir que la educación gratuita es regresiva?

Camila Vallejo

 

 

 

El 21 de mayo, en el día que el Presidente de la República da cuenta a los chilenos del estado y avance de la nación, Sebastián Piñera señala:
Sabemos que algunos proponen educación gratuita para todos y no solo a los más vulnerables y la clase media necesitada. Francamente, en un país con tantas carencias y desigualdades como el nuestro, no es justo ni conveniente que el Estado, con los recursos de todos los chilenos, financie la educación de los más favorecidos.”
Luego de este nuevo portazo en la cara a las demandas de un movimiento social que posee una altísima legitimidad entre la ciudadanía, la derecha ha iniciado una ofensiva comunicacional en tratar de hacer valer su posición, según la cual, la educación gratuita es injusta. Lo que subyace a esta afirmación es la nula voluntad del Gobierno de avanzar hacia una sociedad más justa e igualitaria.
En Chile las desigualdades solo han aumentado las últimas cuatro décadas. Los estudiantes chilenos desde hace muchos años hemos sido conscientes de las horrorosas desigualdades que afectan al país y, a su vez, hemos denunciado que nuestro sistema educacional reproduce y profundiza dichas desigualdades. La propuesta por una educación pública, gratuita y de calidad se enmarca en un proyecto global preocupado de cómo superar las desigualdades que azotan a nuestra sociedad. Esa propuesta global es el eje central de las demandas sociales en Chile que han remecido a todo el país y que hicieron eco y han servido como insumo de una serie de movimientos estudiantiles que florecen en más ciudades y países del mundo. Los estudiantes chilenos, como los mexicanos y canadienses, no solo quieren mejorar la educación que reciben; quieren que la educación sirva para cambiar a sus sociedades, para hacerlas mas justa e integradoras.
Por eso, cuando la derecha en Chile señala que no está disponible para avanzar hacia la gratuidad debido a la desigualdad intrínseca de nuestro país, y remata diciendo que la gratuidad es un despropósito porque a la universidad van los más ricos, lo que subyace es una postura que busca mantener el statu quo, afirmando que la educación gratuita nunca será una posibilidad y el Estado no debe garantizarla porque sería injusto darle más plata a los más ricos, están diciendo que si dependiera de ellos, a la universidad seguirán asistiendo los más ricos. Esto es una demostración de que no están disponibles a realizar cambios estructurales que impliquen mayor igualdad y equidad en la sociedad chilena. Prueba de ello además, es que anuncia con bombos y platillos una gran reforma tributaria que, sin embargo, un amplio espectro de analistas la califica como un mero ajuste tributario que no soluciona en nada el problema de la desigualdad en Chile.
El ministro de educación, Harald Beyer, utiliza sus conocimientos técnicos para desacreditar las propuestas del movimiento estudiantil. Nos llama a revisar información que demuestra que la educación gratuita es regresiva, manteniendo la esencia del discurso de los anteriores ministros de educación (que no lograron durar mucho en la cartera) que pretende instalar la falsa idea que estamos ante un Gobierno justo que defiende a los pobres y ante un movimiento social por la educación injusto, que propone políticas públicas regresivas y que benefician solo a los ricos. Lo bueno es que solo ellos creen sus mentiras.
Sabemos que no basta con entender la educación como un derecho y, por tanto gratuita, para construir la sociedad más justa que anhelamos. Por esa razón es que en las propuestas del movimiento estudiantil no se encuentra solo la gratuidad de la educación y la reforma tributaria. Junto con ellas planteamos reformas al acceso a las entidades de educación superior para captar estudiantes de todos los sectores socioeconómicos; la democratización de las entidades educativas para guiar su accionar hacía los intereses de las grandes mayorías; aportes basales a las Universidades que permitan desarrollar con fuerza la investigación y la extensión universitaria para acabar con la Universidad-empresa que solo desarrolla la docencia, de manera mecánica, sin formación crítica y con dudosa calidad; que el Estado recupere su rol en la educación técnica; y que, por cierto, la gratuidad no solo sea en la educación superior sino en todos los niveles del sistema educativo.
Y, a su vez, como estudiantes somos conscientes que no basta con hacer transformaciones estructurales al sistema educativo, sino que abarcar otras áreas que se encuentran secuestradas en nuestra sociedad: reforma al sistema binominal y asamblea constituyente para oxigenar nuestro sistema político; recuperación de nuestro recursos naturales, construir una matriz energética sustentable, avanzar hacia una efectiva descentralización, son demandas que empiezan a aflorar en el conjunto del pueblo de Chile.
Las propuestas del movimiento estudiantil aspiran a realizar un cambio estructural del sistema educativo y convergen con otras demandas del mundo social. Es majadero por parte del Gobierno referirse solo a partes cercenadas de la totalidad de nuestras propuestas, para hacerlas ver retrogradas e injustas. Pero al hacer eso no hacen más que reflejar la esencia de sus políticas y no las nuestras.
El movimiento estudiantil chileno sigue activo en el desafío de cómo conseguir las demandas planteadas, actúa con la convicción de saber que sus planteamientos son respaldados por el conjunto de la sociedad y que es debido a un Gobierno retrogrado y una institucionalidad antidemocrática heredada de la dictadura, que aun no ha habido el éxito que el movimiento estudiantil reclama.
La lucha del movimiento estudiantil no es una mera pelea gremial, es la conciencia de las nuevas generaciones que la consigna de que en Chile “mucho más temprano que tarde, de nuevo se abrirán las grandes alamedas” aun no se hace realidad, pero que con la unidad del pueblo, estaremos muy próximos de dar ese trascendental paso.
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:38

