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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 02:49

Rena Dourou : « Nous nous battons pour changer la Grèce et l’Europe »

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 02:39

 

 

 

Citations de Rena Douro

 

« La Grèce a besoin de réformes structurelles. Mais c’est Syriza qui est la mieux placée pour les conduire ».

 

« La première chose à faire dans une région qui, comme tout le pays, est ravagée par une crise humanitaire due à l’austérité imposée par la coalition gouvernementale, c’est de venir en aide à nos concitoyens les plus démunis. Pour faire cela, et marquer clairement les priorités de la nouvelle présidence, le budget alloué aux diverses aides a été augmenté de plus de 600 %, passant de 1,9 à 13 millions d’euros. Cela va permettre de loger des familles, de donner de l’eau et de l’électricité à des familles qui n’y ont plus accès, etc ».

 

« Le défi posé par le scrutin de ce 25 janvier ne concerne pas seulement la Grèce et son économie. Il est posé à toute l’Union européenne (UE). Soyons clairs : tirons, avec Mme Lagarde, le bilan des politiques du FMI. En Grèce et avant elle, dans d’autres pays. Il est désastreux. Cette crise de la dette doit nous offrir l’occasion historique de réorienter l’UE, d’opter ensemble pour d’autres choix. Mme Lagarde a raison, il faut procéder à des réformes structurelles. Pourquoi la troïka, qui contrôle le gouvernement grec, qui se trouve ici depuis cinq ans dans une posture néocoloniale, n’a-t-elle pas encouragé de telles réformes ? Pourquoi ne se sont-ils pas attaqués à la corruption, aux cadeaux fiscaux ? Seuls les retraités et les travailleurs ont payé l’addition, avec la compression continue des pensions et des salaires. Nous sommes ici, à Athènes, dans une capitale européenne. J’ai trouvé, en arrivant à la tête de la région Attique, un système de gestion des déchets archaïque, digne du XIXe siècle. Depuis des années, nous payons des pénalités à Bruxelles, faute de respecter les normes européennes dans ce domaine. Certains quartiers sont privés d’adduction d’eau, d’électricité. Oui, la Grèce a besoin de réformes structurelles. Mais c’est Syriza qui est la mieux placée pour les conduire. Pas la Nouvelle Démocratie et le Pasok (social-démocrate) ».

 

« Nous avons révisé le budget régional, réorienté des crédits pour tisser un réseau de solidarité au service des familles que l’austérité a précipitées dans la pauvreté. Nous consacrons 2,5 millions d’euros au plan Électricité pour tous, cofinancé par l’UE et destiné aux foyers ayant subi des coupures suite à des impayés. Mais cela ne suffit pas. Nous ne pouvons pas nous en tenir là. Notre programme est tourné vers la croissance, le développement. Dans la région la plus peuplée de Grèce, nous devons impérativement endiguer le chômage et initier, avec l’appui d’un gouvernement de gauche, des politiques créatrices d’emplois ».

 

« Nous sommes lucides. Nous ne considérons pas que 30 % de l’électorat grec s’est soudainement converti aux principes de la gauche radicale. Cela dit, le vote pour Syriza n’est plus seulement l’expression d’une protestation. Ce n’est pas un vote de désespoir. Syriza ne s’est pas non plus transformée en nouveau Pasok. Revenons en arrière. En octobre 2009, lorsque le premier ministre Pasok Georges Papandréou assurait « il y a de l’argent disponible » pour faire face à la dette, lorsque Kostas Karamanlis plaidait pour des mesures d’austérité drastiques, Syriza, qui dépassait à peine les 4 %, posait déjà le bon diagnostic. Nous affirmions alors qu’il était impossible de surmonter cette crise de la dette sans nouveaux emprunts, tout en appelant à la plus grande prudence sur les conditions. Nous mettions déjà en garde contre le choix de l’austérité qui n’a jamais, nulle part au monde, allégé le fardeau de la dette. Enfin, pour nous, cette crise ne pouvait se résumer à sa dimension nationale. Nous étions face à une crise européenne ! À cette époque, MM. Papandréou et Karamanlis, le Pasok et la Nouvelle Démocratie méprisaient nos arguments. Cinq ans plus tard, tout le monde peut constater que les politiques d’austérité n’ont pas permis de résorber la dette. Ni en Grèce ni ailleurs. Nous n’avions pas d’argent, donc nous avons eu recours à l’emprunt. Mais avec des conditions dont les résultats sont tragiquement visibles dans la société grecque. Enfin il est évident que cette crise ne s’arrête pas aux frontières de notre pays. Les Grecs ont la mémoire longue. Ils savent qui a eu, dès le départ, la lecture la plus rationnelle de cette crise. Ils voient aujourd’hui dans Syriza le seul acteur politique capable de surmonter enfin cette crise de la dette et de guérir la crise démocratique dont le symptôme le plus inquiétant est le poids d’Aube dorée. Nous désigner comme des anti-européens obsédés par la sortie de l’euro n’a pas de sens. Les questions que nous posons sont posées à toute l’UE. Une victoire de Syriza peut être le déclencheur de nouveaux choix politiques. Le Grèce est le premier pays d’Europe à avoir expérimenté des recettes jusque-là réservées au tiers-monde. Elle peut, demain, devenir le premier pays d’Europe à emprunter une voie originale pour sortir de la crise. Ce combat ne sera pas aisé. On ne nous laissera pas si facilement prendre les bonnes décisions. Je le sais pour rencontrer moi-même de sérieux obstacles, comme présidente de région, depuis que j’ai gagné les élections ».