¿Endeudamiento o una nueva forma de esclavitud?

Camila Vallejo

 

En medio de la cínica retórica oficialista que pretende mostrar -casi como en el teatro de lo absurdo- a Chile como el gran referente en materia de derechos y libertades, aparece cuan triste inyección de realidad el llamado desesperado de una agrupación de nuevos estafados por el modelo Neoliberal.

 

Hace pocos días un grupo de egresados emitió un comunicado (9 Abril 2012) en el cual se presentaban como “un grupo formado en su mayoría por familias de clase media chilena, que no contaban con los recursos económicos suficientes para costear la educación superior de sus hijos, encontrando como única opción para estudiar la del endeudamiento directo con la banca a través del llamado Crédito Corfo de Pregrado”

 

El Crédito CORFO es un mecanismo de financiamiento implementado en los años 90 que viene, junto al CAE del 2005, a profundizar el modelo neoliberal en la educación impuesto durante la dictadura militar. Este crédito, que posee tasas de interés por sobre los 8,5%, le permitió a los bancos abrir una nueva área de negocios a costa del sueño de miles de familias chilenas de segmentos medios de ver a sus hijos ingresar a la educación superior, y que por el nivel de sus remuneraciones mensuales no podrían pagarla total o parcialmente. Para estas familias, al momento de decidir y entrar a la educación superior no les quedó más alternativa que el Crédito Corfo de Pregrado. Gran libertad de elección que asegura nuestro modelo.

 

El problema hoy día es que esta “gran ocurrencia” para financiar los estudios superiores, resultó muy rentable para los bancos que generaron miles de millones de pesos en ganancias, pero nada positiva para las familias de segmentos medios que se vieron obligadas a adquirir el crédito para que algún día, pudiesen con sus estudios, mejorar sus condiciones de vida.

 

Así, la llamada clase media, aquella que no clasifica en la pobreza estadística, aquella desfocalizada de las políticas de gasto social del Estado, la que debe pagar hasta por el derecho más básico, la que creyó en algún momento en el discurso de la “movilidad social”, de que sacrificándose económicamente con un crédito para ingresar a la educación superior, alcanzarían el nivel de cualificación suficiente para ser a futuro más productivos y así aumentar su nivel de remuneraciones -según la “teoría del capital humano”-.

 

Esa clase media es la que hoy se expresa en más de 100 mil familias que pusieron el grito en el cielo cuando se dieron cuenta que el crédito se volvía impagable al operar bajo formas incluso peores que los créditos de consumo o hipotecarios. Muchos tuvieron que desertar con una gran deuda e insertarse en el mundo del trabajo precarizado para poder pagarla, otros ya profesionales titulados se han dado cuenta que jamás podrán pagar lo adeudado. Pero los daños son más graves cuando se anuncian casos de embargos, remates, amenazas telefónicas de judicializaciones, ingresos a DICOM y verdaderos ataques psicológicos de los bancos contra los estudiantes o sus avales. Es decir, al daño patrimonial, se le suma el daño a la integridad moral y psicológica de los jóvenes y sus familias.

 

Hay 100 mil familias que producto de la evidencia empírica no se compran el discurso del oficialismo en materia de derechos. Son ellos a los que la realidad les ha dicho que la única posibilidad que tienen de ejercer su derecho a la educación es firmando créditos millonarios y a tasas de interés altísimas. (peculiar forma que tiene el Chile Neoliberal de garantizar derechos); 100 mil familias que están hoy día con la soga al cuello, que viven con la angustia de ser esclavos de una deuda que jamás podrán pagar; que se han dado cuenta que la tan anhelada movilidad social se convirtió en un verdadero retroceso y estancamiento económico;

Esto no es más que un bien pensado mecanismo para la profundización -o al menos la mantención- de las desigualdades, condenando a quienes no pudieron pagar en efectivo a terminar pagando más que los mas ricos por su educación, perdiendo hasta su casa.