 

« Depuis longtemps, les sondages montrent l’aspiration sans cesse croissante de la société à un changement profond envers les politiques suicidaires d’austérité imposées par les créditeurs et appliquées par les gouvernements successifs depuis le début de la crise. Il est désormais clair pour tout le monde que, lors des prochaines législatives, quand elles auront lieu finalement, le pays va prendre son destin en main et changer de cap politiquement. Ce sera un changement immense tant pour la Grèce que pour l’Europe, et c’est pourquoi tout va être tenté par le gouvernement actuel pour l’arrêter, même si cela consiste à déstabiliser le pays. Mais le peuple mettra fin aux politiques d’austérité par les urnes ! Nous sommes en train de construire une coalition aussi large que possible. Cela fait maintenant plusieurs mois qu’Alexis Tsipras a appelé tous les citoyens qui ne veulent plus des politiques menées depuis 4 ans à passer outre les clivages politiques traditionnels pour sauver notre société et le pays ».

 

« Depuis le début de la crise, notre position est claire : il faut résoudre le problème de la dette de façon politique. Il faut organiser une conférence internationale pour résoudre ce problème pour tous les pays européens. Cela a été fait en 1953 à Londres pour l’Allemagne et sa dette, il faut le faire aujourd’hui pour les autres pays européens. Le but serait un effacement partiel, couplé à un moratoire sur le remboursement du reste, ainsi qu’une clause liant le remboursement à la croissance économique. Nous ne ferons rien d’unilatéral à moins d’y être poussés ».

 

« Les problèmes de la crise actuelle concernent tous les pays européens. L’Espagne – comme la Grèce et le Portugal – continue d’appliquer les politiques d’austérité. Podemos n’est que le résultat des besoins et de la colère des citoyens contre ces politiques d’austérité qui leur sont imposées. En Italie, cela s’exprime par d’immenses manifestations. Tous ces mouvements ainsi que les citoyens européens qui les forment voient en Syriza un exemple et une inspiration, et Syriza apprend beaucoup des combats de ces peuples. C’est le même combat sur d’autres fronts. Nous nous battons pour changer la Grèce et l’Europe, comme Podemos se bat pour changer l’Espagne et l’Europe. Pour nous tous, le combat est double, local et européen, difficile mais nécessaire. Pour paraphraser André Malraux, l’Union européenne des années à venir sera démocratique, solidaire et sociale, ou ne sera pas ».

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:35

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:33

Grèce : Tsipras à quelques marches d’une victoire historique pour la gauche radicale européenne

Copie écran/FTV

 

Une dizaine de milliers de militants et sympathisants Syriza étaient réunis ce jeudi soir place Omonia pour écouter le dernier grand meeting de leur leader Alexis Tsipras à quelques jours d’un scrutin historique. Pour la première fois dans l’histoire de l’Union Européenne, un pays pourrait être dirigé par un parti de la gauche radicale.

Pour fêter son héraut, Syriza a fait les choses en grand : écrans géants (sur la place et dans les rues avoisinantes), grues avec caméra rasant la foule à 360 degrés,  multi podiums pour journalistes venus du monde entier. L’événement médiatique doit être à la hauteur du choc politique qui se prépare. Dans la foule, l’anxiété, l’espoir et le scepticisme traversent les corps de ce peuple malmenés depuis trop longtemps par sa classe politique. Mais à l’approche du discours de Tsipras, c’est l’espoir qui prend le dessus, les yeux commencent à s’allumer, les corps à vibrer  un peu. Des banderoles flanquées du slogan « l’espoir arrive » et des drapeaux rouge, violet et vert invitant les Grecs  à « Changer la Grèce, changer l'Europe » sont brandis de ci de là tandis que des haut-parleurs diffusent en boucle « The Wall » de Pink Floyd et, « First we take Manhattan, then we take Berlin » de Leonard Cohen.

 


Toutes les générations et les classes sont représentées:   « C’est aujourd’hui ou jamais,  raconte cette ancienne directrice d’école, « la Grèce a une chance unique, il ne faut pas la laisser passer » reprend cette sympathisante qui nourrit un espoir réel mais mesuré « Il y a des gens qui voit en Tsipras l’homme providentiel, et c’est exactement ce qu’il ne faut pas ;  Le pays s’en sortira à condition que nous autres les Grecs soyons derrière lui ! »  Plus loin un couple d’étudiants s’embrassent goulument au dessous du podium des journalistes : « Tsipras est notre seule chance, notre avenir, il sait d’où on vient, il connaît notre situation, il est jeune lui aussi pas comme les autres… vous trouvez ça normal vous d’avoir offert à la jeunesse de votre pays, chômage et anxiété ? » s’emporte Rania, une étudiante. « C’est vrai, renchérit son petit ami, j’en ai ras le bol de vivre chez mes parents qui eux aussi aimeraient bien se débarrasser de moi, que je trouve du boulot, que je parte. Eux aussi ont du mal à joindre les deux bouts ». Soudain,  l’ambiance monte d’un ton quand la silhouettes d’Alexis Tsipras apparait sur la scène.

 
C’est dans la peau d’un futur Premier ministre que leader de Syrisa prend la parole devant une mer agitée de drapeaux multicolore. « Lundi, nous en aurons fini avec l'humiliation nationale. Nous en aurons fini avec les ordres venus de l'étranger » lance le tribun aussitôt recouvert par un tonnerre d’applaudissements, « Nous demandons une première chance pour Syriza, ce sera peut-être la dernière pour la Grèce » a-t-il ajouté.
 
Alexis Tsipras a en effet de quoi être confiant. Quatre sondages publiés jeudi placent Syriza vainqueur avec 4,8 à 6,2 points d'avance sur le parti Nouvelle Démocratie du Premier Ministre sortant Andonis Samaras, à la veille de la clôture de la campagne électorale. L'institut Metron le crédite même de 36% des intentions de vote, un score qui pourrait lui permettre de décrocher seul la majorité absolue à la Vouli, le parlement grec où siègent 300 députés.
 
Le vent semble aller dans le bon sens pour Alexis Tsipras qui n’est pas non plus isolé pour tenter de rééquilibrer le bateau européen qui penche beaucoup trop dangereusement à tribord. Pablo Iglesias, le chef de file du parti de gauche espagnole Podemos qui visera lui aussi la victoire aux élections prévue à l'automne prochain en Espagne, le rejoint dans une ambiance qui reprend de la force. « Le vent d'un changement démocratique s'est levé, d'un changement en Europe, d'un changement en Grèce. Il s'appelle Syriza en Grèce, il s'appelle Podemos en Espagne », clame le dirigeant du parti espagnol né du Mouvement des Indignés, qui avait estimé dans une conférence de presse que Syriza répondait « à un  besoin de souveraineté nationale  nécessaire aux pays qui se perçoivent  comme des  colonies des puissances du Nord et des pouvoirs financiers ». Avec le dirigeant de la formation espagnole créée en janvier 2014 et issue du mouvement des Indignés, une vingtaine de leaders de la gauche européenne ont aussi fait le déplacement dont Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et président du Parti de la gauche européenne (PGE).
 
Après une heure et demi de discours et d’applaudissements, la foule s’est ensuite dispersée les uns en direction de l’Acropole les autres vers la place Syntagma croisant au passage d’autres militants d’un ancien parti de la gauche européenne qui avaient investi la place faisant face au parlement à la même heure que Syrisa: le KKE. (parti communiste grec). Une image en forme de bémol pour Syrza qui rappelle qu’en cas de victoire, la bataille sera âpre et rude à mener pour Tsipras et son gouvernement, qui devra non seulement négocier avec la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) et les forces néo libérales grecques, mais qui devra aussi composer avec les composantes sceptiques de la gauche grecque qu'il faudra convaincre sinon de rejoindre le combat au moins  à ne pas saboter la partie babord du navire qui commence à peine à se rétablir.
http://www.humanite.fr/grece-tsipras-quelques-marches-dune-victoire-historique-pour-la-gauche-radicale-europeenne-563533
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:31

Syriza : son engagement auprès du peuple grec

AFP
Le parti d’Alexis Tspiras est prêt à former un gouvernement et à appliquer son vaste programme. L’ambition de Syriza est grande et se divise en quatre piliers : le traitement de la crise humanitaire, le redémarrage de l’économie réelle, la restauration de l’emploi avec les garanties d’un droit du travail consolidé et la refonte citoyenne des pouvoirs de l’Etat.