Esto no es más que una nueva forma de esclavitud, la del neoliberalismo. Las reglas del mercado de las cuales nos hacemos dependientes sin posibilidad de elegir, es donde los bancos y los intereses privados siempre ganan.

¿Cuándo será que el interés público se anteponga a los intereses económicos de privados?

 

PD: Si eres un endeudado del crédito CORFO, únete al grupo y organízate en http://www.facebook.com/groups/estafadoscorfo/306892472716345/?notif_t=like

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Published by Stéphane Parédé
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:37

" Una Gran CONFECH "

Camila Vallejo

 

El sábado 14 abril se llevó a cabo una sesión de la CONFECH en el campus San Joaquín de la Universidad Católica. Con una alta participación de las distintas federaciones repartidas por el país se sostuvo una enriquecedora discusión y una gran capacidad de llegar a acuerdos, en función de las discusiones de base, que fortalecen al movimiento estudiantil. Es motivo de alegría la maduración de un movimiento y la capacidad que ha demostrado de llevar a la praxis el discurso de la unidad.

 

Si somos capaces de mantener durante el transcurso del año esta unidad y altura de miras que se han expresado, probablemente podremos como estudiantes lograr pasos importantes en las demandas que tan amplios sectores de la población respaldan.

 

Es valorable la disposición y autocrítica de las distintas federaciones en reconocer que ninguna de las propuestas presentadas de metodología para la realización del Congreso CONFECH por sí sola iba a generar una aprobación mayoritaria y que, por tanto, se reconociera la necesidad de la integración de los distintos enfoques presentados, en miras de un Congreso masivo, participativo, democrático y que integre todas las visiones para proyectar al movimiento estudiantil.

 

Es muy positivo el hecho que se integren con plenos derechos a la CONFECH federaciones de estudiantes de la Educación Superior privada dado que es un importante avance y una señal concreta de la articulación amplia del movimiento estudiantil: los estudiantes hacemos diferencias entre las distintas casas de estudios, pero no así en los estudiantes que tenemos la capacidad de generar un solo arco de demandas y una lucha unitaria.

 

También fue altamente productiva la discusión que caracterizó los ejes centrales a plantear en las convocatorias ya fijadas para el 21 y 25 de abril. Se dieron ciertas luces de un norte estratégico. La necesidad de una reforma estructural en el Sistema de Educación Superior es urgente, al igual que en el conjunto del sistema educacional. Aquí cobra sentido el objetivo de avanzar hacia una educación pública, gratuita, democrática, de calidad y sin lucro, donde el Estado retome su rol garante, así como también la necesidad de converger y relacionarse con la diversidad de actores sociales movilizados que este año 2012 con fuerza han despertado.

 

El movimiento estudiantil ha dado una muestra clara que ha capitalizado la experiencia del 2011. Bajo este aspecto, considero que es fundamental mantener la unidad del movimiento estudiantil. Se debe remarcar la necesidad de que se pueda acordar una plataforma política programática que guie los planteamientos que le haremos a la sociedad chilena, no solo para este 2012, pues debe haber una visión que considere también elementos de mediano y largo plazo.

 

Toda la discusión desarrollada el día sábado dio como resultado acuerdos que integraron las distintas visiones, por lo cual no fue necesario tener que votar en ninguna ocasión. En nuestro debate participaron los trabajadores de la educación, estudiantes secundarios y la Organización Continental Latinoamericana y Caribeña de Estudiantes. Una muestra clara que nuestra lucha traspasa nuestro gremio, así como también las fronteras, evidenciando una clara vocación política de transformar y mejorar nuestra sociedad.

 

Los estudiantes, en un contexto de mayor despertar social, debemos propender a la unidad de los distintos actores sociales. Y así colaborar en el proceso de que los movimientos sociales generen convergencias programáticas orientadas a hacer transformaciones profundas de nuestro país. Construyendo para Chile una real democracia, mayor igualdad y la garantía de derechos sociales universales como lo son la educación y salud pública de calidad.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:37

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 00:36

Apoya Camila Vallejo jornada de solidaridad con Los Cinco en Washington

 