L’urgence, a réaffirmé Tsipras, est la sortie de la crise humanitaire qui met la Grèce à genoux. Comme Syriza anticipe des difficultés à se financer dans un premier temps, les premières mesures sont calculées à « budget équilibré ». Pour un coût annuel inférieur à 2 milliards d’euros, Syriza entend fournir de l’électricité gratuitement et des aides alimentaires à tous les ménages sous le seuil de pauvreté, augmenter le remboursement et la gratuité des soins médicaux, garantir le logement des dizaines de milliers de familles menacées d’expulsion, baisser les prix du chauffage, imposer la gratuité des transports en commun pour les plus fragiles et augmenter les petites retraites. Autant de mesures d’urgences qui visent à sortir les Grecs les plus en difficulté de la spirale de pauvreté qui menace leur espérance de vie.

Des mesures pour l’emploi et les salaires

Mesure majeure, Syriza va imposer une hausse importante du salaire minimum, sans distinction d’âge, à 751 € dans un premier temps. Il est actuellement à 427 € pour les jeunes, 586 € pour les autres. Cette mesure devrait apporter automatiquement une croissance de 0,5% du PIB rien que par la consommation des ménage et la hausse des recettes fiscales. Cette décision va s’accompagner de nombreuses mesures en faveur de l’emploi qui commencera par la restauration d’un droit du travail fort. Syriza veut aller plus loin et entend interdire les licenciements collectifs, comme interdire la « location » de salariés entre les entreprises.

L’urgence ensuite est de favoriser le retour au travail, ce qui passe par la remise en ordre des services publics détruits par la politique néolibérale imposée par la Troika. 300.000 emplois sont ainsi promis dans les secteurs publics et l’économie solidaire. Ils cibleront en priorité les chômeurs les plus fragiles, parents célibataires et les jeunes. L’allocation chômage qui ne touche que 10% des chômeurs sera également largement étendue.

Une refonte démocratique

L’Etat grec est affaibli, suite à la privatisation de nombreux services publics et le licenciement de milliers de fonctionnaires, mais il est aussi discrédité en se mettant au service des banques et de la Troika, il a perdu sa légitimité. Syriza entend donc refonder véritablement l’Etat pour le mettre au service des Grecs. Le parti entend s’engager dans un processus de longue haleine, mais veut proposer rapidement plusieurs mesures phares. Une réforme des collectivités territoriale est prévue, visant à leur accorder davantage d’autonomie administrative et financière des collectivités locales. Syriza entend également renforcer le rôle législatif et de contrôle du Parlement et réduire l’immunité parlementaire et ministérielle. Plusieurs outils de démocratie directe sont prévus, comme la possibilité de légiférer suite à un vote d’initiative populaire, de laisser aussi au peuple la possibilité d’apposer son droit de veto aux lois et aux décisions administratives, ainsi que d’appeler à référendum. On sent bien là que Syriza veut protéger les Grecs contre le déni de démocratie qu’a constitué la série de mesures d’austérités imposée par la Troika, contre l’avis du peuple.
Toujours au chapitre démocratique, Syriza veut reconstituer le tissu médiatique de l’audiovisuel public qui a été supprimé par le gouvernement actuel.

Répondre à l’urgence fiscale

Syriza est conscient que la Grèce est rentrée dans une impasse fiscale. Les recettes ne rentrent plus, les citoyens ont accumulé avec la crise des dettes au fisc comme aux banques insoutenables qu’il faut solder pour faire repartir l’économie réelle. L’objectif est à la fois de soulager le citoyen, la force vive de l’économie, et de refonder un système sain qui permette le retour des rentrées fiscales. A l’intention des Grecs endettés envers le trésor public, Syriza propose ainsi l’arrêt des saisies immobilières et un plafonnement du remboursement des sommes dues, avec une suspension de paiement de 12 mois pour les citoyens ayant perdu leur emploi.
Toujours dans la même logique d’éviter d’asphyxier la population, un plafonnement à 1/3 du revenu sera imposé pour le remboursement des dettes privées, envers les banques principalement. Les ménages sous le seuil de pauvreté verront leur dette effacée. Et les banques auront l’interdiction de spéculer sur les dettes des particuliers. Pour financer les PME et les agriculteurs, Syriza entend fonder une banque publique de développement et favoriser les financements coopératifs.

Côté recettes,  Syriza veut instaurer un impôt progressif sur la fortune immobilière, protégeant les résidences principales tout en allant chercher l’argent là où il se trouve.
La lutte contre l’évasion fiscale sera aussi au cœur de l’action de Syriza, avec des mesures précises et ciblées. La restructuration de la dette publique et la réaffectation du Fonds européen de stabilité devraient également permettre de dégager d’importantes marges de manœuvre. Ainsi selon les économistes de Syriza, ces mesures devraient permettre de récupérer jusqu’à 13,5 milliards d’euros de recettes, alors que le coût du programme de relance s’élèverait à 10 milliards environ.

La dette grecque. A 175 % du PIB (contre 115% en 2009), elle est insoutenable. Mais la cause première et principale de l’explosion de cette dette est l’austérité imposée contre l’avis du peuple grec par la Troika. Toute cette partie de la dette, accumulée depuis 2008 est jugée illégitime et Syriza demande son effacement. Pour le reste, le parti propose que le remboursement soit assorti d’une clause de croissance, et qu’il soit proportionnel au développement économique du pays. Enfin, Alexis Tsipras  a annoncé «haut et fort que nous revendiquons toujours le remboursement du prêt imposé à la Grèce par les forces d’occupation nazies. (…) D’ailleurs, dès que notre gouvernement sera en charge, cette question fera l’objet d’une demande officielle ».

 

http://www.humanite.fr/syriza-son-engagement-aupres-du-peuple-grec-563546

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:29

Avec Syriza, le peuple grec peut raviver l’espoir en Europe

Pour le candidat de Syriza, Alexis Tsipras, la majorité absolue au Parlement serait un atout pour imposer une renégociation de la dette. Le chef de la gauche radicale promet de former, si son parti arrivait dimanche en tête des élections, « un gouvernement pour tous les Grecs ».

Dimanche en Grèce, le parti d’Alexis Tsipras Syriza est bel et bien au  seuil du pouvoir. Les   vingt-cinq dernières enquêtes d’opinion diffusées par les médias grecs dessinent toutes la même tendance : la gauche anti-austérité fait la course en tête. À la veille d’un scrutin législatif crucial, elle creuse même l’écart avec la Nouvelle Démocratie du  premier ministre conservateur, Antonis Samaras. Seule inconnue, la marge de manœuvre que les électeurs accorderont au parti d’Alexis Tsipras.  Sans majorité absolue au sein du Parlement, Syriza serait contrainte de rechercher des alliances dans un paysage éclaté, où la crise politique a brouillé maints repères. « Plus Syriza sera fort, plus l’avenir du pays sera stable », a lancé Alexis Tsipras  mardi à Thessalonique et mercredi à Patras. Devant des milliers de sympathisants, il a demandé  aux électeurs de lui donner les coudées franches pour pouvoir   appliquer son programme de gauche « sans compromis ». 

Tout se passe comme si la pression internationale, les menaces des institutions financières internationales, les mises en garde de Bruxelles confortaient les Grecs dans leur volonté de tourner la page de l’austérité. D’où la stratégie agressive de polarisation choisie par la Nouvelle Démocratie, d’Antonis Samaras. Principale figure de l’échec des politiques dictées par la troïka (Banque centrale européenne, FMI, Commission européenne),  le premier ministre espère limiter les dégâts en se posant en garant de l’avenir européen de la Grèce. « Entrer en conflit avec l’Europe serait catastrophique pour la Grèce », répète-t-il en éludant le bilan de la coalition sortante. Sur le terrain social, celui-ci est désastreux. Avec un taux de chômage à 27 % (50 % chez les jeunes), ce sont bien les classes populaires qui ont payé la lourde addition de  la crise. L’urgence sociale est devenue une crise humanitaire, avec une proportion grandissante de la population placée dans l’impossibilité de satisfaire des besoins élémentaires – se nourrir correctement, se soigner, se loger. Seuls les solidarités familiales et le réseau d’entraide sociale tissé par des bénévoles sans appui de l’État permettent à ces nouveaux exclus de ne pas sombrer.   

Les entreprises publiques sont bradées au profit des multinationales  

 Sur le terrain économique, le traitement austéritaire a eu l’effet d’un poison. Le  petit capital a été broyé (90 000 PME grecques ont disparu entre 2008 et 2011). Le fragile appareil productif grec est brisé, tandis que les entreprises publiques sont bradées au profit des multinationales, des fonds de pension et de l’élite financière grecque. Pour Yannis Eustathopoulos, économiste travaillant pour l’institut du travail de la Confédération générale des travailleurs grecs, les politiques conduites depuis cinq ans « participent à la formation d’un modèle de croissance économique par dégradation  du travail, des droits sociaux, de l’environnement et de la cohésion territoriale ». Ces mutations n’ont pas pour autant permis à la Grèce de réduire le fardeau de la dette. Son ratio par rapport au produit intérieur brut (PIB) était de 113 % en 2009, avant la crise. Il atteint aujourd’hui 175 %. Quant aux 226,7 milliards « d’aides » octroyées par la troïka depuis 2010,  en contrepartie d’un sévère programme d’ajustement structurel, ils ont pour l’essentiel bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.