Camila Vallejo, líder del movimiento estudiantil que paralizó a Chile en 2011, reiteró en La Habana su apoyo a Los Cinco héroes cubanos cautivos en Estados Unidos, y a la jornada solidaria por su liberación que se realizará en Washington y otras ciudades del mundo del 17 al 21 próximos.
Nosotros apoyamos esas actividades, reiteró al referirse a la jornada “5 días por los 5 Cubanos” cuyo centro será la capital estadounidense y a la que han manifestado su respaldo personalidades de EE.UU. y de otras naciones.
Ojalá muchos puedan participar, que sean todos los jóvenes, todos los trabajadores y todos los pueblos los que expresen su solidaridad, para que Los Cinco sean liberados, agregó la vicepresidenta de la Federación de Estudiantes de Chile e integrante del Ejecutivo de de las Juventudes Comunistas de ese país (JJCC).
“La lucha que hemos desarrollado en Chile es universal, cada vez que los jóvenes y los pueblos levantan con conciencia la voz es para reclamar su derecho a la vida, a la educación, a la salud, al trabajo, a la soberanía, y es por eso la importancia de estrechar y coordinar la solidaridad entre los pueblos, tanto en Latinoamérica como en el mundo”, aseguró.
“El modelo neoliberal que deshumaniza y nos arrebata nuestros derechos se expresa a nivel internacional y para combatirlo tenemos que trabajar de manera articulada, con mucha solidaridad, compartiendo experiencias y apoyando estas luchas. Es la humanidad que trata de defenderse. Básicamente en ese contexto para nosotros es muy significativo que Los Cinco pusieron en riesgo sus vidas por su pueblo y hoy son prisioneros del imperio”, agregó.
Subrayó que “hoy es más importante que nunca reafirmar y manifestar la solidaridad para que sean liberados y sigan siendo parte de la construcción y mantenimiento del Socialismo en Cuba, que es importante para el pueblo cubano pero también para el mundo entero y para muchos jóvenes que aspiran a una sociedad distinta. Los que tenemos la esperanza de un mundo mejor apoyamos esa lucha”.
Camila viajó a Cuba como parte de una delegación juvenil chilena encabezada por Karol Cariola, secretaria general de la JJCC, e integrada también por Luis Lobos, del Ejecutivo de esa organización, quienes participaron en la celebración del aniversario 50 de la Unión de Jóvenes Comunistas, y tuvieron la oportunidad de entrevistarse con el líder de la Revolución, Fidel Castro.
Durante una visita este viernes seis de abril a la Casa de la Amistad, también ofreció declaraciones a Siempre con Cuba, Luis Lobos, quien destacó: “hemos participado en actividades con el Comité Chileno de Solidaridad con Los Cinco, que integran compañeros de nuestro partido y de la juventud, y se programan otras acciones de apoyo a esa causa.”
“Es sentir de nuestros jóvenes el respaldo a Los Cinco, esperamos una pronta solución y que vuelvan a su patria. Todas las actividades que se hagan en el mundo son necesarias y van sumando a este esfuerzo en solidaridad con el pueblo cubano y con Los Cinco”, significó.
Kenia Serrano, presidenta del Instituto Cubano de Amistad con los Pueblos (ICAP), recibió a los jóvenes, a pocas horas de finalizar su visita a Cuba donde desarrollaron un intenso programa.
Karol Cariola, sonriente y feliz de su estadía en la Isla, dijo que “ha sido muy importante ser testigos de lo que significa la juventud para la Revolución Cubana, ver cómo esta juventud es fruto del esfuerzo que ha significado dotar a la sociedad de los derechos básicos de la salud y la educación”.
“Nosotros, el pueblo chileno, hemos sido despojados de esos derechos humanos básicos y hoy día tenemos que luchar por recuperarlos”, remarcó.
Al comparar las realidades de Cuba con las de Chile “nos sentimos con mucha mas fuerza”, dijo, e incentivó a los jóvenes cubanos a que “defiendan y valoren lo que han construido y lo que tienen que nosotros no tenemos”.
Nos sentimos muy comprometidos, muy solidarios con Cuba, añadió Karol, quien agradeció la oportunidad de ”haber visto al pueblo, niños, jóvenes y viejos que tienen insertados en sus vidas conceptos tan importantes como la solidaridad, alejados del individualismo, como piensan en el otro de la misma manera que piensan en sí mismos. Este ha sido quizás uno de los elementos más satisfactorios de nuestra visita”.
“Los jóvenes cubanos nos han transmitido mucha fuerza, mucha valentía y la sabiduría e inteligencia con la que se han venido formando en todo este proceso y en este espacio tan bonito, tan importante, que es Cuba en contexto de su Revolución”, manifestó.
Puso de relieve la visita en el marco del aniversario 50 de la UJC, y sus relaciones de unidad y solidaridad histórica con la JJCC, “no solo por ser comunistas y compartir ideas en común sino también porque tanto en su historia como en la nuestra hemos intentado aportar, dentro de nuestros medios posibles, a los procesos de los cuales hemos sido parte muy activa”.
“Para nosotros esta visita ha sido un motivo de reafirmar esa relación, esa contribución mutua de enriquecimiento de nuestras convicciones. Ha sido muy importante ser testigo de lo que significa la juventud cubana en el proceso de construcción y sostenimiento de la Revolución, y sobre todo en su defensa”, concluyó.
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Published by Stéphane Parédé
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