 

 Marko Djurica/Reuters
« L’espoir vient », est le slogan d’Alexis Tsipras, chef de l’opposition et de la coalition de gauche radicale, Syriza.
Photo : Marko Djurica/Reuters

Avec un tel bilan, les déclarations du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, exhortant les Grecs à garder le cap de l’austérité et à « accepter le contrôle de la   troïka », passent très mal. Au point de légitimer le discours d’Alexis Tsipras, qui soutient que la seule solution réside dans « l’effacement de la plus grande partie » d’une dette « non viable » et dans sa « restructuration » assortie d’une clause de croissance. Alors que la droite, qui juge irréaliste le principe même d’une renégociation, agite le spectre du « Grexit », le chef de Syriza se dit prêt au bras de fer, quitte à écarter le principe du maintien de la Grèce dans la zone euro « à tout prix ». « Où s’arrête ce “à tout prix” ? À combien de suicides ? À combien d’hôpitaux et d’écoles fermés ? À des salaires de 150 euros et à des pensions de 100 euros ? À combien de millions de chômeurs et de pauvres ? Si vous nous posez la question, nous vous répondrons clairement : l’euro dans la dignité, la justice, la solidarité », a-t-il affirmé, hier, dans une adresse à la diaspora grecque. S’il n’obtenait pas de majorité absolue, pourtant, Tsipras serait contraint de composer avec d’autres forces politiques. Jusqu’ici fermé à toute idée de collaboration avec Syriza, le Parti communiste grec (KKE) a consenti, cette semaine, un timide pas vers le principe d’un soutien critique, sans doute à l’intention de ses propres électeurs, tentés par ses rivaux de gauche. « Bien sûr, si les circonstances le permettent et que le gouvernement porte une loi pour casser les régressions, nous voterons pour », assure le secrétaire général du KKE, Dimitris Koutsoubas. Il tient toutefois à garder ses distances : « Si le Parti communiste se montre ouvert à un tel gouvernement, le peuple ne fera plus confiance au KKE, nous couperions tous les liens avec lui, comme d’autres partis communistes qui ont soutenu des gouvernements. »

Les sociaux démocrates du Pasok cherchent à se repositionner 

Laminés par leur soutien aux mémorandums codifiant les mesures d’austérité, frappés par l’impopularité de la coalition sortante, les sociaux démocrates du Pasok, eux, cherchent à se repositionner. Le vice- premier ministre et chef de la diplomatie, Evangelos Venizélos, se dit même prêt à appuyer un « gouvernement d’unité nationale » incluant « les défenseurs de la perspective européenne du pays ». Autre geste en direction de Syriza, celui de Stavros   Théodorakis, ancienne gloire de la télévision convertie à la politique et fondateur de To   Potami (la Rivière), qui, nouveauté, prône  une « politique sociale » et une « négociation   sérieuse sur la dette ». Tsipras, lui, promet de former, si son parti arrivait en tête, « un   gouvernement pour tous les Grecs ». Sans les pro-mémorandum.

Un mode de scrutin proportionnel, avec prime au parti arrivé en tête. Les 300 parlementaires sont élus au suffrage universel direct. 238 députés sont élus à la proportionnelle dans la cinquantaine de circonscriptions du pays et 12 en fonction du résultat national. En outre, un bonus de 50 sièges est accordé au parti arrivé en tête. Pour être sûr d’atteindre la majorité absolue, fixée à 151 sièges, il faut en théorie recueillir 40 % des suffrages. Ce nombre peut être réduit, car seuls les partis obtenant 3 % des voix concourent à l’expression du suffrage universel. Ainsi, si 12 % d’électeurs votent pour des petits partis, le vainqueur ne doit plus rassembler que 35,6 % des voix pour faire élire 151 députés.

 

http://www.humanite.fr/avec-syriza-le-peuple-grec-peut-raviver-lespoir-en-europe-563504

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:25

Rena Dourou : « Syriza, seule capable de guérir la crise démocratique »

 

Photo : Stefania Mizara
« La Grèce a besoin de réformes structurelles. Mais c’est Syriza qui est la mieux placée pour les conduire », déclare Rena Dourou. Sur la photo, la présidente de l’Attique lors du congrès de Syriza le 3 janvier.
Photo : Stefania Mizara
Rena Dourou est présidente de l’Attique, la plus grande des régions grecques. Figure de Syriza, elle estime que les Grecs savent gré à la gauche radicale d’avoir eu « la lecture la plus rationnelle de cette crise ».

Envoyée spécialeÀ la veille du scrutin législatif, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a encore mis en garde les Grecs contre toute volonté de renégocier la dette. Elle exhorte le pays à procéder à des « réformes structurelles ». Comment vivez-vous cette incroyable pression internationale ?

Rena Dourou Le défi posé par le scrutin de ce 25 janvier ne concerne pas seulement la Grèce et son économie. Il est posé à toute l’Union européenne (UE). Soyons clairs : tirons, avec Mme Lagarde, le bilan des politiques du FMI. En Grèce et avant elle, dans d’autres pays. Il est désastreux. Cette crise de la dette doit nous offrir l’occasion historique de réorienter l’UE, d’opter ensemble pour d’autres choix. Mme Lagarde a raison, il faut procéder à des réformes structurelles. Pourquoi la troïka, qui contrôle le gouvernement grec, qui se trouve ici depuis cinq ans dans une posture néocoloniale, n’a-t-elle pas encouragé de telles réformes ? Pourquoi ne se sont-ils pas attaqués à la corruption, aux cadeaux fiscaux ? Seuls les retraités et les travailleurs ont payé l’addition, avec la compression continue des pensions et des salaires. Nous sommes ici, à Athènes, dans une capitale européenne. J’ai trouvé, en arrivant à la tête de la région Attique, un système de gestion des déchets archaïque, digne du XIXe siècle. Depuis des années, nous payons des pénalités à Bruxelles, faute de respecter les normes européennes dans ce domaine. Certains quartiers sont privés d’adduction d’eau, d’électricité. Oui, la Grèce a besoin de réformes structurelles. Mais c’est Syriza qui est la mieux placée pour les conduire. Pas la Nouvelle Démocratie et le Pasok (social-démocrate).

À l’échelle de la région Attique, comment faites-vous face à la crise humanitaire ?

Rena Dourou Nous avons révisé le budget régional, réorienté des crédits pour tisser un réseau de solidarité au service des familles que l’austérité a précipitées dans la pauvreté. Nous consacrons 2,5 millions d’euros au plan Électricité pour tous, cofinancé par l’UE et destiné aux foyers ayant subi des coupures suite à des impayés. Mais cela ne suffit pas. Nous ne pouvons pas nous en tenir là. Notre programme est tourné vers la croissance, le développement. Dans la région la plus peuplée de Grèce, nous devons impérativement endiguer le chômage et initier, avec l’appui d’un gouvernement de gauche, des politiques créatrices d’emplois.

Vous avez récemment affirmé que la gauche n’avait jamais eu le pouvoir depuis la fondation de l’État grec moderne. Comment définissez-vous la gauche ?

Rena Dourou Nous sommes lucides. Nous ne considérons pas que 30 % de l’électorat grec s’est soudainement converti aux principes de la gauche radicale. Cela dit, le vote pour Syriza n’est plus seulement l’expression d’une protestation. Ce n’est pas un vote de désespoir. Syriza ne s’est pas non plus transformée en nouveau Pasok. Revenons en arrière. En octobre 2009, lorsque le premier ministre Pasok Georges Papandréou assurait « il y a de l’argent disponible » pour faire face à la dette, lorsque Kostas Karamanlis plaidait pour des mesures d’austérité drastiques, Syriza, qui dépassait à peine les 4 %, posait déjà le bon diagnostic. Nous affirmions alors qu’il était impossible de surmonter cette crise de la dette sans nouveaux emprunts, tout en appelant à la plus grande prudence sur les conditions. Nous mettions déjà en garde contre le choix de l’austérité qui n’a jamais, nulle part au monde, allégé le fardeau de la dette. Enfin, pour nous, cette crise ne pouvait se résumer à sa dimension nationale. Nous étions face à une crise européenne ! À cette époque, MM. Papandréou et Karamanlis, le Pasok et la Nouvelle Démocratie méprisaient nos arguments. Cinq ans plus tard, tout le monde peut constater que les politiques d’austérité n’ont pas permis de résorber la dette. Ni en Grèce ni ailleurs. Nous n’avions pas d’argent, donc nous avons eu recours à l’emprunt. Mais avec des conditions dont les résultats sont tragiquement visibles dans la société grecque. Enfin il est évident que cette crise ne s’arrête pas aux frontières de notre pays. Les Grecs ont la mémoire longue. Ils savent qui a eu, dès le départ, la lecture la plus rationnelle de cette crise. Ils voient aujourd’hui dans Syriza le seul acteur politique capable de surmonter enfin cette crise de la dette et de guérir la crise démocratique dont le symptôme le plus inquiétant est le poids d’Aube dorée. Nous désigner comme des anti-européens obsédés par la sortie de l’euro n’a pas de sens. Les questions que nous posons sont posées à toute l’UE. Une victoire de Syriza peut être le déclencheur de nouveaux choix politiques. Le Grèce est le premier pays d’Europe à avoir expérimenté des recettes jusque-là réservées au tiers-monde. Elle peut, demain, devenir le premier pays d’Europe à emprunter une voie originale pour sortir de la crise. Ce combat ne sera pas aisé. On ne nous laissera pas si facilement prendre les bonnes décisions. Je le sais pour rencontrer moi-même de sérieux obstacles, comme présidente de région, depuis que j’ai gagné les élections.

La gauche de transformation présente à Athènes.  Solidaire des Grecs contre l’austérité, Pierre Laurent, secrétaire du PCF 
et président du Parti de la gauche européenne (PGE), sera présent à Athènes ce dimanche. « Si le peuple grec choisit Syriza, le respect de la démocratie impose de permettre au nouveau gouvernement d’appliquer son programme », a-t-il déclaré lundi à Paris, lors d’un meeting 
de soutien à Syriza. Seront également présents d’autres responsables de forces du PGE : sa vice-présidente, Maite Mola (Espagne), et le secrétaire du Parti 
de la refondation communiste, Paolo Ferrero (Italie). Plusieurs députés européens membres de la Gauche unitaire européenne ont aussi fait le déplacement.
http://www.humanite.fr/rena-dourou-syriza-seule-capable-de-guerir-la-crise-democratique-563520
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:24

Pierre Laurent : « Une victoire de Tsipras aurait une résonnance positive dans toute l’Europe ! »

Alexis Tsipras et Pierre Laurent
Photo Joel Saget/AFP
Envoyé spécial Athènes. Le président du Parti de la gauche européenne Pierre Laurent, était à Athènes jeudi soir pour soutenir Syriza à trois jours des élections législatives anticipées en Grèce. D’après le secrétaire national du PCF, Alexis Tsipras, en cas de victoire, aura les moyens de négocier avec la Troïka, n’en déplaise aux Cassandre réactionnaires qui annoncent un rapport de force stérile et dangereux dans les mois à venir.
Croyez vous en une victoire de Syriza ce dimanche ?
Pierre Laurent : « Bien sûr que nous y croyons. Les leaders du Parti de la gauche européenne sont venus ici pour manifester leur solidarité avec le peuple grec qui souffre depuis beaucoup trop d’années des politiques d’austérité inhumaines imposées par les forces néo-libérales européennes sous l’injonction de la Troïka. La victoire de dimanche que nous attendons tous sera une victoire historique. Une victoire remarquable au niveau politique car elle aura une résonnance dans toute l’Europe. Pour la première fois, il y aura une voix pour la solidarité qui se fera entendre au sein du Conseil européen. Cette victoire peut avoir un effet domino très fort, en Espagne bien sûr, dès cet automne, avec Podemos, mais aussi en Belgique, au Portugal… En France aussi, même si la situation est plus compliquée, cela peut avoir un effet vertueux pour relancer le Front de gauche. »
 
Pensez-vous que les forces réactionnaires en Europe laisseront une chance à Syriza pour renégocier la dette grecque ?
Pierre Laurent : « Ecoutez, la droite a passé son temps à nous faire croire que rien n’était possible. Or sentant que la victoire de Syriza devenait de plus en plus probable, le vent a commencé à tourner. Regardez ce qui s’est passé cet après-midi (Jeudi), la banque centrale européenne (BCE) a fait une annonce dont personne ne l’aurait cru capable ne serait-ce qu’il y a trois mois. La BCE a annoncé un programme massif de rachat de la dette, alors qu’elle avait refusé d’en entendre parlé pendant cinq ans. Les lignes bougent. On parle de chiffres considérables, d'un programme de rachat de titres privés et publics de 1100 milliards d'euros. Mais ce genre d’annonces ne suffit pas, et il faudra peser dans les débats pour savoir à quoi cet argent va servir, s’il sera reversé dans l’économie réelle ou de nouveau aux marchés financiers. Pour ce faire, pour peser, Syriza devra s’appuyer sur trois points essentiels : le soutien populaire dont il jouit à l’heure actuelle en Grèce. La force de son programme qui contrairement à ce que disent des « spécialistes » du système, est un programme social,réaliste et économiquement viable. Enfin, il faudra que toutes les forces de la gauche européenne de transformation accompagnent ce mouvement sans faiblir pour continuer à gagner du terrain sur le continent.
http://www.humanite.fr/pierre-laurent-une-victoire-de-tsipras-aurait-une-resonnance-positive-dans-toute-leurope-563539
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:22

Aube dorée pointe à l’horizon d’Égine

Photo : Stefania Mizara
Sur l’île d’Égine, la quasi-majorité des gens en âge de travailler n’ont pas d’emploi.
Photo : Stefania Mizara
Cette île très courue par les touristes étrangers cache en son sein une misère sociale 
que la beauté du site a du mal à recouvrir. L’extrême droite en tire profit.
http://www.humanite.fr/aube-doree-pointe-lhorizon-degine-563532
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:21

Alexis Tsipras à St Denis : Nous pouvons vaincre l'austérité

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